En Amérique du Sud, c’est l’année de tous les dangers

, par L’humanité.fr

La droite revient en force, avec le soutien des puissances libérales états-uniennes. L’argentine, où le libéral Mauricio Macri veut briser l’héritage de Kirchner, le Brésil, où Lula est attaqué sans retenue, le Venezuela, où l’opposition orchestre le chaos, sont dans l’oeil du cyclone.

Au Brésil, l’opposition à Dilma rousseff, la présidente, a réuni plus de 3 millions de manifestants le 13 mars. Photo Bruno Kelly/Reuters

Cette année 2016 s’annonce très conflictuelle pour trois pays d’Amérique latine : Brésil, Venezuela et Argentine. « Nous sommes face à une attaque conservatrice qui souhaite empêcher une candidature de Lula à l’élection présidentielle en 2018 », affirme le dirigeant brésilien du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST), Joao Pedro Stedile. Une déstabilisation dénoncée par 14 anciens chefs d’État et de gouvernement latino-américains et européens [1]. Ils ont publié, le 11 mars, une protestation contre la tentative « de détruire l’image de ce grand Brésilien et les avancées sociales que le Brésil a connues pendant ses deux mandats ».

BRÉSIL, UNE CRISE INCONTRÔLABLE ?

Le camp progressiste brésilien n’entend pas en rester là. Le 31 mars aura lieu une mobilisation nationale du Front Brésil populaire. Ses revendications ? Celles proposées par les travailleurs. En avril, ce sera le tour des paysans. Pour Joao Pedro Stedile : « Le gouvernement de Dilma n’arrive pas à contrôler la crise et à avancer. Il a accepté l’agenda néolibéral avec la réforme du système de retraite et en signant un pacte avec la droite pour exclure l’entreprise Petrobras de l’exploration du Pré-Sal, ouvrant ainsi la porte aux entreprises multinationales. » Le Pré-Sal est un immense gisement de pétrole et de gaz naturel dont le potentiel est estimé à environ 1,6 milliard de mètres cubes, situé entre l’État de l’Espirito Santo et l’État de Santa Catarina au sud-est du Brésil. Il s’agit de la plus grande réserve de pétrole au monde dans des eaux maritimes.

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[1Cristina Kirchner (Argentine), Eduardo Duhalde (Argentine), Carlos Mesa (Bolivie), Ricardo Lagos (Chili), Ernesto Samper (Colombie), Mauricio Funes (El Salvador), Felipe Gonzalez (Espagne), Manuel Zelaya (Honduras), Massimo D’Alema (Italie), Martin Torrijos (Panama), Nicanor Duarte (Paraguay), Fernando Lugo (Paraguay), Leonel Fernandez (République Dominicaine), José Mujica (Uruguay), Juan Manuel Insulza (OEA, Organisation des états américains).

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