Une nouvelle ruée vers l’or illégal amène 1 800 hommes à la rivière Madeira en Amazonie.

Manaus (AM) - Mécontents et effrayés par une nouvelle ruée vers l’or dans la rivière Madeira, les riverains de la communauté de Rosarinho, municipalité d’Autazes, dans l’Etat d’Amazonas, ont dénoncé aux autorités environnementales et à la Police fédérale (PF) l’exploitation minière illégale et les impacts socio-environnementaux dans la région qui avoisine Rondônia et qui est l’une des plus préservées de l’Amazonie occidentale. Ils affirment qu’il y a plus de 300 radeaux, construits de bois et de fer, qui servent à extraire le minerai, ce qui aurait amené, en quinze jours, environ 1 800 mineurs dans cette commune.

Note d’actualité : Dimanche 28 novembre, « sous la pression des images » de la ’Serra Pelada flottante’, le gouvernement Bolsonaro détruit 69 radeaux miniers sur la rivière Madeira.

Traduction : Du Duffles pour Autres Brésils
Relecture : Philippe Aldon

Jullie Pereira et Kátia Brasil, Amazônia Real

Bien que les riverains dénoncent les impacts socio-environnementaux de l’extraction illégale de minerais, le gouvernement brésilien n’a jusqu’à présent pris aucune mesure. C’est en raison du chômage que la présence des hommes explose dans la région, affirme un orpailleur

La concentration de ces centaines de radeaux se trouve à l’embouchure de la rivière Madeira, près du fleuve Amazone. "Les habitants de cette localité hésitent à le signaler parce qu’ils ont peur. Ils ont tout de même rapporté les faits parce qu’ils sont inquiets de l’impact qu’ils vont subir", a expliqué à Amazônia Real la biologiste et secrétaire de l’environnement de cette municipalité, Elaine Galvão.

Selon les riverains, l’exploitation minière s’étend également à la municipalité de Humaitá, située dans le sud de l’État d’Amazonas, une région sous tension qui a déjà connu des révoltes contre les instances environnementales fédérales. En 2017, l’exploitation minière dans la rivière Madeira a été autorisée par l’ancien gouverneur d’Amazonas, Amazonino Mendes (Podemos) sous prétexte que cette activité constituait une source rapide de revenus pour les familles des communautés riveraines de la rivière Madeira." Allié de Jair Bolsonaro, Amazonino est un pré-candidat au gouvernement de l’État pour les élections de 2022. Les deux hommes politiques sont favorables à la libération de l’exploitation minière en Amazonie.

L’un des permis d’exploitation minière de la rivière Madeira a été accordé au fondateur de la Coopérative des orpailleurs de l’Amazonie (COOGAM), Geomario Leitão de Sena qui est l’un des 29 accusés dans le procès en cours devant la Cour fédérale du Mato Grosso pour crime environnemental, association de malfaiteurs, usurpation de biens de l’Union, blanchiment d’argent et extraction illégale d’or sur les terres des peuples autochtones Munduruku, Apiaká et Kayabi.

La région de Humaitá a subi la révolte des « garimpeiros » en 2017 (Photos reproduction)

Avant l’octroi du permis d’exploitation et suite à une action menée contre l’exploitation illégale de l’or dans la rivière Madeira, des orpailleurs liés à la COOGAM ont incendié des bâtiments publics à Humaitá dont le siège de l’Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables (IBAMA).

La justice fédérale a décidé de suspendre les permis d’exploitation environnementale (LOA) accordées par Amazonino Mendes en raison des rapports d’impacts environnementaux publiés par l’agence Amazônia Real. Cependant, la procédure est toujours en cours devant le tribunal de l’environnement.

