Suite aux rébellions de 2013 règne l’heure de la « déconstruction démocratique »

, par Guilherme Costa Delgado

C’était hier, quand certains intellectuels brésiliens de gauche (Michael Löwy, par exemple) appelaient à voter Dilma Rousseff au second tour des élections.

Durant les années 2013, 2014, 2015 il y a eu d’abord, dans les rues, des mobilisations populaires gigantesques, faites en marge de tout parti politique ou de mouvements sociaux structurés. Les revendications concernaient des droits concrets, particulièrement le droit à la mobilité urbaine [transport public gratuit ou à très bas prix]. Ces revendications ont peu à peu essaimé dans différents centres urbains de tout le pays.

En outre, après le processus électoral d’octobre 2014 [1], qui a été totalement indifférent aux manifestations de l’année précédente et au vu des résultats, un autre mouvement a débuté. Il est entièrement articulé autour du système politique et demande la destitution de Dilma Rousseff, récemment élue et ayant initié son mandat le 1er janvier 2015. Ce mouvement a réclamé au président de la Chambre fédérale des députés, Eduardo Cunha[2], d’initier un processus de destitution de la présidente de la République.

Lire la suite sur : A l’Encontre

[1Dilma Rousseff – Parti des travailleurs (PT) – obtient, avec son colistier Michel Temer du Parti du mouvement démocratique du Brésil (PMDB), 51,64% des suffrages ; contre Aécio Neves du PSDB qui – avec son colistier Aloysio Nunes, sénateur de São Paulo – a réuni 48,46% des voix, lors du second tour de la présidentielle du 26 octobre 2014. (Réd. A l’Encontre)

Annonces