Les médias audiovisuels publics au Brésil : un défi démocratique

, par L’Ina Global

Historiquement développé au Brésil autour d’enjeux commerciaux, le secteur des communications a fait du modèle médiatique commercial privé un modèle hégémonique aujourd’hui aux mains d’une poignée de familles influentes [1]. De ce fait, le secteur des médias audiovisuels publics s’est réduit à des tentatives isolées à travers le pays, le plus souvent sous la forme de petites chaînes éducatives dépendantes de subventions variables et sans véritable cadre juridique en matière de gestion. Pourtant, dès la fin des années 1960, TV Cultura – gérée par la Fondation Padre Anchieta – une fondation publique de droit privée fondée et financée par l’État de São Paulo – tente, non sans difficultés, de donner corps à l’idée de « média public ». En 2007, la création de l’entreprise publique nationale EBC (Entreprise brésilienne de communication) et de TV Brasil – son fer de lance – semble contenir enfin la promesse d’une réelle démocratisation des médias, venant répondre à la nécessité d’une complémentarité entre les secteurs privé et public inscrite dans la constitution de 1988. Un atout pour davantage de diversités, de pluralités culturelles et de discours alternatifs. Mais huit ans après la création d’EBC, le secteur reste fragile, peu visible et trop dépendant de l’État [2].

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[1La famille Marinho (du Grupo Globo, le conglomérat médiatique le plus important du pays), la famille Civita (des Éditions Abril), les familles Frias et Mesquita (possédant notamment les quotidiens les plus vendus du pays, Folha de São Paulo et Estadão) et trois autres familles possédant des chaînes de télévisions nationales, la famille Abravanel (SBT), la famille Saad (Band), et Edir Macedo (TV Record).

[2Le Brésil est une république fédérale composée de 26 États fédérés et du District fédéral de la capitale, Brasilia.

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