Cette semaine, la concentration de plus de 300 radeaux a presque entrainé la fermeture à la circulation la rivière Madeira, voie navigable importante pour le transport de soja et de bateaux de passagers entre les États de Rondônia et d’Amazonas. Selon notre reportage, six hommes en moyenne, pour la plupart plongeurs, travaillent sur chacun des radeaux d’orpailleurs. Ils plongent dans le lit de la rivière et, à plus de 20 à 30 mètres de profondeur, à l’aide de compresseurs, aspirent la terre mélangée à l’or. La séparation du minerai se fait sur le radeau avec du mercure, métal émettant des gaz polluants qui contaminent l’eau, les poissons et la vie aquatique. Les rejets de l’extraction minière se retrouvent dans les poissons qui nourrissent les populations riveraines et celles des villes de Manaus et de l’Etat de Rondônia.

"L’impact commence dès qu’ils s’installent. Le mercure libéré dans l’eau provoque un déséquilibre, affectant la faune et les personnes qui y vivent et qui dépendent de la pêche. S’il y avait une intervention immédiate, il serait possible d’arrêter ce processus, mais nous ne savons pas combien de temps ils vont rester. L’impact peut être irréversible. Plus ils restent, plus c’est mauvais pour nous", explique Elaine Galvão, secrétaire à l’environnement d’Autazes.

L’orpailleur José Altino Machado a déclaré à Amazônia Real, que l’exploitation minière dans la rivière Madeira existe depuis les années 1980. Mais l’importance de cette nouvelle ruée est le reflet du chômage au Brésil et de l’absence de politiques publiques pour les mineurs, qu’il appelle les "hommes de l’Amazonie". Ils partent de toutes les régions du pays à la recherche de travail.

"Le Brésil est-il prêt à recevoir ces personnes ? Le Brésil est-il prêt à garder ces personnes ? L’économie nationale peut-elle supporter cela ? L’économie amazonienne peut-elle supporter cela ? Manaus, c’est un mensonge, inventé pour en finir avec l’économie de l’intérieur de l’Amazonas et faire de Manaus une très grande ville. En fait, une grande ville électorale comme Manaus élit un gouverneur [Wilson Lima] qui n’a rien à voir avec l’intérieur de l’Amazonas, des députés qui n’ont rien à voir avec l’intérieur de l’Amazonas, et une fois élus, ces gens veulent juste s’occuper des questions politiques qui les intéressent et le Brésil ne le voit pas", a-t-il déclaré.

Altino a également déclaré que c’est au gouvernement brésilien de gérer la question de la navigation sur la rivière Madeira. "Maintenant, la situation est calamiteuse. Ils [les orpailleurs] sont à la recherche de tous les moyens de subsistance possibles en Amazonie. On doit maintenant trouver quelqu’un ayant une culture de la question, des gens, de nos populations. On n’a jamais imaginé ça ; extraire de l’or du fond du fleuve Amazonas, où la couche de boue est si épaisse. Regardez tous ces hommes qui le font, ils méritent d’être applaudis, il faut les féliciter. Et au lieu de cela, la Marine nationale, qui ne fait rien, sinon arrêter des pêcheurs sur l’Atlantique, se voit maintenant confier la gestion de la question sur le fleuve, c’est absurde", a déclaré l’orpailleur, connu pour avoir été le leader des opérations minières sur le territoire autochtone Yanomami dans les années 1980.

"Le Brésil doit décider de ce qu’il va faire de ces hommes de l’Amazonie, qui sont poursuivis pour leur travail. Ils subsistent par eux-mêmes, ils ne dépendent pas du gouvernement, leurs femmes accouchent et ce sont eux qui paient les accouchements, ils ne sont pas dépendants, le gouvernement doit le reconnaître", a-t-il conclu.

Les responsables jouent à cache-cache

Exploitation minière illégale près de la communauté Rosarinho, à Autazes, Amazonas Photo : Bruno Kelly/Greenpeace

L’information concernant la nouvelle ruée vers l’or a d’abord été publiée par le site web BNC Amazonas. Les premières images de la nouvelle ruée vers l’or de la rivière Madeira ont été réalisées par des habitants d’Autazes, une municipalité d’Amazonas située à 110 kilomètres de Manaus.

