Source : Brasil de Fato, « As eleições de 2026 e o novo capitalismo político brasileiro », par Jaldes Meneses, 16 mai 2026
Traduction, édition : Patrick Piro
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Attention, photomontage ! Réalisé par le député Rogério Correia (PT, gauche), qui l’a publié sur un réseau social, il vise à dénoncer la collusion entre des politiques de droite et les milieux financiers. De gauche à droite : Daniel Vorcaro (banquier véreux, en prison pour fraude massive), Jair Bolsonaro (ex-président, en prison pour tentative de coup d’État) et Roberto Campos Neto (ex-président de la Banque centrale du Brésil et cité dans des affaires de malversation financière). Commentaire, sur les réseaux sociaux : « l’image est fausse, mais l’amitié est réelle ». La Justice en a ordonné le retrait, au titre qu’il n’était pas mentionné qu’il s’agissait d’un trucage. Depuis, l’image circule sur internet avec divers avertissements explicites.
Le programme gouvernemental de Flávio Bolsonaro [1] est transparent — c’est indéniable, et ses partisans ne s’en cachent pas. Ce programme se résume à trois points : accéder au palais de Planalto avec la bénédiction de son père, soumettre le pouvoir judiciaire (quant au pouvoir parlementaire, on l’a vu lors du mandat Bolsonaro père, il a toujours joué la posture de l’adaptation et de la soumission), et livrer les terres rares [2] ainsi que les autres richesses nationales aux États-Unis. C’est aussi simple (et complexe) que cela. On voit bien combien « Trump II » est bien plus radical que lors de son premier mandat. Alors imaginez ce que nous promet un Bolsonaro Jr., héritier de son père. Voilà l’impasse brésilienne et voilà pourquoi il est crucial de constituer un large front pour ne pas la subir.
Pour saisir toute l’essence de la situation, il est toutefois nécessaire de dépasser les analyses superficielles qui dominent encore le débat public. Ainsi, parler des cinq gouvernements du PT [3] comme d’une séquence linéaire ininterrompue relève de l’illusion. La destitution de Dilma Rousseff [4]a marqué une rupture fondamentale, si bien que l’on peut distinguer deux blocs conjoncturels distincts.
Le premier est constitué des deux premiers gouvernements Lula et du premier gouvernement Roussef – une période marquée par l’hégémonie de la bourgeoisie industrielle ainsi que du marché financier et bancaire traditionnel, bénéficiant encore des effets de la stabilisation monétaire et de facteurs extérieurs vertueux. Le second mandat de Dilma, très court et déjà marqué par de fortes tensions politiques, s’apparentait moins à un bloc cohérent qu’à une transition tumultueuse. Ce que nous appelons « Lula III » – le gouvernement actuel – ouvre ainsi un troisième bloc, radicalement différent des précédents.
Depuis la destitution de Dilma Roussef, en 2016, une grave crise institutionnelle et politique s’est ouverte au Brésil, qui n’a jamais été refermée.
Cette crise n’est pas seulement conjoncturelle, mais aussi structurelle. Auparavant, l’hégémonie au sein du bloc des classes dominantes était partagée entre la bourgeoisie industrielle et le marché financier traditionnel. Aujourd’hui, cette hégémonie est agro-financière — bien que le processus ne soit pas encore achevé —, pilotée par la recherche de rente et le financement des « fintechs » [5]. C’est par ces nouvelles failles financières que s’infiltrent l’argent illégalement acquis par le bloc politique centriste [6] et accumulés par le crime organisé, dans un enchevêtrement de plus en plus difficile à démêler. Le bloc centriste, dans ce contexte, n’est pas seulement un garant de la gouvernabilité : il adapte une superstructure aux structures existantes, refondant l’État par la base, au moyen du budget national et d’amendements législatifs. Remporter l’élection est tout à fait possible, mais il est essentiel de comprendre les enjeux politiques actuels — et ce ne sont pas les mêmes qu’en 2002, 2006, voire 2014.
