Le retour à l’espoir des frustrés

, par Patricia Fachin

Traduction : Roger GUILLOUX pour Autres Brésils
Relecture : Hugo GIVODAN

Dans l’entretien qui suit, accordé à IHU on-line conduit par Patricia Facchin, la sociologue Rosana Pinheiro-Machado résume de la manière suivante l’élection de Bolsonaro et l’ascension de la nouvelle droite au Congrès : ces deux événements représentent au moins trois phénomènes : ″la faillite des partis traditionnels brésiliens, un populisme odieux qui mélange ce qui semble contradictoire : le ressentiment et l’espérance populaire et, finalement, l’attaque à la démocratie telle qu’elle a fonctionné au Brésil jusqu’à maintenant″.

Rosana (sur la photo) qui a fait des recherches sur les électeurs de Bolsonaro dans la capitale gaucha [1], commente les réactions post-élection de ces personnes. ″J’ai vu beaucoup d’espoir populaire chez les électeurs de Bolsonaro, lors de la phase finale des élections. On dit beaucoup que ce fut l’élection marquée par le ressentiment, l’amertume et la frustration. Je pense plutôt que cela fut le retour à l’espoir des frustrés. Un espoir sincère de changement″ dit-elle. Mais ″l’ardeur bolsonariste devrait rapidement diminuer″ et ″elle pourrait se transformer en une nouvelle frustration et très rapidement″ affirme-t-elle.

Pour que cet ″espoir″ ne se transforme pas rapidement en ″frustration″, la sociologue fait remarquer que ″Bolsonaro doit, sans tarder, prendre des mesures populaires telles que la libération du port d’armes et l’amélioration de la situation économique du Brésil et de l’emploi dans la mesure où l’informalité et la précarité ne cessent de croitre″. Cependant, elle attire l’attention sur le fait qu’il ″est possible d’accélérer le vote″ de mesures populistes, ″mais que l’amélioration de la situation économique et le combat contre les inégalités sociales au Brésil dans le cadre de l’ultra-libéralisme, c’est une autre paire de manches″.

Lors de cet entretien, Rosana Pinheiro-Machado commente également les erreurs commises par la ″gauche institutionnelle″ au cours de ces dix dernières années, elle présente les caractéristiques du bolsonarisme et esquisse quelques alternatives que la gauche pourrait offrir en opposition au bolsonarisme. ″En théorie″, dit-elle, la gauche pourrait ″tout″ offrir, les ″valeurs humanistes, émancipatrices et universalistes″, par exemple. Mais dans la pratique, rappelle-t-elle, ″le PT s’est engagé sur les rails du négationnisme de la crise et de ses propres erreurs″. Et elle confie : ″Je suis très déçue de voir qu’une partie de notre gauche institutionnelle a été si refermée sur elle-même, si erronée quant à ses diagnostics et qu’elle n’a pas compris qu’il existait un mouvement d’indignation au Brésil qui crève. L’indignation et la révolte ″contre l’ordre établi [2] ″ est quelque chose dont la gauche doit se saisir pour proposer un changement radical que nous estimons nécessaire. Il revenait à la gauche de proposer ce changement mais elle ne l’a pas fait : elle a continué à proposer les mêmes recettes." Malgré tout, rappelle-t-elle, ″il existe une gauche qui s’auto-rénove, une gauche véritablement populaire et qui est prise en compte par certains partis comme le PSOL . Mais celle-ci est foncièrement autonome, elle vient de la rue, des luttes qui ont suivi les événements de juin 2013 , des mouvements décentralisateurs, des ’minorités’ et du printemps féministe″.

Rosana Pinheiro-Machado. Photo Joana Berwanger

Rosana Pinheiro-Machado a obtenu une licence en sciences sociales et un doctorat en anthropologie sociale à l’université fédérale du Rio Grande do Sul – UFRGS. Elle a enseigné le développement international à l’université d’Oxford de 2013 à 2016. Elle est actuellement professeure visitant à l’université fédérale de Santa Maria – UFSM – dans le troisième cycle de sciences sociales. Elle est également fondatrice et coordinatrice de l’Escola de Governo Commum [3].

Entretien

IHU On-Line – Que signifie l’élection de Bolsonaro et l’arrivée de la nouvelle droite au Congrès, pour la politique brésilienne ?

