La menace du virus et le silence au sein des villages

Dans l’histoire brésilienne, tous les deux ans, trois langues autochtones cessent d’exister. Avec la pandémie, la mort des derniers anciens enterre des siècles de connaissance transmis par la tradition orale. La langue de seize peuples au moins est menacée.

Traduction Pascale VIGIER pour Autres Brésils
Relecture : Marie-Hélène BERNADET

En janvier de cette année, l’autochtone Pedro Arthur Kampé a été interné à l’Hôpital municipal de Alta Floresta Ouest, à Rondônia, pour des symptômes de grippe et de fatigue. Ayant reçu son bon de sortie, il a été raccompagné par la Maison de Santé Indigène de la ville. Les symptômes sont revenus en moins d’une semaine et Pedro, à 84 ans, n’a pas survécu à son second internement. Il a laissé huit neveux et environ quarante petits-neveux. Mais la mort de Pedro Arthur a aussi été un choc pour la mémoire autochtone : il était le dernier locuteur complet de Kampé, une variante de la langue Sakurabiat, de la branche Tupari. Depuis le début de la pandémie, le covid-19 atteint les peuples autochtones avec une violence destructrice et met en évidence un problème : la mort des derniers anciens d’un peuple signifie souvent la disparition complète de langues originales.

Au 26 avril, le nombre d’autochtones morts du covid au Brésil s’élève à 1048 – plus que le total des morts de la maladie dans des pays comme l’Australie et le Mozambique – selon les statistiques indépendantes de l’Articulation des Peuples Autochtones du Brésil (APIB) [1]. Parmi cet ensemble, figuraient au moins dix des peuples dont les langues étaient répertoriées “gravement menacées” dans l’Atlas UNESCO des langues en danger dans le monde. En considérant tous les peuples de l’Amazonia Legal [2] qui ont eu un contact quelconque avec la maladie, seize langues sont en danger de disparition. Dans des cultures qui dépendent de la connaissance orale pour la survie de leur identité, chaque mort est ressentie par le village tout entier. Dans tout le Brésil, 52900 cas de covid ont été confirmés parmi 163 peuples, plus de la moitié des 305 qui existent dans le pays.

D’après la linguiste Ana Vilacy, chercheuse au Musée du Pará Emílio Goeldi, Pedro Arthur faisait partie des Siokweriat – un des sous-groupes de l’ethnie Sakurabiat. “Les Sakurabiat sont les survivants d’un peuple qui a souffert d’une réduction drastique de population à partir des premiers contacts avec les non autochtones", explique Ana Vilacy. Quand il a quitté la Terre Autochtone Rio Mequéns [3] et déménagé vers la Terre Autochtone Rio Branco, toutes deux dans l’État de Rondônia, Pedro Arthur s’est identifié à un Kampé, tout comme la langue qu’il parle – une variante linguistique du Sakurabiat, langue qui à ce jour compte à peine douze locuteurs courants dans le monde entier. “On a perdu un historien, un livre. C’était quelqu’un de très bon, très gentil”, affirme le professeur Raul Tupari, parent de Pedro.

La statistique de l’UNESCO recense 45 langues du Brésil dans la catégorie “sérieusement menacée”, niveau qui suggère la plus grande alerte de danger.
L’une d’elles est le Yawalapiti, langage du peuple homonyme – et dont le risque de disparition a augmenté après la mort de l’ancien Aritana Yawalapiti, due au covid-19 à l’âge de 71 ans, le 5 août 2020. Après quinze jours d’hospitalisation, le leader autochtone est mort à la date-même où le Tribunal Fédéral Suprême (STF) a obligé le gouvernement fédéral à prendre des mesures pour protéger les communautés autochtones de l’avancée du coronavirus. Les ministres ont signé à la majorité un recours dans le domaine de l’Allégation de non respect du précepte fondamental (ADPF) 709 [4], qui dénonçait l’omission des autorités dans la gestion de la crise.

