Dilma Rousseff dans la nasse

, par Jeune Afrique

Au cours d’un meeting le 15 octobre à Brasilia. © EVARISTO SA/AFP

Une mauvaise nouvelle, dit-on, n’arrive jamais seule. Pour Dilma Rousseff, la première est venue du Tribunal électoral suprême, qui estime qu’il existe des motifs suffisants pour enquêter sur ses comptes de campagne lors de sa réélection. La présidente a-t-elle bénéficié d’argent détourné parl’entreprise publique Petrobras ? Jusqu’à présent, elle n’est pas personnellement impliquée dans cet énorme scandale de corruption qui empoisonne la vie politique brésilienne depuis près d’un an, mais une quarantaine de responsables politiques y sont mouillés jusqu’au cou, au premier rang desquels João Vaccari, le trésorier du Parti des travailleurs (PT, au pouvoir), condamné à quinze ans de réclusion pour avoir servi d’intermédiaire lors du versement à sa formation de près de 1 million d’euros de pots-de-vin.

La seconde est venue de la Cour des comptes (le TCU), qui, dans son rapport annuel, a rejeté les comptes administratifs relatifs à l’année 2014 au motif qu’ils seraient entachés d’irrégularités. L’organe consultatif reproche à la présidente d’avoir eu recours à des pirouettes fiscales pour masquer un déficit budgétaire béant. Elle aurait ainsi fait supporter provisoirement aux banques le financement de divers programmes sociaux. A-t-elle maquillé les comptes ? Elle ne le nie pas, mais assume et accuse l’opposition de chercher à « provoquer un coup d’État », alors que les programmes en question ont permis de « sortir des millions de Brésiliens de la pauvreté ».

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