Membros à Paris Quartier d’Eté

, par Membros

LE BRESIL A PARIS QUARTIER D’ETE

MEMBROS Febre

Danse hip-hop

Du 7 au 9 août à 22h • Cour d’Orléans du Palais Royal (Paris 1er) • 15/12 €

Une danse splendide et éminemment politique, un spectacle dérangeant, sans concession, sans ménagement, un cri des corps contre la destruction de la jeunesse du Brésil.

Âge recommandé à partir de 16 ans.

Billetterie : Place Colette, Paris 1er, Métro Palais Royal : à partir du 9 juillet du mercredi au samedi de 15h à19h et de 20h à 22h les soirs de spectacles

Crédit photo : Dominik Fricker

et

Dans le cadre des Hors pistes organisés par Paris Quartier d’Eté :

Atelier danse hip-hop avec les danseurs de Membros

Le 08/08 à 15h au jardin d’Éole (côté Stalingrad), rue d’Aubervilliers, Paris 18ème.
Inscriptions à partir du 9 juillet au 01 44 94 98 00

Si vous êtes jeunes et/ou souples, un atelier avec les danseurs de Membros pour apprendre à voler (c’est une image) du côté du Jardin d’Éole.

Renseignements : 01 44 94 98 00 • www.quartierdete.com • Place Colette, Paris 1er, Métro Palais Royal : à partir du 9 juillet du mercredi au samedi de 15h à19h

Febre (2007) / Brésil

En 1999, Tais Vieira, chorégraphe, et Paulo Azevedo, éducateur et docteur en sciences politiques, créent la compagnie Membros à Macaé – la ville qui connaît le plus fort indice d’homicides au Brésil. Leur objectif était de rassembler une dizaine de jeunes de tous milieux pour participer à une expérience, un pari sur d’autres avenirs possibles. Leurs interventions sont autant d’études sur la vision du corps et la gestuelle impliqués par les mouvements socio-culturels, les injustices et les modèles imposés par la société brésilienne. Deuxième volet d’une trilogie, commencée avec Raio X, autour de la notion de violence, Febre veut rompre avec l’idée que la violence est innée, prouver qu’il existe d’autres voies. Et pour cela, Membros s’interdit toute limite, pousse la performance à l’extrême et brosse, par une danse brutale, convulsive, et pourtant poétique, un tableau à peine supportable de la vie quotidienne des jeunes Brésiliens.

Febre

Après Raio X (2003), plongée au coeur de l’univers carcéral, et avant Miedo (2009), pièce entièrement féminine, Febre se penche sur la nature symbolique de la violence. Febre pointe le doigt sur ce qui a provoqué et orienté toutes les recherches artistiques de la compagnie : les douleurs du monde. Ne pouvant les guérir, ils décident de les danser. Deuxième volet d’une trilogie inaugurée avec Raio X, Febre est une pièce sans concession. Violente et cruelle, elle dresse un tableau de l’abjection et de la mort dans le quotidien des enfants des rues au Brésil, rendant compte des effets collatéraux de dégradation des sociétés qui se sont insérées tardivement dans le processus de modernisation, comme c’est le cas du Brésil. Pour dénoncer l’injustice et la violence, la danse hip hop devient sans limite, poussant très loin la performance physique. Vrilles, chutes, sauts de l’ange brisés en plein vol : l’engagement est total, et ces jeunes danseurs de vingt ans, deviennent de puissants porte-voix.

La compagnie

La ville de Macaé est située à 180 km de Rio de Janeiro. Voici l’endroit dont nous venons : entre mer et montagne, une terre fertile pour la production du pétrole, presque 200 000 habitants et… le plus grand nombre d’homicides dans le pays… Dix des habitants de la ville, eux, ont décidé de parier sur une autre perspective de vie, de participer à une expérience visant la formation d’une compagnie de danse professionnelle avec des jeunes de la ville, sachant que 90% de ces élèves n’avaient eu auparavant aucun contact avec la danse. Membros est né du désir de rompre avec ces statistiques et avec les idées préconçues, qui semblent toujours irréversibles, comme celles de croire par exemple que la violence est naturelle ou innée chez l’homme. Cette expérience a eu cependant des effets collatéraux puisque nous ne formons plus aujourd’hui une compagnie mais une véritable famille ! La compagnie a été créée en 1999 par Paulo Azevedo et Tais Vieira, qui sont aussi à l’origine d’un projet plus vaste, de formation et d’information, le CiemH2- Centre des Études Intégrées du Mouvement Hip Hop à Macaé et dont la compagnie fait partie intégrante. Elle travaille principalement au Brésil, y diffuse ses créations, organise des stages et des cours et participe à des projets et festivals en tant qu’organisateur, jury, formateur. La compagnie est constituée de 7 danseurs créateurs, d’origine sociale et artistique différente et aborde le hip hop avec un regard très contemporain et engagé.

Dans la presse

”Espaces scéniques épurés, surexposition des interprètes et approche performative de la violence. (...) Une véritable mise à nu chez Beltrao comme chez Membros (...). Febre, très narratif propose une approche de la violence beaucoup moins métaphorique que chez Lia Rodriguez ; les cinq hommes et la jeune femme s’écrasent au sol, le visage en avant, à en faire tembler le plancher. (...) Le sujet de Febre est la violence sous ses différentes formes et comme chez Ouramdane, on entend le même grésillement du saphir sur une piste effacée.” Cassandre / Rencontres de la Villette – Paris – Hiver 2007

"Des corps engagés jusqu’à la nudité, une danse brute, brutale, les Brésiliens se jettent au sol, les uns sur les autres, lacèrent le tapis blanc d’un break chaud comme le sang. Dans Febre, même l’immobilité est fougueuse. Des duos d’une violence poétique, bouleversante, où l’on se déchire pour s’arracher au désespoir. Face à une mort omniprésente, on célèbre la vie en faisant résonner la danse avec bruit. Tranches de vie d’une réalité aveuglante.” Danser / Rencontres de la Villette – Paris – décembre 07

“... Le corps allongé au milieu de la scène commence à se remplir d’air, à se tordre. Et d’autres corps entrent en contact en un hip hop heurté qui bouscule nos représentations et d’emblée fixe nos yeux et nos oreilles. Les rapports entre les danseurs, leurs mouvements de bouches ne laissent aucun doute : on est dans le combat et dans la gerbe de la drogue, en plein favela de Rio, en pleine violence. (...) A aucun moment, fasciné par ce beau étrange, le regard ne peut quitter la scène, ces jeunes corps qui se tâtent, se sautent, se tuent en fait. Parce que ça frappe, et les corps qui se fracassent contre la scène font chaque fois sursauter le public. (...) La violence d’une rare puissance transfigurée dans une danse sans concession. C’est le mouvement cathartique et sublimatoire de l’art pour tous.” Zibelin / Le Merlan – Marseille – décembre 07

“C’est la dernière sensation des Rencontres de la Villette et un spectacle à ne surtout pas râter. Un tout restranscrit en de très beaux tableaux rythmés par l’efficacité de la musique brésilienne, qui mettent parfois mal à l’aise. interrogent en tous cas (...) “ Libération / Rencontres de la Villette – Paris – 25/11/07

“Les Brésiliens de la compagnie Membros qui présentent Febre – dans une version courte – à Suresnes dénoncent avec une violence inouïe les convulsions des villes. Ils définissent le Hip Hop “comme une nouvelle grammaire politique, le corps des danseurs étant le canal de cette manifestation d’idéal." FigaroScope – 10/01/07 Festival Suresnes Ciré Danse

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