Le Brésil, la Musique et le Monde - FranceMusique 40 épisodes radiophoniques sur ’la’ culture brésilienne

 | Par Marcel Quillévéré

Le Carrefour des Amériques 2019 est aussi l’occasion de (re)découvrir les noms illustres de Joao Gilberto, Tom Jobim, Chico Buarque, Caetano Veloso et Gilberto Gil, qui ont porté la culture brésilienne sur tous les continents.

Une série proposée dans le cadre des Médias Francophones Publics (MFP), diffusée sur : France Musique (Radio France), Musiq’3 (RTBF), Espace 2 (RTS) et ICI Musique (Radio Canada).

L’équipe de l’émission :

Marcel Quillévéré à la Production
Béatrice Trichet à la Réalisation
Nelly Portal en Collaboration

Autour de 1923-1924, la relation entre l’Europe et le Brésil se renforce : artistes « modernistes » brésiliens et grands mécènes font de longs séjours à Paris et sont à l’origine de la première tournée de musiciens noirs dans la capitale.

Générique de la série : Corta Jaca par la Banda de Câmara Anacleto de Medeiros. Chiquinha Gonzaga, arrangements [Kuarup Discos 7 897019 001240]

Au Brésil, des personnalités se croisent : Gisèle Casadesus venue avec la comédie Française, Louis Jouvet et sa troupe, la compagnie Renaud-Barrault, Georges Bernanos ou encore Albert Camus. Tous nous font découvrir les splendeurs des paysages et des villes du pays, sa culture métissée, mais aussi ses compositeurs comme Lorenzo Fernandez, Francisco Mignone, Camargo Guarnieri... Sans compter sa musique populaire, véritable fabrique de genres musicaux tels que le choro, la samba, la bossa nova et le tropicalisme.

“Chaque épisode [58 min] est accompagné d’une programmation et d’une bibliographie très détaillée”

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Le Brésil, la Musique et le Monde : #01 Chassés croisés sur l’océan 1922-1923

Blaise Cendrars se lie d’amitié avec tous ces artistes et devient leur cicérone.
Quant à Heitor Villa-Lobos, il séjourne Place Saint-Michel. Il donne ses premiers concerts dans la capitale française, rencontre ses invités français au studio de Tarsila à Montmartre, côtoie Blaise Cendrars avant de passer leur temps à se chasser / croiser sur l’océan au fil de leurs voyages. Et aussi dans cette émission : les premiers jours de Blaise Cendrars au Brésil.

Le Brésil, la Musique et le Monde : #02 Le premier voyage de Blaise Cendrars au Brésil 1924

C’est d’ailleurs grâce à Mário de Andrade que le pianiste populaire Ernesto Nazareth est enfin reconnu comme un des grands compositeurs brésiliens.
Blaise donne des conférences, va au Carnaval de Rio, puis part à la découverte de l’art baroque de la région du Minas Gerais (au rythme ici de la musique baroque brésilienne) Jusqu’au sanctuaire de Congonhas où il est bouleversé par les sculptures d’Aleijadinho. Et il se repose dans les fazendas de Paulo Prado face à d’immenses plantations de café.
C’est l’année du célèbre TicTico et des grands succès de Pixinguinha.

Le Brésil, la Musique et le Monde : #04 Le nouveau voyage de Villa-Lobos à Paris (1927-1930)

Villa-Lobos habite à Paris de nouveau Place Saint Michel où il invite régulièrement tous ses amis. C’est en France qu’il compose beaucoup de ses « Chôros ». Deux concerts impressionnent le public : le 24 octobre et le 5 décembre à la Salle Gaveau avec la création des Chôros n°10 pour chœur et orchestre.
Les critiques parlent de « musique sauvage » une étiquette qui ne déplaît pas au compositeur au point qu’il accepte avec humour le récit fantaisiste de la journaliste Lucile Delarue-Mardrus. A Paris il rencontre Prokofiev et Diaghilev puis il rentre à Rio l’été 1930.

Le Brésil, la Musique et le Monde : #05 La cantatrice et le poète, une histoire franco-brésilienne

Leurs collectages de musiques dans le pays. L’émission commence, à ce propos par l’histoire passionnante de la samba et toutes ces musiques qui ont préludé à sa naissance et que le couple a découvertes également : le batuque, le lundú, le maxixe (qu’adorait Milhaud) et enfin la samba.

[...]

Générique de la série : Cristal de César Camargo Mariano par Yo Yo Ma, violoncelle et Cesar Mariano, piano

Le Brésil, la Musique et le Monde : #30 « Le Dieu Noir et le Diable Blond » sur les terres du soleil

Le film Le Dieu Noir et le Diable Blond de Glauber Rocha fait sensation au Festival de Cannes (avec la musique de Villa-Lobos). Ces années-là, la danse du baião nordestin est très présente dans les débuts de la Bossa Nova et Jorge Ben lui donne un nouveau souffle. L’immense écrivain qu’est Guimarães Rosa est enfin admis à l’Académie brésilienne. La romancière Clarice Lispector est à l’apogée de sa carrière tout comme Erico Veríssimo chantre de son Rio Grande do Sul natal. Enfin la chanson Opinião est un véritable défi à la dictature.

Le Brésil, la Musique et le Monde : #31 Le calme avant la tempête

A São Paulo Bibi Fereira chante My Fair Lady et Edith Piaf. A Bahia, Kollreuter fait venir le suisse Ernst Widmer dans son Ecole de Musique de l’Université. Dans un théâtre de Bahia sur scène : Caetano Veloso, Gilberto Gil et Maria Bethânia qui vont fonder le "tropicalisme". Elis Regina devient célèbre du jour au lendemain. Camargo Guarnieri est souvent aux Etats-Unis. A Rio, dernière grande saison d’opéra avec Magda Olivero et premier récital de Nelson Freire. A Paris, Claudio Santoro, expulsé de Moscou écrit ses Chants d’Amour. Le coup d’état des militaires le surprend en mars 1964 à Brasilia. Le Maréchal Castelo Branco renforce le pouvoir des militaires et la dictature s’installe durablement...

