Brésil en Mouvements 2022 : Le cinéma contre la barbarie Le festival dévoile la sélection de films de sa 18ème édition

Le festival Brésil en Mouvements fête ses 18 ans dans un moment charnière de l’histoire de la démocratie brésilienne. À la veille de l’élection présidentielle, le festival met en avant les images et les enjeux des luttes sociales, d’histoires et de mémoires brésiliennes tissant ce puissant réseau de résistance et d’art. Du 15 au 18 septembre au cinéma Les Sept Parnassiens et le 29 septembre au cinéma Le Saint-André des Arts, Brésil en Mouvements présente douze films, dont huit en avant-première en France.

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Quel art après Bolsonaro ?

À la veille des élections présidentielles qui clôturent quatre ans d’un gouvernement néofasciste, sous des menaces putschistes, le festival Brésil en Mouvements propose une programmation qui donne à voir un pays refusant de tomber. Le cinéma devient un territoire de combat où le monde d’après se construit à partir des images et des liens que le documentaire rend possibles au présent. Les films de la sélection témoignent d’un embrasement – d’un désir d’avenir que la vague bolsonariste ne pourra pas éteindre. L’art et la lutte sont irréductibles.

Cette année, BEM présente au public une riche sélection de films et débats basés principalement sur cinq axes thématiques, les séances et débats auront pour thème principal la résistance des mouvements : noir, des femmes, des peuples autochtones, des LGBTQIA+ et la lutte pour l’accès au logement.

Voici quelques de nos invités pour les débats : Shirley Krenak, représentante de l’ANMIGA (Association Nationale des Femmes Autochtones Guerrières de l’Ancestralité) ; Keila Simpson, présidente de ANTRA et directrice exécutive de l’ABONG (les deux premières viennent du Brésil spécialement pour le festival) ; Alexandre Wahrhaftig, réalisateur ; Uilton Oliveira, réalisateur ; Fatima El Atmioui, Collectif des Habitants Robert Schuman, DAL ; Romain Gallart, représentant de l’association APPUII ; Giovanna Ricon, directrice d’ACCEPTESS-T ; Arnaud Gauthier-Fawas, en charge des relations internationales de l’Inter-LGBT ; Clarisse Taulewali Da Silva, Jeunesse Autochtone de Guyane ; Aurélie Journée-Duez, CSIA-Nitassinan et Marina de Oliveira, Iglesias y Minerias, entre autres.

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Terre-mère : la puissance de Shirley Krenak dans La Mère de toutes les luttes, de Susanna Lira.

Fêtant ses 18 ans, Brésil en Mouvements propose trois séances spéciales autour de grands cinéastes contemporains. Karim Aïnouz, dans Le Marin de montagnes (2021), part à la recherche de ses racines kabyles. Presque trente ans après son premier film, Seams (1993), où il suit la voie de sa lignée maternelle, dans Le Marin des montagnes, Aïnouz retrace la mémoire de ses origines migrantes à travers la découverte de l’Algérie paternelle, fantomatique et résistante. Le film, présenté à la sélection officielle de Cannes 2021, ouvre Brésil en Mouvements.

La mère de Karim Aïnouz, Iracema, dans Le Marin des montagnes : géographies affectives et histoires en construction.

Mato Seco em Chamas (Dry Ground Burning, 2022), de Adirley Queirós et Joana Pimenta, sera projeté lors de la séance de clôture. Dans le film, les cinéastes explorent les marges du cinéma documentaire à partir des marges de la ville. À la périphérie de Brasília, contre les récits violents du pouvoir, le dispositif de fabulation du film révèle la puissance créative et le combat journalier des habitant.e.s de la Ceilândia. Fou et merveilleux, le film est le résultat du corre (la débrouille) du cinéma de Queirós e Pimenta, exemple de ce qu’il y a de plus inventif dans le cinéma brésilien aujourd’hui. Grand Prix du Cinéma du Réel en 2022, il est présenté en partenariat avec ce beau festival.

Mato Seco em Chamas, de Adirley Queirós et Joana Pimenta, pour un pays embrasé.

