Victimes de la fièvre jaune, les singes meurent par milliers au Brésil

, par Mathilde Dorcadie

Dans les régions centrales du Brésil, de la côte jusqu’à Brasilia, la peur de la fièvre jaune a entraîné une ruée vers les postes de vaccination. Le ministère de la Santé a annoncé fin février que depuis le début de l’année, 1.200 cas de fièvre jaune ont été recensés et qu’une centaine de personnes en étaient mortes. Bien qu’une grande partie de la population vivant dans les régions tropicales soit vaccinée, le ministère a fait livrer 14 millions de vaccins aux régions touchées.

JPEG - 65.9 ko
Le cadavre d’un singe hurleur. Capture-écran d’un reportage de Globo News.

Mais pour les singes, il est déjà trop tard. Victimes de la maladie, importée d’Afrique tout comme l’Aedes aegypti, le moustique tigre vecteur du virus, ils sont aussi la cible de l’ignorance des hommes. Par peur de la contamination, les locaux s’en prennent parfois aux primates en les chassant au fusil. « Les singes ne sont pas des vecteurs, ce sont les moustiques qui propagent la maladie », rappelle Sérgio Lucena, également professeur de biologie de la conservation des vertébrés à l’université fédérale d’Espirito Santo.

C’est le deuxième désastre en un an que connaît la forêt atlantique, entre les États de Minas Gerais et de l’Espirito Santo. Dévastée une première fois par une coulée de boue qui a emporté des arbres et détourné des rivières, la forêt tropicale est désormais désertée de ses habitants. Pour certains scientifiques, l’irruption de la maladie pourrait être liée à la catastrophe minière de novembre 2015, car elle aurait pu favoriser la prolifération de moustiques.

Voir en ligne : Reporterre

Annonces

Suivez Autres Brésils

Newsletter

Inscrivez vous
Entrez votre adresse pour vous abonner à notre lettre d’infos

La dernière newsletter :

>>> Autres Brésils a besoin de vous !

Réseaux sociaux

PNG - 2.2 ko
PNG - 2 ko

Flux RSS

PNG - 1.4 ko

Abonnez-vous au flux RSS