Bilan des répressions contre les terres occupées et territoires en luttes

, par Squat.net

À partir des différentes sources, incluant Amazônia Real, A Pública, Agência Brasil, Brasil de Fato, CIMI, De Olho Nos Ruralistas, Folha de SP, G1, Mídia 1508, Mídia Ninja, MST, Nova Democracia, Revista Forum, ce texte fait le bilan des agressions aux terres occupées entre le 28 octobre (deuxième tour des élections) et le 22 décembre 2018.

Tandis que le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro vient de gagner les élections présidentielles au Brésil, les temps à venir annoncent une répression et une violence accrues contre les communautés de sans-terre, d’Indiens et – plus généralement – contre tous les territoires occupés et espaces conquis par les luttes sociales. Ancien capitaine de l’armée et nostalgique de la Dictature militaire, Jair Bolsonaro a toujours affiché sa proximité avec les grands propriétaires terriens et les lobbies de l’agro-business dont il représente les intérêts. [...]

Pour ce faire, il prévoit notamment de faciliter l’armement des grands propriétaires contre les peuples autochtones, de qualifier juridiquement les mouvements de sans-terre en tant qu’organisations terroristes, d’interrompre toutes les démarches juridiques en cours visant à délimiter ou protéger les terres réservées aux populations autochtones etc.

Plus généralement, comme il l’a affirmé dès le lendemain du Premier tour des éléctions, il promet à ses électeurs de « mettre un point final à toutes les formes d’activisme » à travers le pays. La phrase est lourde de sens lorsque l’on sait que le Brésil a détenu l’an dernier le triste record mondial du nombre d’activistes assassinés – 57 en 2017 – étant la plupart du temps sans-terre, Indiens ou issus des favelas. Dans la plupart des cas, la responsabilité de la police ou d’autres représentants de l’État dans ces crimes est évidente. Il y a quelques années, Bolsonaro avait déjà affirmé publiquement que la Dictature militaire brésilienne (1964-1988) – dont le principal projet était l’éradication du « communisme » et de la « subversion » – n’avait pas été assez loin dans ses pratiques répressives et qu’elle aurait dû « tuer bien plus », à l’instar des Dictatures chiliennes et argentines.

Le projet gouvernemental autoritaire et ulta-répressif de Bolsonaro semble ainsi venir satisfaire les désirs des élites brésiliennes en proposant une réponse musclée et directe aux mouvements sociaux et aux multiples dynamiques d’occupation qui se sont renforcées ces dernières années un peu partout dans le pays : reprises de terres par des populations natives, occupations de grandes propriétés par les sans-terre, occupations de terrains ou d’immeubles par les mal-logés (parfois relatées sur Squat !net) nous relatons ici toutes celles dont nous avons été informé.e.s :

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