Rosana Pinheiro-Machado – Cela signifie la faillite de la politique des institutions brésiliennes, non seulement du point de vue de la perception populaire mais également au niveau du Congrès. Cela signifie la détérioration des partis traditionnels. Ce fut la grande victoire du PSL [4] qui a su représenter et s’emparer du cri de colère ″contre l’ordre établi″. Mais cette élection a non seulement représenté ″l’antipétisme″ [5] que nous avons l’habitude d’analyser mais aussi une défaite brutale pour le PSDB [6] qui malgré tout le temps de télévision et tout l’argent dont il disposait, a obtenu un résultat humiliant lors du vote pour la présidence.

Si la destitution [de Dilma Rousseff] a représenté, pour une partie de la population, une possibilité de rénovation du système politique, le scandale de la JBS [7] a enterré pour de bon cette possibilité, montrant, comme on dit populairement, qu’ils [les élus] étaient tous ″à mettre dans le même sac″. La crise économique et politique est devenue une bombe à retardement prête à faire exploser le populisme de droite qui selon, la définition qu’en donne le politologue hollandais Cas Mudde, est la division de la société entre une soi-disant élite corrompue et le reste ″pur″, gardien de la morale. De plus, ces crises montrent la corrosion des institutions démocratiques résultant d’un processus démocratique, le vote. Détruire le système sans rien avoir, vraiment rien avoir à offrir en échange ! Aujourd’hui, une partie significative de la population appuie les attaques contre les médias, les universités, etc. Cette frange de la population qui soutient le démantèlement des institutions, estime que la démocratie, de la manière dont elle a fonctionné au Brésil, n’a pas tenu ses promesses de bien-être.

Et donc, pour résumer, l’élection de Bolsonaro et d’un Congrès extrêmement conservateur représente la faillite des partis traditionnels brésiliens, un populisme odieux qui mélange ce qui paraît contradictoire : le ressentiment et l’espérance populaire et, finalement, l’attaque à la démocratie telle qu’elle a fonctionné au Brésil jusqu’à maintenant.

IHU On-Line – Quelle évaluation faites-vous du scénario post-életoral brésilien ?
Rosana Pinheiro-Machado –
C’est trop tôt. Impossible de faire un pari sérieux. Ce que l’histoire nous montre, ce sont les exemples de gouvernements qui ont commencé d’une certaine manière et ont terminé autrement. Notre objectif, en tant que résistance et opposition, c’est d’obliger Bolsonaro à marcher sur les rails de la démocratie. Pour lui, s’il veut en sortir, le coût est également extrêmement élevé. Mais tout cela est lié à la manière dont l’économie ira réagir. J’ai vu beaucoup d’espoir populaire chez les électeurs de Bolsonaro, les derniers jours des élections. On dit beaucoup que ce fut une élection marquée par le ressentiment, l’amertume et la frustration. Je pense que ce fut plutôt le retour à l’espoir des frustrés. C’était un espoir sincère de changement. Pour que cet espoir ne transforme pas rapidement en frustration, Bolsonaro doit, sans tarder, prendre des mesures populistes telles que la libération du port d’armes et l’amélioration de la situation économique et de l’emploi dans la mesure où l’informalité et la précarité ne cessent de croitre. En ce qui concerne les mesures populistes punitives, un vote favorable pourra être obtenu rapidement. Mais l’amélioration de la situation économique et le combat contre les inégalités sociales au Brésil dans le cadre de l’ultra-libéralisme, c’est une autre paire de manches.

J’ai l’impression cependant, que cette ardeur bolsonariste doit rapidement diminuer et qu’elle peut se transformer en une nouvelle frustration et cela, très rapidement. Si cela se produit, Bolsonaro va jouer son va-tout en détournant l’attention vers ce qui peut plaire aux gens : la chasse aux ennemis intérieurs, la culpabilisation des minorités, des ″bons à rien″, des professeurs, vers ce qui peut satisfaire les bas instincts du peuple. L’histoire montre que les questions morales, au Brésil, ont très bien fonctionné comme bouc émissaire car elles renvoient à un univers de signifiés qui fait sens pour le peuple. Il est beaucoup plus facile de culpabiliser le kit gay [8] que le taux d’inflation. Par conséquent si je devais faire un pari, m’appuyant sur le choix des ministres de l’éducation [Ricardo Veléz Rrodríguez] et des affaires étrangères [Ernesto Araújo], par exemple, reconnaissant les limites de tout pari au moment actuel, je dirais que la caractéristique du bolsonarisme sera celle d’une forte persécution contre un soi-disant endoctrinement marxiste- pétiste, non pas par conviction mais comme une manière de distraire le peuple, le détournant ainsi des questions problématiques.