Aritana Yawalapiti était un leader reconnu du Haut Xingu, région à l’intérieur du Parc Autochtone Xingu, zone du Mato Grosso aux limites marquées en 1961, où vivent seize peuples. Mais pour lui la décision du STF est arrivée tard. Seules sept personnes de son peuple encore vivantes possèdent la pleine connaissance de la langue, relève Tapí Yawalapiti, fils d’Aritana, lors de sa soutenance de maîtrise en Linguistique à l’Université de Brasília (UnB). Intitulée Documentação da Língua Yawalapíti : uma língua que não deve morrer [Documents de la langue Yawalapiti, une langue qui ne doit pas mourir, non traduit], elle était un hommage rendu à son père. “La langue signifie l’identité d’un peuple, elle est la carte d’identité du peuple, c’est donc à travers elle que les gens se reconnaissent”, conclut le mémoire.

Tapí Yawalapíti avec son père, Aritana – Photo : Archives personnelles / Tapí Yawalapíti
Tapí Yawalapíti avec son père, Aritana
© Archives personnelles / Tapí Yawalapíti

Le dernier recensement de l’IBGE (Institut brésilien de Géographie et de Statistiques), en 2010, dénombre l’existence de 274 langues autochtones dans le pays – le total varie en fonction de la méthodologie d’analyse des branches linguistiques, et le mieux admis par les spécialistes s’étend de 150 à 170. On estime qu’au début du 16ème siècle, 1078 langues étaient parlées par ici. Ce qui signifie que, dans le meilleur des cas, tous les deux ans dans l’histoire du Brésil, trois langues autochtones ont cessé d’exister. En plus de celles qui se situent au niveau maximum de risque, 145 autres langues encore sont “en danger” au Brésil. Cette réduction au silence des langues d’origine provient de nombreuses raisons – la baisse de population, la pression sociale visant à l’usage du portugais et la rupture dans la transmission entre générations en constituent quelques-unes, explique Ana Vilacy. La mort de langues par suite de cet “exil linguistique” est appelée glotto-cide. “Si vous n’avez pas accès à votre propre culture, pas d’enseignement dans les écoles et que personne ne parle la langue, elle se restreint. Elle s’éloigne et reste fermée dans un petit espace, réduit”, conclut-elle.

Le covid-19 s’inscrit dans le sillage de nombreux autres problèmes, comme l’activité intrusive de l’extraction minière sur les terres autochtones du Pará et la recrudescence des brûlages en Amazonie, insiste la statistique du Map Biomass. L’analyse du Conseil Missionnaire pour les Indigènes (CIMI) [5] montre aussi que, pendant la première année du gouvernement du président brésilien Jair Bolsonaro, les cas de violences contre les peuples autochtones ont augmenté. L’invasion et l’exploitation illégale de biens ont plus que doublé par rapport à 2018. La Modélisation de l’Institut national de recherches spatiales (INPE) [6] indique aussi qu’en 2019 le record d’augmentation de la déforestation concernant les territoires autochtones de l’Amazonie a été battu. 490,78 km² ont été dévastés - la plus grande superficie depuis le début de la séquence historique, en 2008.

Le “traitement précoce” – et sans attestation scientifique – contre le covid-19, préconisé par le gouvernement fédéral, a fait des victimes parmi les autochtones. Il a été administré à l’ancien et dernier guerrier de l’ethnie Juma – accueilli d’abord à Humaitá (État d’Amazonie) et ensuite amené à Porto Velho (État de Rondônia), où il est mort du covid-19 vers la mi-février. L’information a été communiquée par une employée de la Maison d’assistance à la santé indigène (CASAI) [7] de Humaitá, organisme du Ministère de la Santé, et diffusée par l’agence Amazônia Real [8]. La Coordination des Organisations Indigènes de l’Amazonie brésilienne (COIAB) [9] s’est lamentée dans une note :

“Le dernier survivant du peuple Juma est mort. À nouveau, le gouvernement brésilien s’est montré négligent et incompétent de manière criminelle. Le gouvernement a assassiné Aruká. De la même façon que ses ancêtres assassinés, cette perte indigène est dévastatrice et irréparable.”

La réduction du peuple Juma suit le même schéma que celle des Umutina et Sakurabiat : elle est tombée de 12 mille indiens au 18ème siècle à uniquement 4, selon l’Institut socio-environnemental (ISA) [10]. D’après sa famille, Aruká disait peu de mots en portugais mais emmagasinait une multitude de connaissances sur sa langue.