Contrairement à des idées reçues encore très présentes dans les médias brésiliens, qui influencent fortement l’opinion publique intellectuelle, l’extrême droite commence à être sur la défensive sur la scène internationale. Donald Trump est en chute libre, avec seulement 34 % de soutien dans l’opinion ; Milei fluctue dans les sondages, ne parvenant pas à concrétiser l’effet de surprise promis ; Orbán se replie, démoralisé après ses revers successifs au sein de l’Union européenne ; et Juan Fernando Cepeda, le candidat de Gustavo Petro (gauche), en Colombie, conserve une avance confortable dans les sondages [7]. Qu’est devenu le mythe d’une progression inexorable de l’extrême droite dans le monde ? Au contraire, on observe des signes évidents d’essoufflement.
Un autre mythe récurrent prétend que la « génération Z » [8] — une expression loin d’être neutre —, aurait massivement adhéré à l’extrême droite. Aussi factice qu’un billet de trois réaux : il suffit de voir les récentes manifestations étudiantes à l’Université de São Paulo (USP). Les jeunes veulent un cap, des prises de décision et du courage. Ils valorisent la théorie et l’éducation. Ils abhorrent le paternalisme et les discours du prêt-à-penser. Ce qui manque, ce n’est pas de séduire les jeunes avec des slogans, mais de leur proposer un projet d’avenir digne de ce nom.
Au Brésil, le gouvernement doit agir vite et avec détermination. Les perspectives sont prometteuses, ce qui n’était pas le cas auparavant, pour les élections régionales à São Paulo et dans le Rio Grande do Sul – deux États stratégiques pour tout projet national. Le Nordeste est toujours bien positionné électoralement, conservant son rôle de principal réservoir de voix pour la gauche. Le « lulisme », c’est-à-dire le lien symbolique et matériel de Lula avec les plus démunis, bien qu’ayant subi quelques dégradations ces derniers mois, reste solide. Cependant, une action rapide est nécessaire sur deux fronts. Le premier est socio-économique : il faut prendre des mesures concrètes pour lutter contre le coût élevé de la vie et l’endettement des ménages. Le second enjeu est politico-stratégique : reprendre sans crainte le débat sur la question de la souveraineté nationale et la critique de l’impérialisme américain, au lieu de se réfugier dans une neutralité qui ne profite qu’à la droite.
Plus encore, il est nécessaire de mettre en mouvement la société civile — et les universités sont au cœur de cette entreprise — qui porte les enjeux du débat politique du XXIe siècle : la création de géants technologiques nationaux, la souveraineté sur les terres rares et les minéraux critiques, la réindustrialisation sur de nouvelles bases, l’intelligence artificielle au service de l’intérêt public et une réforme profonde du système politique, notamment aux chapitres des relations entre les trois pouvoirs, du pacte fédéral, et de l’organisation administrative de l’État. Un mouvement de cette ampleur ne peut s’enclencher instantanément, mais il faut le lancer maintenant.
Le rôle de Lula est fondamental dans ce processus. Il ne s’agit pas de verser dans le culte de la personnalité, mais force est de reconnaître que sa position de meneur demeure le seul atout capable de rassembler les forces nécessaires à un changement radical. Cependant, les intérêts de la majorité, au Sénat et au Congrès, penchent dans une autre direction : ils gravitent autour des batailles d’amendements, du Banco Master [9] — autrement dit du nouveau système financier brésilien et de sa quête de rente —, et des paris sur internet, dessinant une constellation que certains analystes ont appelé le « parlementarisme budgétaire brésilien ».
À cet égard, le rôle de Flávio Bolsonaro rappelle celui de Michel Temer lors de la crise liée à la destitution de Dilma Roussef : l’art de monnayer sa protection politique contre des postes de pouvoir et des avantages. Les récentes révélations du rapport du média d’investigation The Intercept, exposant la relation « fraternelle » entre Flávio Bolsonaro et Daniel Vorcaro (propriétaire du Banco Master), mettent à nu cette dynamique et offrent à la gauche une opportunité politique à saisir.
