Train de maranhense

, par Carlos Juliano Barros

Le chemin de fer Carajás, contrôlé par la Companhia Vale do Rio Doce (CRVD), transporte le minerai de fer et les travailleurs peu qualifiés vers la zone d’expansion de la frontière agricole amazonienne. Grand reportage de Carlos Juliano Barros. 2è partie.


Textes et photos de Carlos Juliano Barros - Repórter Brasil) - 03/01/2007

Traduction : Monica Sessin pour Autres Brésils


Repórter Brasil a parcouru les 892 kilomètres du Chemin de Fer Carajás, de Parauapebas (Pará) à São Luís (Maranhão). Contrôlée par la Compagnie Vale do Rio Doce, géant multinational de l’exploitation minière, dont le bénéfice net a atteint plus R$ 6 milliards au premier semestre 2006, le chemin de fer a commencé à fonctionner en 1985. L’année suivante, a démarré le train de passagers permettant de transporter jusqu’à 1,5 mille personnes.
La voie ferrée, qui traverse 22 municipalités dans les deux Etats, a été construite principalement pour écouler le fer provenant de la plus grande province minière du monde, la Serra dos Carajás, regorgeant aussi de nickel, cuivre, manganèse, or, ainsi que d’autres métaux et pierres précieuses. Les wagons transportent également d’autres chargements de valeur tels que soja, combustibles et fertilisants, jusqu’à la capitale du Maranhão - d’où ils sont exportés dans le monde entier via les ports d’Itaqui et Ponta da Madeira.

Ce projet milliardaire a redessiné une partie significative du paysage amazonien, a encouragé de nouvelles activités économiques, telle la sidérurgie, et a provoqué un chamboulement dans les relations sociales et dans la vie de la population de la région, notamment chez les peuples indigènes. Les conséquences engendrées dans les deux dernières décennies par le Chemin de Fer Carajás, tout au long des endroits qu’il traverse, sont le thème de cette série de reportages.


L’histoire de Osvaldo Santos est tout au moins fascinante. De l’or extrait d’une prospection à Itaituba (Pará), aux marges du fleuve Tapajós, utilisé pour payer le traitement qui n’a pas soigné la maladie du sang de sa femme, il ne restait que six petites plaques qu’il gardait entre les dents tel un riche tartre métallique. A plus de 73 ans, à la retraite, il a du temps pour lui, dans la commune de São Félix do Xingu (Pará) et visiter certains membres de la famille qu’il a laissés il y a pas mal d’années à Zé Doca, à l’intérieur du Maranhão. Mais sa carte d’identité, sur laquelle on peut lire en rouge « non alphabétisé », révèle sa véritable terre natale : Piauí.

Des hommes aux traits marqués par le soleil de la besogne quotidienne sont caractéristiques du train du Chemin de Fer Carajás, dont les 892 kilomètres relient Parauapebas (PA) à São Luís (MA). Crée par la Compagnie Vale do Rio Doce (CVRD) pour écouler, essentiellement, la production de fer de la plus grande province minière du monde, le train transporte également un contingent non négligeable de travailleurs peu formés, à la recherche de dures besognes.

(...)


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