Un appel citoyen contre l’alliance des tueurs Les Brésiliens vivent l’angoisse d’une destruction généralisée et systématique

 | Par Chico Whitaker

Cette tribune a été publiée sur le journal en ligne Folha de São Paulo le 29 novembre 2019 par Chico Whitaker, Architecte et urbaniste, membre de la Commission brésilienne de justice et paix. Il nous en propose la traduction en français revue le 7 décembre et nous remercions la confiance de sa famille pour nous laisser la publier sur Autres Brésils.

En acceptant que des cartouches d’armes de gros calibre et des douilles de balles symbolisent le nouveau parti qu’il a créé, et en choisissant comme numéro d’identification de ce parti le nombre 38, à savoir le calibre du revolver bien connu des criminels de droit commun, le fou qui a émergé parmi les députés les plus irresponsables et opportunistes, et qui a été élu président de la République, a atteint l’apogée de ses provocations et menaces contre le peuple brésilien et ses institutions démocratiques.

Tableau réalisé avec des cartouches et des douilles de balles lors du lancement du parti de l’Alliance pour le Brésil à Brasilia. L’événement a été suivi par le président Jair Bolsonaro. Photo : Pedro Ladeira - 21.nov.19/Folhapress

Je suis sûr d’exprimer dans ce texte l’angoisse de la grande majorité des Brésiliens face à la destruction systématique et généralisée des avancées civilisatrices du pays, conquises dans un long et douloureux processus depuis que le Brésil est devenu une nation indépendante. Nous sommes en train de voir la concrétisation de l’intention déclarée par le président dans son discours du 17 mars à l’ambassade du Brésil à Washington lors de son premier voyage à l’étranger après son élection : "Nous devons beaucoup déconstruire, beaucoup défaire …"

J’exprime également la perplexité générale devant la paralysie de nos institutions - et j’appelle à ce qu’elle soit surmontée avant qu’il ne soit trop tard - pour mettre un terme à cette destruction (dans de nombreux cas déjà sans retour en arrière possible, comme par exemple pour la vie de nombreuses personnes), ou cela
nous coûtera cher.

Après le lancement du nouveau parti du président, la grande question que tout le monde se pose est la suivante : où est, dans notre Constitution, le remède pour ces situations à la limite de la survie pour la nation, comme celle dans laquelle nous sommes aujourd’hui ? Comment prévenir l’émergence, dans tout le Brésil, de milices de tueurs professionnels protégées par des « exclusions d’illégalités » 1 et articulées par ce « parti de la violence et des tueurs » ?

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