L’Unesco a toujours besoin de résister aux pressions des Etats Unis

, par Carlos Gustavo Yoda

Le Brésil s’apprête à ratifier la Convention de Protection et de Promotion des Expressions et des Diversités Culturelles de l’Unesco. Les Etats Unis, qui financent 20% du budget de cet organisme, proposent toujours un libre échange culturel. Le Ministre de la culture, Gilberto Gil, dirige un groupe de résistance pour la convention pour les cultures régionales et populaires.

Par Carlos Gustavo Yoda


Source : Agence Carta Maior – 26/08/2006

Traduction : Vanessa Lopes et Pablo Gajardo pour Autres Brésils. Revue par G. da Costa.

Dans le cadre d’un partenariat entre le département de Portugais de l’Université Paul Valéry de Montpellier et l’association Autres Brésils


Début septembre, la Commission de Constitution, de la Justice et Citoyenneté (CCJ) a approuvé le Projet de Décret Législatif, de la Commission des Affaires Etrangères et de la Défense Nationale, qui ratifie la convention de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco) sur la protection et la promotion des expressions culturelles. La convention, célébrée en 2005, se distingue pour être le premier accord international qui garantit la protection, la promotion, et la reconnaissance de la diversité culturelle.

Le texte signé par le Brésil prévoit l’adoption de mesures pour l’échange, l’analyse et la diffusion d’informations culturelles entre les pays. Par ailleurs, les signataires de l’accord s’engagent à promouvoir la prise de conscience publique des diverses formes de culture. Un dispositif est également mis en place pour encourager la coopération internationale lors de situations de graves menaces portées contre des expressions culturelles. L’accord crée également le Fond International pour la Diversité Culturelle, géré par l’Unesco et financé par des contributions volontaires des pays.

La Convention sur la Diversité Culturelle de l’Unesco est considérée comme un grand pas en avant dans la lutte pour la préservation des cultures régionales et pour la souveraineté des identités des pays, principalement les plus pauvres. La résolution, soutenue par 148 pays, n’a rencontré de vote contraire que des Etats Unis et d’Israël. Pour les Etats Unis, les échanges culturels devraient être régis par les lois du commerce international, soumises aux politiques de libre échange de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

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