Une séance exceptionnelle hors les murs aura lieu le 29 septembre au cinéma Le Saint-André des Arts. Elle est consacrée au dernier volet de la trilogie historique de Vincent Carelli, cinéaste et fondateur du projet Vídeo nas Aldeias (Vidéo dans les villages, qui est à l’origine du cinéma autochtone au Brésil). Après Corumbiara (2009) et Martírio (2016), l’histoire du génocide autochtone se poursuit avec Adeus, Capitão (Adieu Capitaine, 2022), présenté en avant-première française à Brésil en Mouvements. Co-réalisé avec Tatiana Almeida, à la première personne, le film récupère les fils tissés du long travail de Carelli auprès de la nation Gavião, notamment de leur leader, le “Capitaine” Krohokrenhum. Il y écrit l’histoire en vidéo et met en mouvement une mémoire que le pouvoir veut effacer. Au sein du festival canadien Présence Autochtone, cette année, Carelli a reçu le prix d’accomplissement historique « pour son travail de quatre décennies pour donner image et voix aux peuples autochtones du Brésil. »

Histoire, mémoire et alliance dans Adeus, Capitão, de Vincent Carelli et Tatiana Almeida.

Tous les ans, Brésil en Mouvements offre une fenêtre à un festival brésilien partenaire. Cette année, la Mostra Ecofalante de Cinema [1], festival international qui depuis 11 ans diffuse le cinéma environnemental et social contemporain, présente le film O Índio Cor de Rosa Contra a Fera Invisível – A Peleja de Noel Nutels, de Tiago Carvalho (2020). Premier long-métrage du cinéaste, le film reprend les bobines 16mm tournées par le médecin indigéniste Noel Nutels, les remontant avec l’enregistrement sonore de son témoignage au gouvernement brésilien en 1968, en pleine dictature militaire. Les images et les paroles de Nutels produisent un regard historique sur le rapport de l’État brésilien aux populations autochtones. À la lumière de la politique de mort du gouvernement de Bolsonaro, le film permet, comme celui de Carelli, d’écrire une contre-histoire du pays.

Archives : le médecin indigéniste Noel Nutels dans O Índio Cor de Rosa Contra a Fera Invisível, de Tiago Carvalho.

Dans la même séance, le court-métrage Luta pela Terra (Lutte pour la terre, 2022), de Tiago de Aragão et Camilla Shinoda, introduit la question de la lutte pour les terres originaires aujourd’hui. Réalisé avec des collectifs autochtones de communication, le film offre un regard sur l’articulation politique du mouvement autochtone, qui est devenu l’un des mouvements les plus importants d’opposition au gouvernement néofasciste brésilien.

L’urgence de la démarcation dans Luta pela terra, de Tiago de Aragão et Camilla Shinoda.

Les films A Mãe de Todas as Lutas (La Mère de toutes les luttes, 2021), de Susanna Lira, et Kaapora : o chamado das matas (Kaapora : l’appel de la fôret, 2021) de Olinda Yawar Wanderley (Tupinambá), jeune talent du cinéma autochtone, témoignent d’un cinéma féministe allié de la lutte pour la terre-mère. Comme le rappelle le titre du film de Lira, la terre est aussi « la mère » de toutes les luttes, et la lutte pour la terre est majoritairement une lutte des femmes. Le mouvement des femmes autochtones au Brésil se structure d’ailleurs sur le concept de corps-territoire, cette liaison profonde entre le corps de la terre et le corps des femmes. Dans le film de Wanderley, cette liaison sacrée fait corps avec l’image elle-même. À cette indissociabilité de la perspective autochtone, le film de Lira ajoute la perspective paysanne, narrant le combat de deux mères en tête de la lutte politique : Shirley Krekak, leader du peuple Krenak, et Maria Zelzuita, paysanne survivante du massacre d’Eldorado dos Carajás. Shirley Krenak, qui est aussi représentante de l’ANMIGA (Articulation nationale des femmes autochtones guerrières de l’ancestralité), sera présente pour un débat avec le public. Pour élargir la discussion et faire un lien avec le contexte français, elle y échangera avec Clarisse Taulewali Da Silva, membre de la Jeunesse Autochtone de Guyane.

Kaapora, de Olinda Yawar Wanderley : l’appel sacré de la terre.

