À la périphérie, le feu et l’imaginaire

, par Autres Brésils

La quatrième journée du festival Brésil en Mouvements, a été un point d’escale vers un Brésil à la périphérie. Carte Blanche à Amaranta César créatrice du Festival Cachoeira Doc pour que au public parisien le découvre, la présentation de la Bande Dessinée Angola Janga de Marcelo D’Salete, un enredo d’Ana Guanabara accompagnée par Nelson Ferreira et pour clore la soirée le documentaire Limpam com Fogo sur les intérêts derrières les incendies dans les favelas de construites sur des terrains valorisés à São Paulo.

Crédit photo : Francis Azevedo

Le Festival Cachoeira Doc est de ces petits bijoux esthétiques et politiques qui décentralise les points de vue et l’imaginaire. Amaranta César au micro de RFI Convida en avait présenté l’importance de ne pas seulement avoir accès au cinéma, mais que cette périphérie soit l’autrice des images et des histoires. [1].

Une palette de différents éclairages sur l’intimité et les injustices au quotidien à la périphérie de la périphérie. « Des détails » colossaux, comme celui révélé par Travessia, d’une réalisatrice Noire de Bahia, qui montre l’absence de photographies dans les familles Noires et la mémoire de l’esclavage. Les réalisateurs et réalisatrices racontent une histoire à la première personne et invitent la salle à sortir de ces sentiers battus et à ré-imaginer la société.

Une fois la prise de conscience faite, la salle demande : que fait ce Brésil de la périphérie à la veille des élections et que sera-t-il après ? Une question qui sera sûrement abordée dans le débat politique de dimanche, à 18h.

Le Festival Cachoeira Doc a récemment perdu de nombreux soutiens institutionnels.

Découvrez la bande-annonce de l’édition 2018 !


Até breve ! A equipe d’Autres Brésils !

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