Suite à cette dénonciation, les responsables jouent à cache-cache, aux vues des scènes impressionnantes des radeaux attirant l’attention des médias internationaux. Le mardi 23, la municipalité d’Autazes a informé l’Institut de protection de l’environnement d’Amazonas (IPAAM). L’organisme affirme toutefois que la responsabilité dans ce domaine incombe à l’Agence nationale des mines (ANM) et à la Police fédérale.

Mercredi soir, le Ministère public fédéral [1] de l’Amazonas (MPF-AM) a émis une recommandation demandant aux institutions concernées d’appliquer des mesures urgentes pour contenir l’exploitation minière dans la région. Dans le document, le MPF cite le Commandement militaire de l’Amazonie (CMA) ; la direction de la Police fédérale de l’Amazonas ; l’Agence fluviale d’Itacoatiara, unité de la Marine nationale chargée de la rivière Madeira, l’IPAAM ; l’IBAMA et l’ANM.

"Une action coordonnée entre tous ces acteurs permettrait une réponse rapide et efficace à l’activité illégale en cours dans la municipalité d’Autazes / AM, avec un rôle prépondérant et une coordination exercée par les agences environnementales, détentrices d’une expertise particulière dans la lutte contre les crimes environnementaux en Amazonie ", indique le MPF dans la recommandation. Le MPF a également déclaré avoir établi une procédure extrajudiciaire, après avoir reçu les informations à travers les médias.

Interrogée par ce reportage, la mairie d’Autazes a déclaré qu’elle renforçait la sécurité avec des barrières sanitaires et une vigilance accrue en attendant que les organismes fédéraux contrôlent la situation sur la rivière Madeira. "Nous sommes effectivement préoccupés par la possibilité d’une confrontation", a déclaré une source de celle-ci.

La mairie de Humaitá a répondu à ce reportage en affirmant que cette nouvelle invasion ne touchera pas leur municipalité. "C’est loin de la ville", nous a-t-il été précisé. L’Institut de la biodiversité Chico Mendes (ICMBio), du ministère de l’Environnement, et le CMA, de l’Armée de terre, n’ont pas répondu à la demande d’Amazônia Real.

Crise de la Santé publique

Des centaines de radeaux d’orpailleurs illégaux sur la rivière Madeira à l’œuvre dans cette nouvelle ruée vers l’or dans la région Photo : Bruno Kelly/Greenpeace

Le secrétariat à la Santé d’Autazes est préoccupé par l’avancée du Covid-19. Ils comptent 2 949 cas confirmés et 95 décès. Les données publiées mardi font état de 14 cas positifs au cours des dernières 24 heures. La municipalité surveille 62 autres personnes, qui ont eu des contacts avec des personnes diagnostiquées malades et qui pourraient être infectées par le virus.

La secrétaire à la Santé, Raquel Lourenço, a informé Amazônia Real que, ce vendredi 26, les services de Santé de la municipalité se rendront dans les villes touchées par cette exploitation illégale pour apporter des vaccins aux orpailleurs. " Il n’est pas normal qu’ils soient là mais, tandis que les instances compétentes tentent de résoudre la question de l’exploitation, nous, en tant que secrétariat à la Santé, nous sommes préoccupés par l’avancée du Covid. Les orpailleurs sont là, nous ne savons pas comment ils vont, nous devons le vérifier et leur fournir une assistance", a-t-elle expliqué.

La municipalité a installé une barrière sanitaire à l’entrée de la communauté de Rosarinho afin d’empêcher les orpailleurs de se rapprocher de la population. "Nous ne pouvons pas permettre que cette activité, qui est illégale, mette en danger la vie des habitants de Rosarinho et, par conséquent, de toute la région. Les riverains et la communauté ont demandé que la commune les aide à préserver la rivière, les poissons et leur travail", a déclaré le maire, Andreson Cavalcante (Parti Social Chrétien _ PSC) dans une note de son service de communication.

L’Amazonas connaît une stabilité dans les données de Covid-19, mais la FVS (Fondation pour la surveillance de la Santé) alerte l’État sur le maintien des mesures de protection, le variant Delta ayant déjà été identifié dans plus de 80 % des cas positifs.