Les données officielles sur le covid à l’intérieur des territoires autochtones homologués sont encore insuffisantes. Le relevé de septembre effectué par l’ONG Open Knowledge Brasil remarquait que seuls 56% des États en Amazônia Legal vivantes ont diffusé leurs informations sur les ethnies autochtones affectées par la maladie. Un document du Comité national pour la Vie et la Mémoire autochtones révèle que souvent les autochtones sont classés “mulâtres” sur les fiches d’identification. Une étude de la revue Frontiers in Psychiatry a indiqué que la mortalité par le covid est 110% plus importante parmi les peuples de l’Amazônia Legal que la moyenne brésilienne. Les chercheurs ont utilisé les données de la Coordination des Organisations Indigènes de l’Amazonie brésilienne (COIAB). S’ils s’étaient basés sur les informations du Secrétariat spécial de la Santé indigène (Sesai) [11], le pourcentage serait réduit de moitié.

Par une note, le ministère de la Santé a affirmé que le Sesai développe des stratégies de protection, de prévention, de diagnostic et de traitement du covid-19 depuis le début de la pandémie. “Avec le ministère de la Défense, le Sesai a effectué vingt missions interministérielles dans des villages, où ont été réalisées plus de 60 mille consultations. Tous les Districts de Santé spéciaux autochtones ont aussi reçu plus de 6,6 millions d’unités de matériaux pour des tests de covid-19, des médicaments et des protections individuelles” informe cette note. Avec les particularités de l’Articulation des peuples autochtone du Brésil (ADPF 709) [12], les peuples autochtones obtiennent la priorité dans le Plan national des opérations de vaccination contre le covid-19. Le Sesai calcule que 907 mille doses seront nécessaires pour immuniser cette population. Jusqu’à ce jour (le 26 avril), 77% des autochtones des villages ont reçu la première dose de vaccin.

Questionnée par Piauí, la Funai a affirmé que, par l’intermédiaire de la Coordination des processus d’éducation (Cope), elle appuie des programmes pour mettre en valeur les langues, les cultures, les connaissances, les savoirs et les pratiques traditionnels. Elle a relevé que le Musée de l’Indien agit en ce sens au moyen du Projet de Sauvegarde de langues autochtones, issu d’un accord avec l’Unesco, dont l’objectif porte sur la formation de chercheurs autochtones pour la documentation et les langues et cultures des peuples originels. Dans le domaine de la protection environnementale, elle met en évidence avoir réalisé 306 actions sur 2214 Territoires indigènes depuis le début de la pandémie afin d’empêcher les illégalités comme l’extraction frauduleuse du bois, des mines, la chasse et la pêche prédatrices. La Funai a encore affirmé avoir distribué 600 mille paniers de base à des familles autochtones et avoir investi 46 millions de reais en actions de prévention contre le covid.

À la mi-décembre 1985, le linguiste Gilvan Müller de Oliveira a débuté une série d’interviews avec la dernière locutrice de la langue autochtone Umutina. Ce chercheur de formation récente réalisait des rencontres quotidiennes pour un travail de récupération de la langue, à la demande de la Fondation nationale de l’Indien (Funai). Cependant, l’interviewée Kozakaru Umutina résistait, se troublait, et les questions devaient être interrompues. L’ancienne avait passé trente ans sans parler sa propre langue, empêchée à la suite d’innombrables oppressions depuis le premier contact de son peuple avec des non autochtones, en 1911. L’un de ces massacres a aussi consisté en une épidémie de rubéole, qui a décimé un tiers du village. “Je dirais que cette expérience de Kozakaru est comme un cristal qui reflète sur toutes ses faces beaucoup de situations identiques et également tragiques se produisant tous les jours”, déclare Müller.