Nous ne pouvons rester les bras croisés. Il est temps pour la gauche d’activer, surtout après ces révélations, une stratégie offensive de mobilisation de la société — dans la rue et sur les réseaux sociaux —, pour faire surgir un mouvement de masse capable de manifestations de protestation sociale d’une ampleur supérieure à celles qu’a suscité la « Proposition d’amendement constitutionnel sur la protection » l’an dernier. Nous sommes en période pré-électorale. Nous ne pouvons pas attendre le début officiel de la campagne électorale pour reprendre l’offensive. Le rythme de la lutte est dicté par les événements, et non par le calendrier du Tribunal supérieur électoral. Chaque jour où la gauche reste passive, le camp adverse renforce son discours et alimente le sentiment d’impunité et de mainmise sur l’État. Il est temps d’agir.
Concernant la rencontre fructueuse de Lula avec Trump à Washington [le 7 mai dernier] et la réunion des lèche-bottes du Grupo Esfera Brasil [10] qui s’est tenue simultanément dans la même ville, une provocation plus audacieuse s’impose. L’une des conséquences possibles de la nouvelle doctrine Monroe trumpiste [11] — un corollaire, pourrait-on dire —, réside dans de nouveaux accords néocoloniaux classiques. Mais il convient également d’envisager l’hypothèse d’accords de partage des sphères d’influence impérialistes au XXIe siècle et dans l’immédiat après-guerre, qui permettraient d’endiguer l’influence croissante de la Chine dans notre hémisphère, en particulier au Brésil. Cet « impérialisme bas niveau » du XXIe siècle — bien différent de celui de l’époque de la dictature militaro-civile, lorsque Geisel [12] tenta la « Marche forcée » de l’économie avec son IIe Plan national de développement – reposerait désormais sur une économie des terres rares, associée au complexe militaro-industriel ainsi qu’à l’industrie technologique de la Silicon Valley étasunienne, et conjuguée au capitalisme agro-financier de rente déjà en vigueur au Brésil. Cette provocation exige un débat approfondi.
Sur la scène politique intérieure, marquée par des luttes électorales et narratives, un bloc s’est formé au Brésil, unissant l’ancien marché financier — davantage un marché de gestion des revenus qu’un marché de production, aujourd’hui —, et les médias traditionnels assis sur leur rente. C’est cela, le nouveau capitalisme politique brésilien. (…)
Le 13 mai dernier a débuté avec la publication du sondage Quaest, qui annonçait une remontée des intentions de vote en faveur de Lula. Cette nouvelle a cependant été anéantie dans l’après-midi par la révélation fracassante du rapport de The Intercept. Jusque-là, le consortium Quaest-Globo avait maintenu sa mainmise sur le discours présidentiel sous le couvert illusoire de la « scientificité ». Or, ceux qui suivent l’actualité savent que le biais d’un sondage — et ceux de Quaest sont d’une précision méticuleuse — réside dans la formulation des questions. Dans les sondages concernant l’affaire Banco Master, elles sont formulées dans le but de confirmer et de renforcer la véracité du discours médiatique antérieur : le « scandale Master » impliquerait l’ensemble du système politique, y compris le Centrão [13], la droite et la gauche. L’objectif évident est d’emballer la gauche dans le sac de la corruption généralisée. L’objectif plus profond, cependant, est de masquer les transformations structurelles du capitalisme financier brésilien, incarnées par les magouilles techniques de Campos Neto [14] et les agissements de groupes médiatiques – tels que les rassemblements à New York organisés par Valor Econômico et Globo.
