Lula et « le néoliberalisme à visage humain »

 | Par Mondialisation.ca

À la fin du mois de janvier 2003, au Forum social mondial à Porto Alegre dont le thème était « Un autre monde est possible », des dizaines de milliers de délégués provenant des quatre coins du monde ont applaudi la prise de position anti-mondialisation de Luis Ignacio da Silva (Lula). Aucun des conférenciers du Forum – parmi lesquels se retrouvaient des intellectuels, dirigeants syndicaux et représentants de la société civile- ne s’est aperçu que le gouvernement du président Lula avait déjà remis les reines du pouvoir macro-économique à Wall Street et au Fonds monétaire international (FMI).

Pendant que les progressistes applaudissaient Lula en choeur, à l’autre bout du spectre politique, un autre acteur exprimait son enthousiasme pour Lula : le directeur du FMI, Heinrich Koeller.

Un financier de Wall Street pour diriger la Banque centrale

Lors de sa présence au Forum économique mondial de Davos, au tout début de son mandat, Lula a voulu réassurer les investisseurs étrangers en affirmant que « le Brésil ne se retrouvera pas en défaut de paiement de sa dette comme notre voisin l’Argentine ».

Si telle est sa volonté, pourquoi alors a-t-il nommé à la direction de la Banque centrale, Henrique de Campos Meirelles, ancien président et pdg de la Boston Fleet, qui a joué un rôle important dans la débâcle argentine ? Sa banque est réputée avoir trempé dans des transactions monétaires douteuses qui ont contribué à la chute dramatique du peso argentin.

La Boston Fleet est la septième plus importante banque aux États-Unis. Après Citigroup, elle est le deuxième créancier du Brésil.

La Boston Fleet est également une des institutions bancaires et financières qui ont spéculé contre le réal brésilien en 1998-1999, menant à l’effondrement spectaculaire de la Bourse de Sao Paulo le « mercredi noir » 13 janvier 1999. On estime, selon le Latin Finance du 6 août 1998, que la BankBoston, qui a fusionné par la suite avec Fleet, a empoché 4,5 milliards de dollars dans le cadre du Plan réal à partir d’un investissement initial de 100 millions.

Le Brésil est dans un corset financier. Les postes clefs relative à la politique monétaire et bancaire dans l’administration Lula sont détenus par des personnes nommées par Wall Street. La Banque centrale est sous le contrôle de la Boston Fleet.

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