Les femmes deviennent aussi les protagonistes des luttes politiques dans des contextes urbains, notamment dans le mouvement noir. Le film Sementes : Mulheres Pretas no Poder (Graines : Femmes noires au pouvoir, 2020), de Éthel Oliveira et Júlia Mariano, sera également montré en avant-première française. Il montre comment, après l’assassinat de Marielle Franco (conseillère municipale de Rio de Janeiro, noire, lesbienne et issue de la favela, exécutée en 2018), les femmes noires s’engagent de plus en plus en politique. Suivant la campagne électorale de Mônica Francisco, Rose Cipriano, Renata Souza, Jaqueline de Jesus, Tainá de Paula et Talíria Petrone, le film révèle la force politique de ces femmes qui transforment le deuil et la douleur en combat. Le film sera précédé du court-métrage Nossos Passos Seguirão os Seus (Nos pas suivront les vôtres, 2022), de Uilton Oliveira, qui fait sortir de l’ombre l’histoire de Domingos Passos, militant noir ouvrier et anarchiste.

La force du féminisme noire dans Sementes : Mulheres Pretas no Poder, de Éthel Oliveira et Júlia Mariano.

La séance Voies queer : résistances LGBTQIA+ présente un autre long-métrage inédit en France : Germino Pétalas no Asfalto (Fleurs de l’asphalte, 2022) , de Coraci Ruiz et Júlio Matos. Le film met en lumière une certaine jeunesse queer dans un portrait affectif et militant d’un groupe d’ami.e.s de Campinas, São Paulo. Face à la politique de haine et de mort du gouvernement, cette jeunesse pratique au quotidien l’amitié comme un geste de résistance et de réinvention du monde. En partenariat avec les associations Inter-LGBT et Acceptess-T, un débat entre Keila Simpson, présidente de l’ANTRA (Associação Nacional de Travestis e Transexuais), et Giovanna Rincon, directrice d’Acceptess-T, permettra de développer un dialogue entre le Brésil et la France.

Liens d’amitié et d’engagement politique dans Germino Pétalas no Asfalto, de Coraci Ruiz et Júlio Matos.

Le court-métrage Tempo de Derruba (Temps de descente, 2022), de Gabriela Daldegan, et le long-métrage Panorama (2022), de Alexandre Wahrhaftig, représentent le documentaire de deux nouvelles générations de cinéastes au Brésil. Pendant les années Lula-Dilma, Wahrhaftig a obtenu sa Licence à l’Université de São Paulo, où il est actuellement doctorant. Réalisateur de courts-métrages portant sur le paysage urbain et ses enjeux socioculturels, son film E, co-dirigé avec Miguel Antunes Ramos et Helena Ungaretti, a été présenté en 2014 par Brésil en Mouvements. Daldegan, quant à elle, est aujourd’hui étudiante de l’Université de Brasília, faisant ses études sous le gouvernement d’extrême droite qui a démantelé les politiques publiques pour le cinéma. Les deux se réunissent dans cette séance consacrée au droit au logement et au droit à la ville. Inédits en France, leurs films explorent les voies de résistance dans une occupation de Brasília et une favela de São Paulo. Wahrhaftig sera présent ainsi que des représentant.e.s du DAL et de l’association APPUI, qui pourront faire le lien avec le contexte français.

Panorama, de Alexandre Wahrhaftig, et Tempo de Derruba, de Gabriela Daldegan : qui à droit à la ville ?

Quel cinéma après Bolsonaro ? Quel cinéma face au bolsonarisme qui se répand sur la société brésilienne ? La programmation de la 18e édition de Brésil en Mouvements répond à cette question inspirée par la réflexion d’Adorno sur la poésie après Auschwitz (Prismes : critique de la culture et société). Un cinéma documentaire après quatre ans de bolsonarisme ne peut qu’être l’expression culturelle de l’inventivité, de la puissance et de la débrouille de ceux qui luttent malgré tout, de ceux qui font de l’art pour un autre monde possible.

Fora Bolsonaro.
Vive le cinéma brésilien !

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PROGRAMMATION DÉTAILLÉE

JEUDI 15 SEPTEMBRE

19h // POT D’OUVERTURE //
Cocktail avec le Restaurant Tupinambá (spécialités brésiliennes)
Vernissage de l’exposition Tombamento de Carolina Arantes (@c_arantes)

Tombamento met en lumière le combat d’une certaine jeunesse afro-brésilienne LGBTQIA+ et féministe. "Tombamento" est l’appropriation positive du verbe brésilien "tombar" (tomber) : mourir, pour les jeunes noirs tués par la police. Ici, ceux qu’on veut tuer se lèvent.

