Travail et santé : « comme si les travailleurs étaient des esclaves » ?

, par Charles-André Udry

Par Charles-André Udry

Le 12 février 2007, le président Luiz Inacio Lula da Silva a signé un décret qui réduit la cotisation pour la prévoyance sociale versée par les entreprises dénombrant un nombre d’accidents du travail se situant en dessous de la moyenne nationale ! Une vraie conquête…, entre autres pour le patronat.

En effet, le secrétaire des Politiques de Prévoyance Sociale, Helmut Schwarzer – qui dépend du Ministère du Travail et de l’Emploi – venait d’indiquer l’augmentation importante du nombre d’accidents du travail en 2005. Le total dépassait les 500 mille, avec 2700 morts.

Ce chiffre est largement sous-estimé. Ne sont pas prises en compte de nombreuses morts dans le secteur agricole et dans le dit informel, qui de la sous-traitance aux travaux les plus périlleux du genre « auto-emploi ».

De plus, les séquelles des accidents – handicapé·e·s plus ou moins grave à vie – ne sont pas mentionnées dans le document de la CUT que nous avons à disposition, bien que l’INSS (Institut national de sécurité sociale) ait établi une statistique en ce domaine su la période 2000 à 2004.

Toute l’orientation d’Helmut Schwarzer se résume dans ces phrases : « L’objectif est de faire que les employeurs perçoivent que l’investissement dans la prévention des accidents du travail n’est pas un coût. »

Cette sentence social-libérale est prononcée sur les ondes de Radiobras au moment où la législation du travail est totalement assouplie pour les petites entreprises ! Ni une activité de prévention partant des expériences propres des travailleurs et travailleuses – qui ne s’assimile pas à des ordres et interdictions venus d’en haut – ni la création de Comités Hygiène et Santé, de type syndical, dans les entreprises, de toutes les tailles, ne sont au centre des préoccupations de ce gouvernement se réclamant du Parti des travailleurs (PT). D’ailleurs il y a conformité en la matière avec une nouvelle législation syndicale qui vise à enlever tout pouvoir reconnu aux secteurs syndicaux de base (d’entreprise) à l’avantage d’une délégation aux directions centrales de syndicats, en particulier les fédérations de la CUT.

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