Survol de la rivière Madeira

Le mardi 23, Greenpeace a effectué son premier survol de la région. Danicley Aguiar, porte-parole de l’ONG qui a survolé les lieux, a déclaré que les orpailleurs s’obstinent dans leur recherche d’or et ne respectent pas les normes de contrôle sanitaire, les dragues polluant la rivière avec du mercure.

"Malheureusement, ils continuent à opérer illégalement, mettant en danger la santé des populations riveraines de la Madeira, qui est l’une des rivières les plus importantes de l’Amazonie, source d’une grande biodiversité, notamment de poissons qui nourrissent une grande partie des populations", a déclaré Danicley. Il affirme que la Madeira abrite au moins un millier d’espèces de poissons et contribue à 50 % de la charge totale de sédiments en suspension transportée par le fleuve Amazone.

Le représentant de Greenpeace rappelle que l’augmentation de l’orpaillage intervient à la suite d’assouplissements législatifs et de discours en faveur de l’exploitation minière. "Malheureusement, ce type d’activité est devenu un fléau dans la région, l’exploitation minière est devenue une épidémie. Il y a un discours qui a été construit par le gouvernement de l’État d’Amazonas et celui de l’État de Rondônia, qui est associé au discours de la présidence de la République. Ce discours encourage l’avancement de la destruction de l’Amazonie", a-t-il déclaré.
En début d’année 2021, le gouverneur de Rondônia, le colonel Marcos Rocha (sans parti), a réglementé l’orpaillage dans les rivières de l’État qui jouxte l’Amazonas. Le document a été publié dans le Journal officiel et il est déjà en vigueur.

En février, le gouverneur de Roraima, Antonio Denarium (sans parti), a sanctionné une loi qui a libéré la pratique de l’orpaillage utilisant le mercure. Le STF a ensuite suspendu la mise en œuvre de cette loi.

En octobre de cette année, le président Jair Bolsonaro (sans parti) s’est rendu dans une zone d’orpaillage illégal située sur la terre autochtone Raposa Serra do Sol, à Roraima. À cette occasion, il a défendu un projet de loi qui réglemente l’exploitation des ressources hydrologiques et pétrolières sur les terres autochtones.
En août, la Cour fédérale a ordonné à l’IPAAM d’annuler des licences accordées de manière irrégulière autorisant l’extraction d’or de la rivière Madeira sur une superficie de 37 000 hectares.

Personne n’est responsable

Juliano Valente, au centre, est salué par Wilson Lima lors de l’inauguration du nouveau Centre de surveillance environnementale et des zones protégées dans l’Amazonas, le 22/11 Photo : IPAAM

Après avoir été informé par la municipalité, l’IPAAM a publié deux notes : la première informant qu’il allait enquêter sur la situation pour déterminer les crimes qui se produisent sur ces lieux et une autre attribuant les responsabilités de ces faits au gouvernement fédéral.

"L’Institut souligne que, dans des activités comme celle citée, il peut y avoir d’autres illégalités possibles qui devraient faire l’objet d’une enquête, telles que : le travail esclave, le trafic, la contrebande, les problèmes avec l’autorité portuaire. Et, encore, de l’ordre économique, social et fiscal, ce qui nécessite l’implication de diverses autorités pour une confrontation efficace du problème", a-t-il dit. Dans cette première note, il a ajouté qu’il recherchait des informations pour planifier des actions conjointes avec les agences étatiques et fédérales.

Le mercredi 24, le directeur de l’IPAAM, Juliano Valente, a déclaré que l’inspection de l’exploitation minière relève de la responsabilité de l’ANM, que les licences sont délivrées par l’IBAMA et que les enquêtes sur des délits doivent être menées par la Police fédérale.

"Le gouvernement de l’État est à la disposition de ces autorités dans un esprit de collaboration. Ainsi, dans toutes les actions qui émanent de ces organismes, le gouvernement de l’État apporte son soutien. Nous soutiendrons les actions administratives de l’IBAMA. Et les forces de sécurité de l’État sont à la disposition des instances fédérales pour prendre les mesures appropriées", a déclaré Juliano Valente.

