Violences en Amazonie : le courage manque pour affronter le problème

, par Leonardo Sakamoto

Leonardo Sakamoto est journaliste et docteur en science politique. Il a couvert des conflits armés et de manquement aux droits de l’homme au Timor-oriental, en Angola et au Pakistan. Il a été professeur de journalisme à l’Université de São Paulo et enseigne aujourd’hui en troisième cycle à la PUC-SP. Il a travaillé dans différents médias, couvrant les problèmes sociaux brésiliens. Il est coordinateur de l’ONG Repórter Brasil, qu’il représente à la Commission nationale pour l’éradication du travail esclave.

Source : Blog do Sakamoto – 31/05/2011 – Texte original : http://blogdosakamoto.uol.com.br/2011/05/31/violencia-na-amazonia-falta-coragem-de-enfrentar-o-problema/

Traduction : Caroline Sordia pour Autres Brésils

Le gouvernement fédéral a annoncé des mesures pour éviter de nouvelles tragédies en Amazonie, comme les assassinats des leaders ruraux Maria et Zé Claudio, dans l’État du Pará, et Adelino Ramos, dans celui du Rondônia. Sans crainte de me tromper, et sans connaître encore le détail exact de ces mesures, je suis certain qu’une fois de plus, cela ne va pas marcher. Intensifier les vérifications et les contrôles, c’est important, mais cela n’aura aucun effet si l’État lui-même reste complice – activement ou de par sa passivité – de cette violence.

En premier lieu, pourquoi former une commission interministérielle pour analyser le sujet ? Pour l’amour du ciel ! N’importe quel sagui ivre de la jungle sait pourquoi on meurt par balle dans la région de la « frontière » agricole. La violence en Amazonie n’est pas une maladie, mais bien un symptôme. En d’autres termes, les contrôles jouent un rôle important, mais ils adoucissent, sans résoudre. C’est comme attraper la malaria et continuer à traiter les douleurs du corps avec de l’aspirine. Dans ce cas, c’est souffrir d’une infection généralisée et recevoir du tylénol pour supporter les pics de douleur. Certes, protéger les personnes menacées est extrêmement important et fondamental, mais cela revient à traiter les symptômes et non le cœur de l’histoire.

[...]

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