Le rêve de São Paulo + Romances de Terre et d’eau

, par Andrea Santana, Jean-Pierre Duret

En coffret 2 DVD inédits. Deux films de Jean-Pierre DURET et Andrea SANTANA. En vente à partir du 22 avril 2006.


DVD 1 « Romances de Terre et d’eau »

Documentaire réalisé par Jean-Pierre DURET et Andrea SANTANA

2001 - Brésil - Couleur - 78 min - VO (sous-titré Français et Anglais)

Une coproduction Ex Nihilo, Derives, Polyson, RTBF (télévision Belge), avec le soutien du CNC.
Montage : Monique Dartonne. Mixage : Francis Wargnier & Dominique Gaborieau.
Sortie en salles en France en novembre 2002 : Cinéma Espace Saint-Michel - Paris, Cinéma Images d’Ailleurs - Paris, Cinéma Diagonal Capitole - Montpellier, Cinéma Le Forum - Chambéry, Cinéma Le Rio - Clermont Ferrand, Cinéma Vox - Montignac, Cinéma Les 400 Coups - Angers, Cinéma Le Sémaphore - Nîmes, Cinéma Café des Images - Hérouville Saint Clair, Cinéma Caméo - Nancy, Cinéma Caméo Ariel - Metz, Cinéma Utopia Tournefeuille - Toulouse, Cinéma Georges Méliès - Montreuil, Cinéma CNP Terreaux - Lyon, Cinéma Charlie Chaplin - Montmélian, Cinéma Arvor - Rennes, Cinéma La Bobine - Bréal-sous-Montfort, Cinéma L’Hermine - Plélan-le-Grand.
Présences dans les festivals : Cinéma du Réel, mars 2002 / Quinzaine du Cinéma Francophone, octobre 2002 / Festival du Film de Sarlat, novembre 2002, entre autres...

Synopsis

« Romances de terre et d’eau » est un documentaire sur les petits paysans du Nordeste du Brésil qui se battent avec une grande noblesse et beaucoup d’humour pour leur survie économique mais aussi pour préserver la force d’imagination et de recréation de leur culture. Pour ces paysans aux origines indiennes, la « roça » qui est l’endroit où l’on fait croître les plantes, les légumes et le riz, ce qu’il faut à une famille pour être assurée du lendemain, cette « roça » pourrait être le paradis sur terre si cette terre leur appartenait. Elle est le lieu où tous leurs mythes sont nés et encore à naître et qu’ils s’efforcent d’entretenir par la poésie, la musique, les créations à base d’argile et les danses, pour pouvoir transmettre ce « métier de vivre » à leurs enfants.



DVD 2 « Le rêve de São Paulo »

Documentaire réalisé par Jean-Pierre DURET et Andrea SANTANA

2005 - Brésil - Couleur - 100min - VO (sous-titré Français et Anglais)

Documentaire coproduit par Ex Nihilo et Arte-France, avec le soutien de la Commission Européenne, de la PROCIREP et du CNC.
Montage : Catherine Rascon. Mixage : Francis Wargnier & Roman Dymny.
Avec les photographies de Tiago Santana.
Diffusé sur ARTE, TV5, la LCP - Assemblée Nationale (chaîne parlementaire).
Présences dans les festivals : Cinéma du Réel, mars 2005 / Etats Généraux du Film Documentaire - Lussas, aout 2005 / 29° São Paulo International Film festival, octobre 2005 / Rencontres Internationales du documentaire à Montreal - Canada, novembre 2005, entre autres. ..

Synopsis

Depuis des dizaine d’années, mus par un violent désir de vivre, les paysans du Nordeste du Brésil émigrent vers São Paulo, ville-mirage d’un rêve essentiel à chaque pauvre de la terre : manger, nourrir sa famille, être reconnu comme quelqu’un.
Il y a 50 ans, ce rêve a été celui d’un enfant devenu célèbre, Luis Inácio da Silva, dit Lula, Président du Brésil depuis le 1er janvier 2003.
C’est l’un d’eux, José, 18 ans, que les réalisateurs ont suivi tout au long des 3000 km de route qui séparent son village au Nordeste de São Paulo.
Son rêve, et les rêves de tous les personnages croisés sur la route, sont la matière du film, son ossature, son cœur. Devant le chaos dans lequel ils vivent, l’unique don de l’avenir est ce désir de vie.



En complément du DVD

1 livret de 16 pages écrit par les réalisateurs Jean-Pierre Duret et Andréa Santana



Le mot des réalisateurs


Nous nous sommes rencontrés dans le Nord Est du Brésil, entre Juazeiro do Norte et Fortaleza, dans l’état du Ceara. Tous les deux, nous sommes devenus amoureux de cette région semi-aride qu’on appelle le Sertão. Nos films sont nés de cette rencontre, un signe d’amour pour comprendre mieux d’où chacun de nous venait.

Sur cette terre pelée, aride, le plus souvent brûlée par le soleil, les hommes qui l’habitent sont les dépositaires d’une culture très ancienne. Hommes et femmes, la plupart sont des journaliers sans terre, et dans la société brésilienne où ils sont méprisés et humiliés, ils n’ont jamais réussi à faire reconnaître leurs droits.