IHU On-Line – Comment peut-on définir le bolsonarisme ?
Rosana Pinheiro-Machado –
Le bolsonarisme se passe de Bolsonaro, en fait, c’est ce qu’il incarne. C’est un mouvement pour lequel on peut trouver des ressemblances avec divers régimes fascistes que nous connaissons et, d’une manière synchrone, avec la vague de populisme au niveau mondial. Cependant, j’aime à penser le bolsonarisme comme un mouvement brésilien avec des caractéristiques spécifiquement brésiliennes lesquelles étaient déjà présentes dans l’intégralisme [9] et le malufisme [10] . Ce mouvement, bien que porté par une vague de contagion d’extrême droite, actualise le conservatisme moral et religieux d’autrefois. Il nous rappelle que les actes alarmants d’intolérance et de violence contre les indigènes, les LGBT, les noirs et les femmes, ne sont pas nés d’un vide sociologique mais bien d’une société antidémocratique et donc autoritaire.

Le bolsonarisme est également le nouveau visage populiste et autoritaire que le néolibéralisme actuel utilise pour se refaire une santé suite à la crise du capitalisme, chassant les fantasmes et remettant en cause des siècles de connaissances scientifiques concernant l’humanité. De ce mélange d’ingrédients autoritaires, fascistes, conservateurs et même obscurantistes, ce qui m’effraie, c’est moins ce que Bolsonaro peut dire ou faire que ce qu’il autorise : des paroles qui autrefois était impensables, la destruction de l’Autre.

IHU On-Line – Dans un article récent, vous disiez que vous étiez ″convaincue″ que, pour analyser le bolsonarisme, il était nécessaire de se tourner vers les régimes fascistes occidentaux et vers l’autoritarisme de gauche. Pouvez-vous donner des exemples de traits du fascisme et de l’autoritarisme que vous percevez dans le bolsonarisme ?
Rosana Pinheiro-Machado –
Le bolsonarisme est un mouvement d’extrême droite et qui aura donc des caractéristiques fascistes (la destruction de l’ennemi dans le cadre d’une logique fondamentaliste et nationaliste). [Quand je me suis référé à l’autoritarisme de l’histoire de la gauche, il s’agissait, ponctuellement, des méthodes de la courte période de la Révolution culturelle chinoise dont les conséquences peuvent nous offrir quelques leçons comme je l’ai déjà mentionné. La persécution des intellectuels, par exemple, est une déviation par rapport à l’objectif ; elle a provoqué des traumatismes et des blessures profondes pendant des décennies]. Mais l’autoritarisme bolsonariste a une double dimension. D’un côté, il est du type néolibéral global actuel lequel a besoin du bras armé de l’État pour garantir et maintenir l’encerclement du secteur public et des communs et assurer la croissance continue des bénéfices des grandes corporations. D’un autre côté, en surfant sur la vague d’une profonde crise économique et politique, le bolsonarisme se développe de la manière classique de l’autoritarisme : culte de la personnalité, personnification de la politique, centralisme politique, tendance à la militarisation du gouvernement et répression des mouvements sociaux. En ce qui concerne ce dernier point, il faut rappeler que la vague anti-manifestation qui peut se déclencher, gagne en légitimité avec la loi anti-terroriste qui avait déjà été approuvée par le gouvernement de Dilma Rousseff.

IHU On-Line – Qu’est-ce que la gauche peut offrir pour faire face au bolsonarisme ?
Rosana Pinheiro-Machado –
En théorie, tout. Des valeurs humanistes, émancipatrices et universelles. L’insistance sur la valeur du compagnonnage ou de la solidarité démocratique qui n’est possible que grâce à la fraternité qui existe au-delà de nos liens familiaux et privés et que l’on étend à la communauté et à l’humanité dans sa diversité et dans sa totalité. En outre, la gauche a la certitude que le capitalisme ne tient pas ses promesses et que les inégalités économiques et sociales ne peuvent être résolues sans une ample politique de redistribution.

