Prisons brésiliennes, du désastre social aux mafias

, par João De Barros

Quand l’organisation du crime surpasse celle de l’Etat. La réélection de M. Luiz Inácio Lula da Silva à la présidence du Brésil, le 29 octobre, permettra à ce pays de rester un acteur-phare dans la recherche d’une plus grande intégration de l’Amérique du Sud. A ce défi s’en ajoute un autre pour le chef de l’Etat : attaquer les racines de la pauvreté. Car, malgré les programmes sociaux qui lui ont valu le soutien des déshérités, le pays demeure confronté à d’énormes difficultés.

Trois vagues d’assauts nocturnes à main armée. Des cocktails Molotov et des bombes artisanales lancées contre des commissariats de police et des édifices publics, des agences bancaires, des supermarchés. Plus de cent bus urbains incendiés...

Les mille quatre attaques lancées à São Paulo par l’organisation criminelle Premier commando de la capitale (PCC) en mai, juillet et août de cette année ont été d’une telle ampleur que, certains jours, elles ont paralysé cette ville, cœur économique et financier du Brésil, une des mégapoles les plus peuplées du monde avec ses vingt millions d’habitants. Les commerces ont fermé, la circulation s’est arrêtée, cinémas, théâtres et restaurants ou bars ont bouclé peurs portes. En juillet, deux millions de personnes se sont retrouvées du jour au lendemain sans transports publics. Les gens s’enfermaient chez eux, terrorisés.

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LE MONDE DIPLOMATIQUE


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