Le Brésil, la Musique et le Monde : #32 La musique et les généraux

Le jeune compositeur Marlos Nobre est en Argentine et surtout aux Etats-Unis.
A Rio, le poète Vinicius de Morães fait un grand succès au cabaret Zum Zum.
A São Paulo le spectacle Zumbi raconte le quilombo, le royaume autonome fondé au XVII° siècle par des esclaves fugitifs. Chico Buarque écrit un spectacle sur la misère dans le sertão qui est primé au Festival de Nancy en 1966. Premier Festival de musique populaire qui attire des foules à São Paulo. João Guimarães Rosa écrit ses bouleversantes "Estórias".
Premiers exils.

Le Brésil, la Musique et le Monde : #33 Terres en Transe et le cinéma novo

C’est le 6 octobre 1966 qu’est élu le nouveau président de la république, le général Artur da Costa e Silva qui appartient à la ligne dure des militaires. Le mouvement artistique du « Concrétisme » connaît un essor inouï dans le pays et la musique y est très présente (Hermeto Pascola, Gilberto Mendes). En 1967, le cinéaste Glauber Rocha présente son deuxième film Terre en Transe au Festival de Cannes où il est nominé pour la Palme d’or. Le cinéma Nôvo brésilien est applaudi dans le monde entier. Enfin, les festivals de musique populaire priment deux chanteurs exceptionnels : Caetano Veloso et Milton Nacsimento

Le Brésil, la Musique et le Monde : #35 Les chants d’exil des années de plomb

Gilberto Gil écrit son émouvant Aquele Abraço. Le tropicalisme continue à se nourrir de rock, de Carmen Miranda, des Beatles, de musique électronique, de musiques psychédéliques et de poésie concrète avec ces jeux de mots (à double sens souvent : dictature oblige). Le 31 août 1969 le président Costa e Silva est victime d’un accident cérébral et est aussitôt remplacé par une junte militaire.
Octobre : création de Hair à São Paulo, le scandale en fait un succès sans précédent !

Chico Buarque quitte l’Italie en 1970 et retourne à Rio. Mais à son arrivée il s’affronte à la dictature en composant l’une de ses plus célèbres chansons : Apesar de Você (Malgré vous). Le public a reconnu là, le terrible Général Médici au pouvoir.

Le Brésil, la Musique et le Monde : #36 Les années 70

Certains exilés rentrent au pays clandestinement comme l’écrivain Antonio Callado.
Au Nordeste, l’écrivain Ariano Suassuna crée le mouvement Armorial pour y protéger le patrimoine culturel. Camargo Guarnieri compose pour lui. César Guerra Peixe écrit des fresques symphoniques très nationalistes. En 1972, Gilberto Gil et Caetano Veloso quittent Londres pour Bahia.

Le Brésil, la Musique et le Monde : #37 Le long chemin vers la liberté

Le compositeur suisse Ernts Widmer crée un festival à Bahia où il dirige l’école de Musique eu sein de l’Université. En 1973 Chico Buarque facsiné par l’écriavin João Guimarães Rosa, s’en inspire dans son Matita Perê. A Bahia le fantasque Walter Smetak confectionne des instruments-sculptures et ses élèves Caetano Veloso et Gilberto Gil réalisent un 33 tours. C’est tout un événement qui s’organise autour du voyage de la claveciniste française Huguette Dreyfus . C’est aussi l’année des premières Lettres Celestes d’Almeida Prado.

Le Brésil, la Musique et le Monde : #38 Les premiers retours d’exil

En 1978 après cinq ans d’interdiction, la chanson de Chico Buarque "Cálice" est enfin enregistrée. Plusieurs exilés sont autorisés à rentrer. Chico Buarque et Gilberto Gil sont déjà de retour. En 1977 c’est le poète Ferreira Gullar qui est autorisé à revenir, tout comme le compositeur Claudio Santoro un an plus tard.

Le Brésil, la Musique et le Monde : #39 Les derniers soubresauts de la dictature

1980 : visite du Pape Jean-Paul II au Brésil, mort du poète Vinícius de Morães, la visite du Canadien Pierre Elliot Trudeau au Brésil. José de Almeida Prado, compositeur hors normes est revenu à São Paulo. Marlos Nobre, lui, s’est déjà fait un nom…

Le Brésil, la Musique et le Monde : #40 Le retour de la démocratie

Les motifs internes à l’armée à laquelle la dictature a porté un sérieux préjudice, ont pesé lourd dans cette décision. L’une des dernières exilées à renter c’est la chanteuse Nora Ney. Le livre "Le Temps et le Vent" de Veríssimo est porté à l’écran et c’est Tom Jobim qui compose la musique. Tom Jobim qui meurt brutalement en 1995...

Le trio de la bossa Nova n’est plus qu’un souvenir quand João Gilberto meurt à Rio le 6 juillet 2019 à l’âge de 88 ans. En 1986, c’est la pianiste Magda Tagliaferro qui nous quitte dans des circonstances plutôt tragiques. Un an auparavant après le décès de Tancredo Neves,José Sarney est le deuxième président de la démocratie retrouvée. L’émission s’achève par la merveilleuse Symphonie des Orixás de José de Almeida et l’œuvre d’un jeune vétéran de 91 ans Edino Kriger et sa Passacaille pour un nouveau millénaire.

photo : Cartola et Clementina de Jesus, Banda de Ipanema ©Archives.

Voir en ligne : Carrefour des Amériques

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