« Moins de Facebook, plus de travail de base ! »

, par Christophe Ventura

Lundi 10 février, dans l’enceinte du gymnase Nilson Nelson de Brasilia, se sont ouverts les travaux du sixième congrès national du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST). Il est prévu pour durer jusqu’au 14 février et rassemble 16 000 délégué(e)s issu(e)s de vingt-trois États du Brésil.

Deux cent cinquante délégué(e)s internationaux, représentant mouvements sociaux, syndicats paysans et ouvriers, associations et partis de vingt-sept pays ont également fait le déplacement (Amérique latine et Caraïbe, Amérique du Nord, Europe, Afrique, Moyen-Orient).

Le MST, aujourd’hui, c’est plus d’un million de personnes organisées dans mille villes du pays. Quatre cent mille familles font vivre les assentamentos (les terres conquises dont les titres de propriété ont été légalisés par l’Etat) qui constituent les unités de production agro-écologique du Mouvement. Cent mille autres occupent des terres pour en revendiquer la propriété collective dans les acampamentos, et sont confrontés à la répression des milices des propriétaires fonciers, des forces de l’ordre locales et des tribunaux brésiliens. Sans parler des campagnes de criminalisation menées par les médias dominants.

Ce Congrès vient célébrer le trentième anniversaire du Mouvement et clore un cycle de débats internes ouvert il y a deux ans sur les orientations stratégiques.

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