Le Brésil de Lula : que reste t-il de la vertu proclamée ?

 | Par Robert Guillaumot

Depuis plusieurs mois il ne se passe pas une semaine sans que remonte à la surface, à la manière des bulles nauséabondes, une immoralité de plus commise par le Parti du Président – le PT - dont le fonds de commerce qui fit élire Lula, était précisément la lutte contre la délinquance politique, courante au Brésil, comme en Amérique Latine en général, et l’auto proclamation de la vertu naturelle du Parti et de ses leaders.

A la manière de « nous sommes le gouvernement des gens honnêtes » de Pierre Mauroy en 1981. Cela est très grave pour le moral du pays car la majorité des brésiliens ne croient plus en rien, et beaucoup annoncent qu’ils n’iront plus voter.

Depuis plus de 20 ans je me rends chaque année au Brésil pendant quelques semaines et je trouve que ce pays constitue un formidable lieu d’expérimentation de conflits qui naissent de la confrontation entre une modernité qui prend place rapidement et des valeurs politico-sociales qui forment une vulgate à laquelle, au fond, personne ne croit plus. Il y a des soubresauts idéologiques, bien sûr. Lula en fut un, comme Chavez ou le sous-commandant Marcos, aujourd’hui Evo Morales en Bolivie et peut-être demain quelqu’un d’autre au Pérou : comme pour ne pas définitivement enterrer Che Guevara et Fidel Castro.

Le coup au moral que le PT et ses leaders portent à la nation est à la hauteur de la célébration de leurs vertus faite par les faiseurs d’opinion, artistes et medias en tête, lors des campagnes électorales. L’une des figures emblématiques du PT, Jose Dirceu vient d’être démis de ses mandats par la Chambre des Députés, lors d’une séance de nuit retransmise en direct à la télévision, et des artistes et non des moindres commencent à régler leurs comptes, certains comme Raimundo Fagner, reprochant à d’autres comme Chico Buarque d’avoir louangé des corrompus dont les noms fleurissent jour après jour : Delubrio Soares, Silvinho Pereira, Gilberto Carvalho, Jose Gerroino, etc. cités dans des affaires louches ou criminelles comme l’assassinat du maire (Prefeito) Celso Daniel.

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