Ditabranda : un mot et ses implications

, par Caros Amigos

Cinq analystes politiques discutent des implications de l’éditorial de la Folha de São Paulo qui réhabilite le régime militaire. En réponse aux questions formulées par Caros Amigos, Virginia Fontes, professeur du Programme de 3è cycle d’Histoire de l’Université Fédérale Fluminense (UFF) ; Celso Lungaretti, journaliste et écrivain, responsable du blog http://naufrago-da-utopia.blogspot.com (naufrage de l’utopie), Valter Pomar, secrétaire des Relations Internationales du PT (Parti des Travailleurs) ; Luiz Antonio Magalhães, éditeur exécutif du site Observatório da Imprensa (Observatoire de la presse) ; et Osvaldo Coggiola, professeur titulaire du Département d’Histoire de l’USP (Université de São Paulo), donnent leur opinion.

Source : Blog du magazine Caros Amigos - courant 2009

Texte original : http://carosamigos.terra.com.br/index_site.php?pag=revista&id=124&iditens=152

Traduction : Jean Saint-Dizier et Geni Favre pour Autres Brésils


1. Selon vous, qu’est-ce qui a conduit la Folha de S.Paulo à appeler la dictature “ditabranda” ?

Virginia Fontes :

Sans faire allusion à Freud, il est clair qu’il y a une intention de réduire l’impact de la dictature. Le terme « ditabranda » a d’abord été utilisé par Pinochet ! Dans la Folha de S. Paulo, dont les liens des propriétaires avec la très dure dictature brésilienne sont connus et documentés, l’intention est évidemment d’adoucir, de faire oublier leur propre rôle aux côtés de la dictature.
Les journaux sont co-producteurs de la mémoire collective de même qu’ils sont instigateurs de l’oubli collectif, de manière sélective. Pour éviter les falsifications historiques de ce calibre, il faut que la société se manifeste, pour empêcher que la mémoire nationale ainsi que notre histoire ne soient otages de quelques grands propriétaires de média.

[...]

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