Le linguiste a compris que, pour l’ancienne Umutina, parler sa propre langue était cause de souffrance, et il a décidé de ne pas poursuivre le projet. Il est revenu à Brasília avec 190 mots annotés et 60 minutes de vidéo. Après la mort de Kozakaru, un de ses frères retourné au village parlait encore sa langue maternelle. “La langue surgit à des moments déterminés, en tant qu’édifice de la mémoire, de l’identité, des relations culturelles et de la mémoire même de la perte”, explique Müller, aujourd’hui professeur à l’Université fédérale de Santa Catarina (UFSC). Dans le cas de l’autochtone Pedro Arthur Kampé, sa mort peut ne pas signifier la fin de la langue. Pour Leonio Kampé, il n’est pas trop tard pour remettre en vigueur la langue de son grand-oncle, depuis que certaines personnes ont appris des éléments de la langue et peuvent maintenant essayer de la récupérer.

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L’une des plus importantes entreprises de récupération des langues autochtones a été préservée par hasard du feu qui a consumé une bonne partie du fonds du Musée national de Rio de Janeiro. Le jour de l’incendie, l’Étude synchronique des langues autochtones du haut Xingu était en cours de nettoyage et, pour cette raison, ne se trouvait pas au troisième étage du bâtiment, là où étaient conservées la plupart des publications de ce genre. Numérisée un an après par le Centre de documentation sur les langues indigènes (Celin), elle présente un vocabulaire inédit de la langue Yawalapiti documentée en 1977 par Renata Bondim, alors professeure de l’Université fédérale de Rio de Janeiro. Le document dispose de 2784 entrées qui aident les linguistes comme Tapí à maintenir vivante la mémoire Yawalapiti.

D’après la fondatrice de l’Association de Défense ethno-environnementale Kanindé, Ivaneide Cardozo, les Juma ont eux aussi l’occasion de maintenir leur langue vivante depuis la mort de l’ancien Aruká Juma. “Il n’est pas vrai que Aruká était le dernier locuteur de sa langue. Ses filles aussi savent la parler.” Ses trois filles et ses petits-fils continuent à étudier leur propre langue. “Nous nous trouvons au moment d’apprendre à parler à nouveau le langage du peuple Juma”, affirme Puré Juma Uru Eu Wau Wau, petit-fils de Aruká, âgé de 19 ans et président de l’association du peuple autochtone Juma-Jawara Pina. “L’objectif est de maintenir la véritable langue autochtone du Juma dans le village et de la transmettre aux générations suivantes."

Dans le Rondônia, État qui concentre plus de vingt langues de peuples d’origine, seuls trois anciens avaient connaissance de la langue Puruborá jusqu’au début de l’an passé, date où Eliézer Puruborá est mort après avoir contracté le covid-19. Un an après, ce fut le cas de Nilo Puruborá, de mort naturelle. À présent, il reste uniquement un dernier locuteur âgé, de 90 ans présumés : Paulo Aporeti Puruborá. Mais le travail de documentation de la langue effectué par les Puruborá avec Ana Vilacy et d’autres chercheurs peut contribuer à la régénération de la langue. Aux côtés des anciens, le peuple a organisé le “Vocabulaire illustré des animaux en langage Puruborá” et d’autres matériaux documentaires qui sont maintenant utilisés par des professeurs autochtones pour enseigner aux plus jeunes.

La politique de diversité des langues au Brésil n’a que onze ans d’existence et comme tête de file l’Inventaire national de la Diversité linguistique – instrument de reconnaissance des langues en tant que patrimoine culturel. En parallèle, la politique de co-officialisation des langues permet aux communes de décider de rendre officielle, avec le portugais, une autre langue présente sur son territoire. “Ces politiques contrebalancent les périodes de menace, mais n’arrivent pas à garantir que ces langues sortent de leur position”, déclare Müller. Le linguiste considère qu’il faut porter ces langues en lieu public et utiliser des technologies de documentation connues. La chercheuse Ana Vilacy appuie :

“Les politiques publiques doivent s’attacher au maintien de la vie, en plus de la garantie de la terre, conjointe aux politiques qui garantissent éducation et possibilités de travail dans les villages. Tout est lié. Ils disent : ‘ il nous faut continuer à vivre.’ La langue doit avoir des locuteurs. Elle ne restera que s’il y a des personnes vivantes.”