L’autre ruse de ce même stratagème est la thèse mafieuse de la « polarisation symétrique » entre droite et gauche. Elle est fausse : il n’existe aucune polarisation symétrique entre la droite fasciste et la gauche démocratique dans le pays. Elle est aussi fausse qu’un billet de trois réaux, pour la raison élémentaire que la gauche n’a aucune intention de renverser l’État de droit ni de déchirer la Constitution. Cette polarisation symétrique artificiellement construite permet de remettre en question l’équivalence des « craintes » émises les deux candidats probables [Lula et Flávio Bolsonaro] envers la victoire de l’autre. De ce raisonnement bâti sur la peur découle, comme s’il s’agissait d’un désir spontané de l’électorat, un appel entièrement artificiel à la « modération » des candidats – dont le seul objectif est d’empoisonner la campagne et de contraindre le camp progressiste à une retraite autodestructrice.
La chronique de la journaliste Malu Gaspar, publiée le 14 mai, délivre un message codé, mais limpide pour qui sait le décrypter : « Un observateur averti de Brasília a parfaitement résumé la situation en affirmant que Vorcaro avait acheté tous ceux qui étaient à vendre. Il avait des “frères” et des “amis de toujours” dans tout l’échiquier politique et à tous les niveaux hiérarchiques importants des trois pouvoirs de l’État. L’enquête a pénétré le monde politique par la droite et le centre, mais il y a des accusations pour tous les goûts, et tout ce qui peut être exploité politiquement le sera. »
Outre le recours systématique à l’« observateur averti » anonyme – un procédé classique de légitimation journalistique –, la chronique finit par comparer l’avenir de l’élection à un film de Tarantino : dans un carnage général, chacun tue tout le monde, et le survivant n’est pas le héros, mais le méchant de l’histoire. Citer Tarantino peut s’avérer un procédé rhétorique risqué. La chroniqueuse ignore peut-être le cas du secrétaire de Trump – Pete Hegseth, pressenti pour le poste de secrétaire à la Défense : il a récemment été ridiculisé après qu’il a récité, en avril 2026, le fameux faux passage biblique du film Pulp Fiction comme s’il s’agissait d’une véritable prière lors d’un office au Pentagone. (…)
La géoéconomie des terres rares et le nationalisme émergeant
Enfin, et ce n’est pas le moindre des sujets, il faut examiner la géo-économie des terres rares [15]. Le projet de Terrabras —une entreprise nationale calquée sur l’historique Petrobras — s’inscrit indéniablement dans l’arsenal développementiste national qui a donné naissance à la compagnie pétrolière d’État. Il peut et doit être modernisé au XXIe siècle. Cependant, la création de cette entité exige une initiative gouvernementale immédiate, car la question est encore totalement nouvelle et mal définie pour le grand public. Sans cela, elle risque d’en rester à un discours visant à cliver au sein de la gauche — une sorte de tentative pour accuser le gouvernement Lula de « trahison » [16]. La Chine elle-même, par la voix du Global Times, a salué l’approche brésilienne, soulignant le caractère stratégique de l’enjeu. La maîtrise du territoire et la nécessité d’une chaîne de valeur interne pour les minéraux critiques sont des éléments structurants d’une position de souveraineté nationale. Ces conditions sont prévues par l’accord en cours de négociation au Congrès, mais elles ne suffisent pas.