20h // SÉANCE D’OUVERTURE //
LE MARIN DES MONTAGNES
de Karim Aïnouz l Brésil, France, Allemagne l 2021 l 98’
Accompagné de sa caméra et du souvenir de sa mère Iracema, Karim Aïnouz entreprend son premier voyage en Algérie, terre natale de son père. Dans les traversées maritimes et mémorielles, entre le Ceará et la Kabylie, le film entremêle présent, passé et futur.

VENDREDI 16 SEPTEMBRE

20h // DROIT AU LOGEMENT//

TEMPO DE DERRUBA / Temps de descente
Gabriela Daldegan l Brésil l 2021 l 30’
Les occupants du CCBB dénoncent la cruauté et la violence de l’État qui détruit quotidiennement les cabanes des familles sans abri.

PANORAMA
Alexandre Wahrhaftig l Brésil l 2022 l 66’
La favela du Jardim Panorama est voisine d’un quartier noble de São Paulo. Entre les marques du passé et les incertitudes de l’avenir, ses habitants résistent.

* RENCONTRE-DÉBAT
Comment les mouvements sociaux pour le droit au logement au Brésil et en France résistent-ils ? À partir de l’exemple des mouvements des sans-toits des deux pays, nous discuterons des enjeux des luttes et des défis à venir.
Intervenant·e·s :

  • Alexandre Wahrhaftig, réalisateur
  • Fatima Idrissi - membre du comité dal - 78 DAL
    Modération :
  • Romain Gallart - Représentant·e de l’association APPUII

SAMEDI 17 SEPTEMBRE

15h // VOIES QUEER : RÉSISTANCES LGBTQIA+ //
Séance en partenariat avec l’InterLGBT
GERMINO PÉTALAS NO ASFALTO / Fleurs de l’asphalte
de Coraci Ruiz et Júlio Matos l Brésil l 2022 l 79’
Jack commence sa transition de genre au moment où le Brésil fait un plongeon conservateur. Même dans l’adversité, Jack et ses amis se créent un réseau d’affection et de solidarité.

* DÉBAT
En 2020, plus de la moitié des personnes LGBTQIA+ tuées dans le monde vivaient au Brésil. Les personnes trans sont particulièrement ciblées. Face à cette violence, les organisations LGBTQIA+ résistent et s’organisent.
Intervenant·e·s :

  • Keila Simpson, présidente de ANTRA et directrice exécutive de l’ABONG
  • Giovanna Ricon, directrice d’ACCEPTESS-T
    Modération :
  • Arnaud Gauthier-Fawas, en charge des relations internationales de l’InterLGBT

17h30 // PEUPLES AUTOCHTONES //
LUTA PELA TERRA / Lutte pour la terre
de Camilla Shinoda et Tiago de Aragão l Brésil l 2022 l 28’
Réalisé à Brasília en partenariat avec des collectifs de communication autochtones, ce film présente la lutte pour la terre de trois territoires, en apportant les traditions et les stratégies qui construisent le processus de résistance.

O ÍNDIO COR DE ROSA CONTRA A FERA INVISÍVEL : A PELEJA DE NOEL NUTELS
Film présenté en partenariat avec la Mostra Ecofalante de Cinema (Brésil)
de Tiago Carvalho l Brésil l 2020 l 71’
Le médecin Noel Nutels a consacré sa vie au travail auprès des peuples autochtones. Des années 40 aux années 70, il a filmé en 16mm ses expéditions. À la lumière de la pandémie du Covid-19 et des violences du présent, reprise au son de l’enregistrement de son intervention au Parlement en 1968, l’archive de Nutels révèle une histoire occultée.

*Séance présentée par Liciane Mamede de la Mostra Ecofalante de Cinema. Rencontre avec les réalisateurs Camilla Shinoda et Tiago de Aragão (sous réserve).

20h // CORPS-TERRITOIRE : FEMMES EN LUTTE //
KAAPORA : O CHAMADO DAS MATAS / Kaapora : l’appel de la forêt
de Olinda Yawar Muniz Wanderley l Brésil l 2020 l 20’
Le film montre le lien des peuples autochtones avec la Terre à travers leur spiritualité et leur lutte politique. Dans un récit innovant, il interroge la récupération environnementale des terres des Tupinambás.