Dans un communiqué, le gouvernement de Wilson Lima (PSC), un allié de Bolsonaro, a déclaré qu’il se tenait à la disposition des instances fédérales pour une action conjointe et que l’IPAAM avait immédiatement communiqué avec l’IBAMA dès que la présence massive de radeaux avait été constatée. Il a ajouté : "Il est important de noter que les radeaux sont ancrés dans la rivière Madeira, une zone de compétence des autorités fédérales".

La Police fédérale a également publié une note disant : "Nous informons que des négociations inter-institutionnelles sont en cours en ce qui concerne les mineurs dans la rivière Madeira. Dès que nous aurons rassemblé informations et données sur les actions de cette direction régionale de la Police fédérale sur l’affaire en question, nous les transmettrons pour que chacun en prenne connaissance.

La Marine nationale, pour sa part, a fait savoir qu’elle n’effectuera pas de surveillance de la rivière Madeira mais qu’elle fournira un soutien logistique à la Police fédérale.

Le Conseil indigène Mura a publié une note de dénonciation contre l’orpaillage sur la rivière Madeira. Selon la population, les communautés vivant autour d’Autazes seront touchées par cette activité minière.

Répercussions internationales

Célia Xakriaba, Glasgow, où les autochtones ont dénoncé l’exploitation minière illégale lors de la COP26 (Photo : MIDIA NINJA_COPCOLLAB26)

Ces invasions interviennent deux semaines après la fin de la 26e conférence des Nations unies sur le changement climatique, au cours de laquelle le Brésil a promis de mettre fin à la déforestation illégale en sept ans et de réduire les émissions de gaz de 50 % d’ici 2030. Toutefois, la délégation officielle du Brésil n’a pas gagné la confiance de la communauté internationale.

L’engagement, considéré comme vide, se contraste fortement avec l’avancée de l’orpaillage dans l’une des principales rivières de l’Amazonie. Les accusations sont déjà dans les pages des médias internationaux et montrent que le Brésil est loin de résoudre les problèmes environnementaux.

Reuters a publié un reportage relatant l’affaire et soulignant que le président Bolsonaro "a affaibli l’application des lois environnementales depuis son arrivée au pouvoir en 2019, fermant les yeux sur les invasions de terres publiques et autochtones protégées par des exploitants forestiers illégaux, des éleveurs de bétail et des chercheurs d’or".

Le journal britannique Guardian a également publié cette nouvelle, désignant le président comme l’un des responsables du manque de protection de l’environnement en Amazonie. "L’industrie minière illégale au Brésil, qui représente plusieurs milliards de dollars, s’est intensifiée depuis l’élection de Jair Bolsonaro en 2018, un nationaliste d’extrême droite qui soutient les orpailleurs sauvages qui naviguent dans les rivières et les forêts tropicales de l’Amazonie à la recherche d’or", indique le média. (Contribution d’Alicia Lobato)

Voir en ligne : Nova corrida do ouro ilegal leva 1,8 mil homens ao Rio Madeira, na Amazônia

En couverture, photo de Bruno Kelly pour Greenpeace.

[1Consultez le Glossaire de L’observatoirede la Démocratie Brésilienne. Le Ministère Public brésilien a notamment pour rôle la défense de l’ordre juridique, du régime démocratique et des intérêts sociaux et individuels qui ne sont pas respectés. Souvent décrit comme un quatrième pouvoir qui « surveille » l’action des autres trois pouvoirs, il est chargé de promouvoir l’action pénale publique ; de veiller au respect effectif des pouvoirs publics et des services d’intérêt public en rapport avec les droits garantis par la Constitution, de promouvoir les mesures nécessaires pour les garantir ; de promouvoir l’enquête civile et l’action civile publique, pour la protection des biens publics et sociaux, de l’environnement et d’autres intérêts diffus et collectifs.

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