La violence des villes

La violence des villes

de Yves Pedrazzini



Présentation de l’éditeur

Au Nord comme au Sud, nous aimons les grandes villes, mais nous n’en aimons pas la violence. Une tendance lourde est d’en attribuer les causes aux habitants les plus pauvres, puis d’adopter, pour les combattre, des stratégies sécuritaires : nos sociétés se transforment vite en sociétés de la peur. L’urbanisme, déjà, divise l’espace en forteresses et bidonvilles. On ne peut pas continuer à penser l’urbanisation depuis les commissariats de police : une lecture alternative des phénomènes de violence et d’insécurité urbaines est nécessaire. Elle ne peut se faire qu’en les resituant dans le contexte de la violence de l’urbanisation et de la globalisation. En prenant en compte, aussi, le point de vue des pauvres et en privilégiant, d’entre les pauvres, les " méchants ", les outsiders, les illégaux, les bandits, les membres des gangs. Quand tout paraît fermé, la " vision du pauvre " ouvre des pistes pour une pacification des territoires urbains. Contre l’actuelle dérive sécuritaire, un dialogue créatif s’impose avec ceux que le pouvoir diabolise. Ce livre s’adresse à tous ceux qui cherchent à saisir le sens de la ville, ceux qu’elle effraie et ceux qui l’aiment et ne veulent pas y renoncer, mais également aux habitants des quartiers extrêmes, même s’ils sont pauvres et " méchants ", même si la ville les détruit plus qu’elle ne les protège. Pour reconstruire des villes habitables, il faut désobéir aux modèles.


Yves Pedrazzini est chercheur au Laboratoire de sociologie urbaine de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, en Suisse. Dans le cadre du Programme national de compétences en recherche " Nord-Sud ", il coordonne des travaux sur la violence et la sécurité urbaine en Afrique et en Amérique latine.


Editions de l’Atelier - avril 2005 - 252 pages


A écouter

Entrevue avec le sociologue Yves Pedrazzini : 18 minutes d’entretiens sur Radio-Canada.
ICI

Il a vécu dans les bidonvilles d’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie et même d’Amérique du Nord, puisqu’il a côtoyé les gangs de Philadelphie. Il vient de publier le livre La violence des villes (Écosociété) et il est avec nous au bout du fil, dans les studios de la Radio Suisse-Romande, à Lausanne...

En 1800, seulement 2% de la population mondiale était urbanisée. En 2015 - autant dire demain - plus de la moitié de l’humanité vivra en ville.
Cette croissance fulgurante amène son lot de problèmes, dont celui de la violence. Les habitants les plus pauvres qui se massent aux abords des métropoles comme Riò, Calcutta, Mexico ou Dakar vivent dans une violence souvent meurtrière.

Pour contrer la peur que cette violence suscite chez les plus riches, on crée de véritables forteresses sécurisées, tout en marginalisant à l’extrême ces populations.

Au lieu de regarder cette violence de l’extérieur, du haut de nos tours d’ivoire, et d’accuser les plus pauvres, le sociologue Yves Pedrazzini l’a observée de l’intérieur.

Yves Pedrazzini rentre tout juste de Colombie et du Venezuela. Caracas, au Venezuela, est un peu sa seconde patrie, puisqu’il y a rencontré son ex-femme avec qui il a eu deux enfants. Il l’a rencontrée dans une favella.
Son lien avec les bidonvilles de Caracas est très fort parce qu’il y retourne sans cesse depuis 18 ans. Il est le parrain de la fille d’un ami aujourd’hui décédé (un chef de gang).

L’objectif de son livre est de mieux comprendre le point de vue de ceux qu’il appelle les « habitants extrêmes », c’est à dire ceux qui vivent dans les bidonvilles.

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