A MÃE DE TODAS AS LUTAS / La Mère de toutes les luttes
Susanna Lira l Brésil l 2021 l 84’
Shirley Krenak, leader autochtone, et Maria Zelzuita, survivante du massacre d’Eldorado dos Carajás, révèlent le combat des femmes en première ligne de la lutte pour la terre au Brésil.

* RENCONTRE-DÉBAT //
Depuis des siècles, les femmes paysannes et les femmes autochtones sont les protagonistes de la lutte pour le droit à la terre au Brésil. À partir de l’idée de "corps-territoire," comment construisent-elles la résistance aux projets extractivistes ?
Intervenant·e·s

DIMANCHE 18 SEPTEMBRE

15h // RÉSISTANCES NOIRES //
NOSSOS PASSOS SEGUIRÃO OS SEUS / Nos pas suivront les vôtres
de Uilton Oliveira l Brésil l 2022 l 13’
Effacé de l’histoire officielle du mouvement ouvrier, Domingos Passos, le militant noir et anarchiste, a affronté la violence de l’Etat lors de la Première République.

SEMENTES : MULHERES PRETAS NO PODER / Graines : Femmes noires au pouvoir
de Éthel Oliveira et Júlia Mariano l Brésil l 2020 l 100’
En réponse à l’exécution de Marielle Franco, les élections de 2018 se sont transformées en un soulèvement politique mené par des femmes noires. À travers leurs campagnes politiques, le film montre qu’il est possible de transformer le deuil en lutte.
*Rencontre avec Uilton Oliveira, réalisateur (sous réserve).

17h // DÉBAT POLITIQUE // QUEL AVENIR POUR LA DEMOCRATIE BRESILIENNE ? (Entrée libre)

À la veille de l’élection présidentielle au Brésil, quels sont les enjeux pour les forces de gauche et les mouvements sociaux ? Comment ré-imaginent-ils l’avenir après les élections d’octobre 2022 ?
Intervenant·e·s

  • Shirley Krenak, représentante de l’ANMIGA
  • Keila Simpon, présidente de ANTRA et directrice exécutive de l’ABONG
  • Marina de Oliveira, Iglesias y Minerias
  • Uilton Oliveira, réalisateur
    Modération :
  • Glauber Sezerino, co-présidente d’Autres Brésils

20h // SÉANCE DE CLÔTURE //
Séance en partenariat avec Le Cinéma du Réel
MATO SECO EM CHAMAS / Dry Ground Burning
de Adirley Queirós et Joana Pimenta l Brésil, Portugal l 2022 l 153’
Dans une favela de Ceilândia (Brasília), les soeurs Chitara et Léa exploitent illégalement les oléoducs souterrains de la région. À travers la puissance de ces femmes, par la fabulation et "l’ethnographie de la fiction" de Queirós, le film interroge la structure profonde de la société brésilienne contemporaine.

JEUDI 29 SEPTEMBRE

19h30 // SÉANCE SPÉCIALE : BEM HORS LES MURS //
Séance au cinéma Saint-André des Arts (30 rue Saint-André des Arts, Paris)

ADEUS, CAPITÃO / Adieu Capitaine
de Vincent Carelli et Tatiana Almeida l Brésil l 2022 l 172’

Le « capitaine » Krohokrenhum a mené un long mouvement pour reconstruire la mémoire du peuple Gavião. Dernier volet de la trilogie de Vincent Carelli, après Corumbiara et Martírio, le film retrace des décennies d’une alliance enregistrée en vidéo, écrivant l’histoire de la résistance autochtone à partir du combat de ce leader.

*RENCONTRE avec Solange Bouffay, chercheuse et collaboratrice de Vídeo nas Aldeias, animée par Beatriz Rodovalho, chercheuse et programmatrice (Autres Brésils)
*Voir tarifs et conditions sur http://cinesaintandre.fr/

Tous les films sont présentés en VOSTFR

* Présence des intervenant·e·s et événements soumis aux conditions sanitaires.

Informations pratiques
* Du 15 au 18 septembre au Cinéma 7 Parnassiens (98 Boulevard du Montparnasse, 75014 Paris)
* Le 29 septembre au Saint-André des Arts (30 Rue Saint-André des Arts, 75006 Paris)

[1D’autres films programmés cette année ont également été sélectionnés par l’édition de 2022 de la Mostra Ecofalante : Adeus, Capitão , Panorama , A Mãe de Todas as Lutas , Kaapora : O Chamado das Matas .

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