Une idylle avec la ditabranda

, par André Cintra

Comment le journal Folha de São Paulo a démontré être un colosse aux pieds d’argile et comment elle a elle-même provoqué la plus grande crise de crédibilité de toute son histoire.

Par André Cintra, de l’institut Zequinha Barreto

Source : Blog do IZB - 30/04/2009

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Traduction : Jean Saint-Dizier pour Autres brésils

Le 24 février 2009, dés qu’il a su que le Mouvement des Sans-Médias (MSM) avait appelé à une manifestation en face du siège la Folha de S.Paulo, le représentant de commerce Wilson Cunha Júnior, 42 ans, décida d’y participer, à tout prix. Peu lui importait la distance qui le séparait de l’immeuble du journal — quelque chose comme 1000 kilomètres. Wilson habite à Goiânia, où il travaille à son compte. Sans savoir comment arriver au siège de la Folha, il est entré en contact avec Eduardo Guimarães, président du MSM, qui a immédiatement tenté de l’en dissuader. “C’est une folie — tu es tellement loin. Non, ne vient pas”, supplia Eduardo, au téléphone. “Bien sûr que je viens. J’en prends l’entière responsabilité”, répondit Wilson.

Après avoir payé les 128 R$ (50 Euros) du billet de bus Goiânia–São Paulo, il débute son voyage le vendredi 6 mars à 16h30. Il devait arriver au terminal de la gare routière Tietê, à São Paulo, à 7 heures le jour suivant, mais un incident sur la route a retardé l’arrivée de deux heures. “Je suis descendu du bus et suis allé tout de suite au guichet. J’ai acheté le billet retour pour 17 heures”, raconte Wilson, qui a encore payé sans rouspéter, plus de 139 R$ (54 Euros). “Tu vois, s’il y avait une manif’ tous les mois, j’irais tous les mois à São Paulo. Ça peut être à la Folha ou à la TV Globo. Mon gros problème, il est avec la dictature des médias. Une demi-douzaine de personnes dominent et déterminent tout ce qu’on lit.” De la gare routière, Wilson est entré dans le métro, a vu défiler huit stations et, à 9h50, un samedi, il a atteint l’avenue Barão de Limeira, où il vit des centaines de manifestants, ainsi que des dizaines d’affiches et de banderoles. “Ça a été un soulagement. Je n’en ai pas perdu une minute.

[...]

Lire le reportage en entier :

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