La création d’une entreprise monopolistique nationale requiert un consensus national qui fait défaut dans la situation actuelle. Getúlio Vargas, lors de la création de Petrobras (en 1953), s’est appuyé sur une impasse politique proportionnelle à un mouvement populaire nationaliste vigoureux et durable — inexistant aujourd’hui. Ce mouvement remporta une telle victoire que la loi instaurant un monopole d’État sur le pétrole fut proposée, fait remarquable, par l’UDN, parti farouchement opposé au travaillisme et qui abritait alors le noyau dur des « traîtres » [à la nation]. La course mondiale actuelle aux minéraux critiques — lithium, niobium, terres rares, cobalt — relance le débat sur le rôle de l’État dans l’exploitation des ressources stratégiques. La Chine non seulement encense le Brésil, mais a déjà mis en place une chaîne verticalement intégrée qui la production de batteries électrique depuis le raffinage de minerai, et qui fut la principale menace agitée devant Trump lors des négociations sur les hausses de tarifs douaniers qu’il souhaitait imposer à Pékin. Le cas de la Chine est toutefois particulier sur les plans géopolitique et géo-économique : dans les années 1970, le pays a bénéficié d’une relation avantageuse avec les États-Unis afin d’isoler l’URSS. Dans les années 1990, après les événements de la place Tiananmen, la Chine s’est prémunie contre la découverte du néolibéralisme en pratiquant une économie politique originale et éclectique.
Dans le contexte des rapports de force brésiliens, des propositions comme Terrabras se heurtent à deux obstacles concrets. Premièrement, le manque de cohésion politique interne. Deuxièmement, l’absence d’une bourgeoisie disposée à subordonner ses excédents à un projet d’autonomie nationale — et plus particulièrement s’agissant de sa fraction agro-financière, récemment devenue prédominante.
De plus, le contexte idéologique actuel est fragmenté. Si dans les années 1950 le nationalisme économique mobilisait les syndicats, l’armée, les intellectuels et le secteur industriel, le débat public oscille aujourd’hui entre une intégration subordonnée aux chaînes d’approvisionnement mondiales et à un développement « vert » superficiel, souvent déconnecté des réalités. Sans une pression sociale organisée et durable, Terrabras risque de rester un simple slogan — utile pour se positionner à la gauche du Parti des travailleurs de Lula (PT), mais insuffisant pour modifier les rapports de force.
Une entreprise monopolistique sur le modèle de l’ancienne Petrobras exigerait non seulement une volonté politique de la part du pouvoir exécutif, mais aussi des réformes juridiques profondes — comme la révision du cadre réglementaire minier — et des investissements publics substantiels dans la recherche et le développement. La création d’un fonds public de recherche sur les minéraux critiques, bien que bienvenue, n’est qu’un premier pas. Puissent-ils prospérer et préfigurer d’autres initiatives. Les universités, par exemple, abritent des groupes de recherche isolés, mais l’institution dans son ensemble semble désorientée, incapable d’assumer collectivement la responsabilité de contribuer à la construction, grâce à la force de son appareil institutionnel et scientifique, d’un nouveau bloc nationaliste, porté par une campagne et bénéficiant d’un soutien social. Aucune de ces conditions n’est réunie.
Ainsi, critiquer la « capitulation » du gouvernement Lula frise la démagogie : cela n’exprime pas par une force alternative concrète, mais une pensée magique. La leçon de Vargas reste pertinente, même si ses conditions d’application sont aujourd’hui radicalement différentes : le nationalisme victorieux n’est jamais né de décrets ou de discours occasionnels, mais d’un mouvement de rue mobilisé, organisé et persistant – précisément ce qui fait défaut aujourd’hui pour la construction d’un projet démocratique et souverain pour le Brésil du XXIe siècle.
LE CHOIX D’AUTRES BRÉSILS
L’arrivée de l’extrême droite au pouvoir, en 2018, a suscité de nombreuses analyses. L’auteur s’impose de prendre de la hauteur afin de débusquer, au-delà d’évidences, les nouvelles alliances politiques et les discours médiatiques qui induiraient une modification en profondeur des axes de lutte à gauche, afin d’éviter au Brésil de connaître un acte II au mandat de Jair Bolsonaro. Son appel à la création d’un large front de résistance populaire est une figure de style obligée, mais hélas un peu vaine. La réalité du terrain, à laquelle une très large frange de la gauche adhère, y compris l’auteur, c’est que seul Lula se trouve aujourd’hui en mesure de faire barrage au bolsonarime.