Dans la pratique, le PT s’est engagé sur les rails du négationnisme de la crise et de ses propres erreurs. La candidature de Boulos représentait une ambivalence claire et évidente entre une tentative de former un héritier à Lula (ce qui n’a pas marché) et un radicalisme (dans le meilleur sens du mot) des valeurs des luttes populaires qu’il représente [11].

Je me sens très déçue de voir qu’une partie de notre gauche institutionnelle ait été si refermée sur elle-même, si erronée quant à ses diagnostics et qui n’a pas compris qu’il existe un mouvement d’indignation au Brésil qui crève les yeux. L’indignation et la révolte ″contre l’ordre établi″ est quelque chose dont la gauche doit saisir pour proposer un changement radical que nous estimons nécessaire. Il revenait à la gauche de proposer ce changement mais elle ne l’a pas fait : elle a continué à offrir les mêmes vieilles recettes.

Mais … il existe une gauche qui s’auto-renouvelle, véritablement populaire et qui est accueillie par certains partis, le PSOL, par exemple. En fait, celle-ci est foncièrement autonome, elle vient de la rue, des luttes qui ont suivi les événements de juin 2013, des mouvements décentralisateurs, des ″minorités″ et du printemps féministe. Cette force crève les abcès, s’installe sans demander permission et comme le New Yorker l’a brillamment montré, elle entre dans des fêtes à laquelle elle n’a pas été conviée. La gauche institutionnelle doit cesser de se tourner vers les vieilles (au sens figuratif) célébrités, garder ses finances pour ses campagnes politiques et investir dans cette vague qui émane de la base, des luttes populaires.

J’ai dit qu’il était peut-être nécessaire que tout le système s’écroule pour que cette nouvelle gauche ait une chance de gagner de l’espace car dans les arrangements institutionnels antérieurs des démocraties libérales, les femmes, les LGBT et les noirs n’avaient pas leur place.

IHU On-Line – Ces dernières années, la gauche a été beaucoup critiquée. A votre avis, quelles erreurs la gauche a-t-elle commises au cours de ces années et par la suite pendant la période des élections ?
Rosana Pinheiro-Machado –
Elle a commis une erreur en s’éloignant des bases populaires lors du processus d’institutionnalisation des mouvements sociaux et du modèle ″luliste″ de l’État gestionnaire qui transfert les revenus mais qui, peu à peu, arrête de fomenter des espaces collectifs démocratiques. Elle a commis une erreur en se moquant et en ridiculisant tout ce qu’elle ne comprenait pas - enfermée dans sa mentalité du siècle passé - comme ce fut le cas lors des événements de juin 2013 et de la grève des camionneurs [12]. Elle a commis une erreur quand elle a nié la crise économique et qu’elle a refusé d’entamer une discussion honnête sur la corruption, véritable problème systémique. Elle a fait erreur en pensant que le bolsonarisme n’était qu’une niche politique passagère, en misant toutes ses cartes sur Lula alors que l’anti-pétisme prenait de plus en plus d’ampleur dans les réseaux sociaux égouts des fake news. Elle a commis une erreur dans la manière de gérer les élections : elle a d’abord utilisé le masque de Lula, ensuite, lors du deuxième tour, Lula a disparu pour être remplacé par un récit aux couleurs patriotiques (alors que pendant quatre années on s’était moqué du vert et jaune !).

Et donc, une série d’erreurs qui avaient toutes une même cause : l’auto-centration qui empêche de voir cet être contradictoire qui à la fois, regarde les programmes de la Record et de la Globo [13] aux valeurs conservatrices et éprouve un sentiment de révolte contre le système politique traditionnel et les élites. Nous qui appartenons à la gauche, nous devrons de plus en plus apprendre à faire face au contradictoire et aux révoltes populaires ambigües. L’histoire nous a appris que les mot-dièses #Eunãobatipanela ou #euavisei [14] ne servent absolument à rien. Il m’arrive de penser à cette arrogance d’une partie de la gauche qui, les élections perdues, dirait : ″Moi qui suis maintenant assis dans mon sofa, je me moque de ce peuple qui va se faire avoir car il va rapidement se rendre compte que j’avais raison et reconnaître la justesse de mon jugement.". Non, visage pâle, ce n’est pas cela qui va se produire et ce n’est pas cela qui s’est produit ! Ce que l’on a vu, c’est que si le peuple se fait avoir, pour autant, la radicalisation politique est venue de la droite, qui, comme on le sait n’a pas, ne choisit pas le militant idéal.