Le premier film nous l’avons appelé « Romances de terre et d’eau ». Romance est un mot qui contient le sucré et le salé, le doux et l’amer, il évoque des histoires d’amour, de la poésie mais aussi des évènements dramatiques qui ont le pouvoir de changer la destinée des hommes.

Comme d’autres petites paysanneries dans le monde, les journaliers de la terre au Brésil se sentent de trop aujourd’hui et tentent de lutter contre la lente asphyxie économique qui les contraint de plus en plus à l’exode dans les inhumaines banlieues des villes ; quelques arpents de terre dont ils auraient la jouissance suffiraient à les tirer d’affaire, mais cela semble impossible. Dans le film, ils évoquent avec force leur riche tradition orale, leur talent de poètes, et leur passion pour la terre. Ils parlent d’un monde idéal qui contient un bonheur naïf et merveilleux, celui d’une communauté humaine ou chacun est respectueux des besoins vitaux de l’autre et où leur culture pourrait s’épanouir en liberté.

Ce rêve d’un monde paisible et heureux, où le ciel et la terre seraient à tous, est brisé ; leurs enfants ne peuvent plus adhérer à cet espoir qui vient du fond des âges. Il n’a plus sa place aujourd’hui à l’aune de la froideur de la rationalité économique et des flux financiers sur lesquels prospère l’économie libérale.

Le deuxième film, « Le Rêve de São Paulo », suit le parcours d’un jeune fils de ces journaliers de la terre qui migre vers la grande ville enchanteresse rejoindre ceux qui sont partis vivre loin de la terre aimée. C’est un road-movie de 3000 Km autour des rêves des pauvres, de leur espoir de conquérir une vie meilleure.

Dès qu’ils ont été achevés, nous sommes revenus montrer chacun des deux films à tous ceux que nous avions filmés : 5000 Km de route, des projections dans les lieux les plus incroyables, le vidéo projecteur le plus souvent relié à des branchements électriques pirates, avec un écran et du son. Nous avons organisé de belles séances dans le plus grand cinéma d’art et essai de São Paulo pour tous ceux que nous avions filmés dans cette immense mégalopole, mais aussi dans les villages, en plein air sous les étoiles, l’écran accroché au mur d’une église ou aux planches d’une bicoque, dans les favelas ou sur leurs lieux de travail. Ce dont souffrent le plus ces personnes déclassées, c’est de n’être pas regardées, pas entendues. Nos deux films ont comblé un peu l’espace de ce silence.

Si on considère les pauvres dans leur totalité d’être humain, les images qui les représentent sont souvent trompeuses et tronquées parce qu’elles ne parlent que partiellement d’eux, à la surface de leurs vies. La réalité de la pauvreté est usée et les images que l’on en voit finissent par nourrir l’amnésie instantanée que de plus en plus elles provoquent en nous : le dégoût d’abord, puis la lassitude, enfin la belle indifférence. Or, si nous voulons contribuer à réfléchir à un monde plus juste (on n’ose presque plus aujourd’hui employer ces mots qui semblent bien désuets), il nous faut absolument rencontrer l’autre dans sa complétude, dans sa totalité, et non se servir de lui dans une vision qui nous arrange. Dans cette rencontre avec des personnes qui n’ont ni la même histoire ni la même culture que la nôtre, nous souhaitons avoir donné l’envie de l’échange, et d’une relation juste.

Jean Pierre Duret et Andréa Santana



Jean-Pierre Duret

Il est l’ingénieur du son de Maurice Pialat (Le Garçu, Van Gogh), des frères Dardenne (L’Enfant, Le Fils, Rosetta, La Promesse), Claude Chabrol (Merci pour le Chocolat), de Nicole Garcia (Selon Charlie, L’Adversaire, Place Vendôme, Un week-end sur deux), d’Agnès Varda (Jacquot de Nantes, Les 100 nuits), d’Agnès Jaoui (Comme une image, Le Goût des Autres), de Arnaud Despallieres (Adieu), de Cédric Kahn (Feux Rouges), François Ozon (5x2), Jacques Audiard (Un Héros très discret), Jacques Doillon (Petit Frère, Un homme à la mer, Germaine et Benjamin), Jean Marie Straub et Danièle Huillet (Loro Incontri , Humiliés, Ouvriers-Paysans, Sicilia), Danièle Thomson (La Bûche), ...

Comme réalisateur :

1986 : Un beau jardin par exemple (52’)
1996 : Les jours de la lune (40’). Prix du public, Festival Côté Court de Seine Saint Denis et Prix d’Interprétation à Dora Doll, Festival de Villerbanne)
2001 : Romances de Terre et d’Eau (78’)
2005 : Le rêve de São Paulo (100’)

Andréa Santana

Elle est née au Brésil. Architecte et urbaniste de formation depuis 1989. Après dix ans d’expérience en architecture, urbanisme, elle vient habiter en France en 1999 où, avec Jean-Pierre Duret, elle commence à faire du cinéma documentaire.

Comme réalisatrice :

2001 : Romances de Terre et d’Eau (78’)
2005 : Le rêve de São Paulo (100’)

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