Le linguiste australien Christopher Moseley a appris la mort d’Aritana Yawalapiti par la presse internationale – l’événement a été annoncé par le New York Times, Reuters et Washington Post. En plus d’avoir été rédacteur-en-chef de la dernière version de l’Atlas de l’Unesco, Moseley est membre de la Fondation pour les Langues en danger (Foundation for Endangered Languages), organisme qui agit pour la prise de conscience, le développement et l’appui à la documentation et la propagation des langues en danger de disparition. Il souligne que des travaux comme ceux de Tapí sont essentiels pour le maintien des langues autochtones : “De bonnes documentations, du matériel éducatif adapté et des professeurs qualifiés peuvent augmenter le prestige d’une langue aux yeux des enfants.” Le chercheur énumère des actions possibles en période de pandémie, comme la traduction et la diffusion d’informations sur la santé en langue d’origine. L’Unesco a établi la “Décennie des langues autochtones" pour les dix ans à venir.

Dans le Haut Xingu, Tapí n’a pas la prétention de prendre la place d’Aritana, nommé “fédérateur de mondes”. Il veut être un exemple pour les plus jeunes et aider à préserver, non seulement la langue, mais aussi la culture de son peuple.

“J’ai appris avec mon père et aujourd’hui je mets en pratique ce qu’il m’a transmis, ce à quoi il m’a formé, ce qu’il m’a enseigné”, a déclaré le linguiste à Piauí. “Mon combat aujourd’hui consiste à documenter notre langue maternelle et faire des livres didactiques pour que les professeurs autochtones travaillent avec les enfants.”

En documentant le langage d’origine de son peuple, Tapí essaie de le garder vivant. Cependant il sait que la langue ne reste vivante que si ceux qui l’utilisent survivent eux aussi.

Voir en ligne : Outras Palavras - Outras Midias : « A ameaça do vírus e o silêncio nas aldeias »

[1Instance nationale représentée dans tous les États brésiliens par les instances régionales.

[2Cette zone englobe 9 États du bassin amazonien. Délimitée en 1953, 1966 et 1977, elle est éligible aux programmes de développement. Avec la constitution de 1988, y sont intégrées des règles de protection de l’environnement et des communautés autochtones.

[3Mequéns est le nom traditionnellement attribué au peuple Sakurabiat. Depuis le 17e siècle, plusieurs sous-groupes habitaient cette zone. Voir en brésilien, l’article d’Ana Vilacy :
https://www.indios.org.br/pt/Povo:Sakurabiat

[4Avant la constitution instaurée en 1988, les autochtones étaient sous tutelle juridique de la FUNAI (Fondation nationale de l’Indien). Ce n’est plus le cas depuis 1988, cependant c’est la première fois qu’ils vont au STF pour leur propre compte, avec leurs propres avocats. La règle fondamentale condamne tout génocide ou ethnocide, or les autochtones ne bénéficiaient d’aucune protection sanitaire (centres de santé par exemple).

[5Le CIMI, lié à la Conférence nationale des évêques du Brésil, comprend des religieux et des laïcs qui œuvrent pour la défense des droits des autochtones.

[6Ce Centre de recherche chargé des investigations scientifiques et de ses applications dans le domaine spatial, créé en 1961, est rattaché au ministère des Sciences, de la Technologie et de l’Innovation. Son directeur ayant alerté sur l’ampleur des incendies de la forêt amazonienne, a été limogé en 2019 par Bolsonaro.

[7Ces équipes dépendent des districts sanitaires de santé indigène, liés au ministère de la Santé. Voir l’article dans Autres Brésils : « En Amazonie, les mères yanomami supplient pour les corps de leurs bébés »

[8Journal d’investigation indépendant fondé en 2013 à Manaus, dont le propos est d’informer sur les populations et les questions relatives à l’Amazonie.

[9Créée en 1989 par 13 organisations autochtones sans lien entre elles, avec l’appui de l’Église catholique progressiste, elle défend les droits des autochtones, la création de districts de santé, de centres d’enseignement bilingues.

[10Cette ONG, fondée en 1994, promeut et propose des solutions pour la défense de l’environnement, pour le patrimoine culturel, pour les droits de l’homme des communautés traditionnelles.

[11Organe dépendant du Ministère de la Santé, chargé de l’assistance médicale et pharmaceutique aux populations autochtones

[12Plan du Tribunal suprême fédéral présentant des mesures à mettre en place pour la protection des autochtones contre le covid.

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