Ywy rupa : la territorialité guarani

, par Elaine Tavares

Un reportage diffusé au niveau national, entaché de discrimination et de préjugés contre les Guarani Mbyá, a empli de tristesse le village de Morro dos Cavalos et a soulevé la problématique du manque de connaissance des Brésiliens sur leur propre histoire, en plus des intérêts cachés derrière les attaques racistes. Peut-être est-il donc temps de mettre en œuvre la véritable rencontre entre les peuples autochtones et les non-Indiens.

par Elaine Tavares


Source : Caros Amigos – 10/05/2007

Traduction : Caroline Sordia pour Autres Brésils


Mbyá kuery Ywy (en terre guarani)

Il fait très chaud bien qu’on soit en avril. La sensation thermique est de 40 degrés à l’ombre. Dans le village de Morros dos Cavalos, à Palhoça, à quelques 15 kilomètres de Florianópolis, État de Santa Catarina, les Guarani Mbyá sont dispersés en petits groupes sous les arbres, ou à l’ombre des petites maisons. Les femmes inhalent lentement le petynguá – pipe sacrée remplie de fumée, plante traditionnelle guarani - qui invite au silence et à la réflexion. Elles sont encore en train de digérer les informations venues de la terre des juruá (les Blancs).

L’information selon laquelle la population du village n’est pas “brésilienne”, divulguée par la revue Veja, a causé une profonde tristesse. Non pour la note elle-même, mais du fait que le journaliste auteur de l’article avait été reçu amicalement parmi eux. “Il est arrivé ici en compagnie de Bensousan, qui est déjà une vieille connaissance du village et se promène ici, machette à la ceinture, en racontant que cette terre est à lui. Nous le laissons se promener parce que nous sommes un peuple amical. Nous n’aimons pas le conflit. C’est là notre force et notre faiblesse”, dit Marco Karaí Djekupe, professeur de la petite école du village. Quelques jours avant la parution de l’article, Bensousan l’avait déjà annoncé : “Il y a une bombe qui arrive”. Mais les Guarani ne se sont pas inquiétés. Maintenant, le cacique Werá Mirim est chez lui, en pleine prière.Il a besoin de la force du grand Nhanderu (Notre Père) pour affronter cette énième attaque. Le village est silencieux.

[...]


Lire le reportage en entier :


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