IHU On-Line – Quels effondrements le système politique révèle-t-il ? Quelles en sont les causes ?
Rosana Pinheiro-Machado –
Les effondrements politiques sont connus et je les ai déjà commentés : effondrement des partis traditionnels et méfiance totale de la population vis-à-vis de la démocratie et du status quo. Maintenant, s’ajoute à cela une crise économique globale. Et le résultat de cette double crise c’est que ″tout″ s’effondre. Et, par effet domino, c’est l’effondrement et la remise en cause des valeurs occidentales démocratiques, laïques et humanistes. Et ces changements sont graves et profonds car ils remettent en cause nos fondamentaux et tous nos paramètres. Nous nous apercevons que nous ne pouvons plus rien prévoir et nous ne savons plus sur quelle éthique de vérité et sur quelle pratique politique nous appuyer. C’est déroutant mais c’est également une opportunité pour que nous, gens de la gauche, nous puissions nous réinventer à partir de cette antithèse du monde tel que nous le connaissons.

IHU On-Line – Quel type d’opposition peut-on attendre de la gauche ? La gauche continue-t-elle aussi fragmentée dans l’opposition au nouveau gouvernement ?
Rosana Pinheiro-Machado –
Il est probable qu’un front d’opposition se constitue au Congrès mais ce n’est pas suffisant. Nous avons véritablement besoin d’un front ample incluant tous les secteurs démocratiques afin d’essayer de construire un cordon de contention face aux excès de Bolsonaro. D’ailleurs, les luttes populaires continuent et se renforcent. Les femmes sont de plus en plus politisées. Nous allons continuer à nous développer, à organiser des manifestations, à faire des alliances inter-secteurs et nous allons de plus en plus occuper tout espace politique que nous pourrons prendre.

Voir en ligne : Revista IHU

[1Porto Alegre

[2contra tudo que esta ai″ : contre l’ordre établi, leitmotiv des partisans de Bolsonaro lors de la campagne des présidentielles.

[3Escola de governo comum. Il s’agit d’une formation à l’action politique qui s’adresse aux jeunes des banlieues

[4Parti Social Libéral : parti du président Bolsonaro

[5Anti-petisme : mouvement politique d’opposition de plus en plus radicalisé, contre le PT.

[6Parti SocialDémocrate du Brésil : principal parti de droite qui a perdu les élections présidentielles et dont le nombre d’élus au Congrès a été réduit à près de la moitié.

[7Scandale de la JBS. L’entreprise JBS, première productrice mondiale de viande de poulet, est impliquée dans l’un des plus grands scandales de corruption politique (près de 2000 inculpés dont le Président Michel Temer).

[8Fait parti de la théorie conspirationniste. Ce serait petit guide d’initiation à la sexualité destiné aux enfants dans le cadre des activités scolaires. Il n’a pas fait partie du programme du candidat du PT mais Bolsonaro l’a présenté comme une incitation à la dépravation sexuelle qui allait être utilisée par le PT si ce parti revenait au pouvoir. Concrètement, Le guide du Zizi sexuel de Titeuf.

[9Intégralisme. L’Action Intégraliste Brésilienne, fondée en 1932 est un mouvement politique d’inspiration fasciste, catholique, nationaliste et anticommuniste qui fait l’apologie de la violence.

[10Malufisme. Terme qui renvoie à Paulo Maluf, homme politique, icône du cynisme et de la corruption

[11Boulos. Membre de la coordination des mouvements des travailleurs sans domicile (MTST) et du PSOL (parti à gauche du PT)

[12Grève des camionneurs  : grève provoquée par l’augmentation du prix du diésel (21 -30 mai 2018) qui a conduit à la paralysation totale des transports, à la fermeture des stations d’essence et à l’arrêt des activités économiques dans tout le pays.

[13les deux premières chaînes de télévision en termes de public.

[14#Eunãobatipanela, #euavisei : mot-dièses que le PT a tenté, sans succès, d’utiliser lors de la campagne les élections de cette année.

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