Brésil : « Boite de Pandore ; Gauche absente et Réflexions nécessaires »

, par A l’encontre

A l’Encontre - revue politique en ligne suisse - publie trois différentes analyses sur le Brésil à la veille de la prise de fonctions de Jair bolsonaro, ce mardi 1er janvier.

Jair Bolsonaro discute avec Michel Temer, novembre 2018

João Pedro Stédile est leader national du MST et João Márcio est professeur à l’Université fédérale rurale de Rio de Janeiro.

(Article paru dans Brasil de Fato, le 20 décembre 2018 ; traduction A l’Encontre ; titre de la rédaction de A l’Encontre)

Le capitaine, réformé, Jair Bolsonaro s’est déjà engagé sur le « marché », pour délivrer toutes les décisions ayant trait aux thèmes économiques au grand capital, placé sous l’hégémonie du capital financier et des sociétés étrangères, personnifiés dans Paulo Guedes – ministre de l’Economie – et ses Chicago Boys, parmi lesquels Joaquim Levy – banquier, ministre de l’Economie durant l’année 2015 sous Dilma Rousseff – nommé à la tête de la BNDES (Banque nationale pour le développement économique et social). Selon les déclarations du président, ce sera un gouvernement directement dirigé par des hommes d’affaires engagés dans la réduction du « coût brésilien », c’est-à-dire en faveur de l’augmentation du profit privé. Un gouvernement ayant ce profil non seulement continuera, mais radicalisera le programme de Michel Temer afin de le mettre en œuvre. Lire la suite ici

Raúl Zibechi est journaliste et activiste uruguyen

(Article publié le 21 décembre 2018 dans l’hebdomadaire uruguayen Brecha ; traduction A L’Encontre)

Lorsque les plus pauvres passent de la gauche et de la théologie de la libération à la droite et aux cultes évangélistes [qui développent une « théologie de la solidarité » fondée sur l’expropriation d’une fraction des revenus des pauvres et une redistribution très sélective, laissant « un gros bénéfice » pour le pasteur-entrepreneur], les « progressistes » estiment que les médias de masse sont responsables.
Ils ne peuvent comprendre que les pauvres obéissent à une logique différente, qu’ils ne sont pas conduits par le bout du nez, ainsi que l’insinuent un grand nombre d’intellectuels. La vie quotidienne dans les favelas oblige au pragmatisme, afin de s’adapter aux changements et aux caprices des pouvoirs, de la même manière que les universitaires s’adaptent aux modes « de la pensée ». La différence, c’est que pour ceux d’en bas, cette exigence découle de la simple et impérieuse nécessité.
Lire la suite ici

Valério Arcary est professeur émérite de l’IFSP et membre du Mouvement pour une alternative indépendante et socialiste (MAIS)

(Article publié le 16 décembre 2018 sur le site Esquerda online ; traduction A l’Encontre)
Une gauche qui se projette vers l’avenir a besoin d’une nouvelle stratégie. Les défaites tactiques exigent des ajustements tactiques. Ce que nous vivons en 2018 n’était pas une défaite électorale tactique. Les défaites stratégiques imposent des réagencements stratégiques. Cela relève du minimum d’intégrité intellectuelle et de cohérence politique. Il y a des conclusions terribles, mais inévitables, que l’on se doit d’affronter. Le principal est la compréhension des exigences de la révolution brésilienne.
[...] Malheureusement, il a été confirmé que le rejet du néo-fasciste était inférieur au rejet du PT, après treize ans et demi de gouvernement du PT [ou plus exactement de la coalition conduite par le PT]. C’était là la contradiction incontournable de la bataille électorale.Lire la suite ici

Voir en ligne : A l’Encontre

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