L’ombre de Carandiru plane encore

, par José Arbex Jr.

Par José Arbex Jr.

Source : Caros Amigos - janvier 2008

Traduction : Mariane BELLANGER DE OLIVEIRA BRAZ TULSEN pour Autres Brésils


« La guerre, c’est la guerre… Il est regrettable que tant de gens meurent, surtout les innocents, mais c’est le prix que la société doit payer pour venir à bout du trafic de drogues… Vous avez une autre solution ? » J’ai reçu un nombre significatif de commentaires similaires suite à mon article « Un Carandiru par mois » sur les carnages réalisés par la police de Rio de Janeiro dans les favelas de Rio. Une fois mis de côté les messages d’évidente inspiration fasciste (du genre : « Et encore, ce n’est pas assez, ces gens-là n’apprennent qu’avec les coups ») et les propos idiots de ceux qui prétendent que l’on ne protège que les « Droits de l’Homme des bandits », les questions posées révèlent des niveaux inquiétants de confusion, de panique et de haine systématique d’un supposé ennemi diffus, disséminé partout et reconnaissable uniquement par sa couleur (bien que personne ne l’ait clairement dit). Oui, c’est vrai, une guerre est en cours et le trafic de drogue doit être combattu. Le problème est de savoir qui est l’ennemi et comment le vaincre. Rien de tout cela n’est aussi évident qu’il ne le paraît.

[...]


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