Un rapport qui criminalise la lutte pour la terre

 | Par Igor Ojeda

La politique agricole du Brésil – comme nous l’avions indiqué dès la mise en place du gouvernement Lula – est aux mains du riche et puissant secteur de l’agro-exportation. C’est lui qui dicte la ligne.

Cet article reflète l’avancée – sous un gouvernement qui a multiplié en 2002 les promesses aux paysans pauvres et aux sans-terre – de la criminalisation des actions élémentaires de survie engagées par les organisations paysannes.

Les parlementaires « ruralistes » (un groupe parlementaire représentant les gros propriétaires terriens) de la Commission Parlementaire Mixte d’Enquête (CPMI) de la Terre a réussi ce qui lui tenait le plus à cœur : la criminalisation des travailleurs qui luttent pour un morceau de terre nécessaire à leur survie. Le 29 novembre 2005, le groupe « ruraliste » a adopté par 12 voix contre 1 le rapport parallèle du député Abelardo Lupion (Parti du Front Libéral- Etat du Parana) comme texte final de la commission mise en place en décembre 2003. Avant cela, le rapport du député João Alfredo (Parti du Socialisme et de la Liberté - Etat du Céara) – rapporteur de la CPMI – avait été rejeté par la CPMI de la Terre par 13 voix contre 8.

Le document de Lupion suggère l’approbation d’un projet de loi considérant comme crime abominable l’occupation de la propriété privée et demandant la mise sur la liste des actes terroristes l’occupation de la terre. De plus, ce document sollicite du Ministère Public (MP) la mise en examen de José Trevisol et de Pedro Christóffoli, ex-directeurs de l’Association National des Coopératives Agricoles (Anca), et de Francisco Dal Chiavon, directeur de la Confédération des Coopératives de Réforme Agraire du Brésil (Concrab).

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