Début d’année sanglant, le Brésil désemparé face à la violence

, par AFP

Les Brésiliens fêtaient encore le nouvel An quand une émeute dans une prison de Goias (centre-ouest) a fait neuf morts, dont deux décapités, donnant d’emblée le ton dans un pays dépassé par une violence endémique.

« Notre système de sécurité est en faillite », a admis le ministre de la Défense, Raul Jungmann.

Ces déclarations datent de mercredi dernier, quelques heures après qu’une des principales artères menant à l’aéroport de Rio de Janeiro ait été bloquée par une fusillade dans la Cité de Dieu, favela rendue célèbre par le film du même nom.

De nombreux automobilistes paniqués ont quitté leur véhicule pour tenter de se mettre à l’abri des échanges de tirs nourris entre policiers et narcotrafiquants.

Un an et demi après les jeux Olympiques, près de 700 fusillades ont été recensées en janvier seulement dans l’État de Rio, soit près de 22 par jour, la plupart dans les favelas, quartiers pauvres et souvent insalubres vivant sous le joug de factions criminelles.

La violence fait aussi rage dans d’autres régions du pays : il y a deux semaines, 14 personnes ont été tuées dans un bal populaire de Fortaleza (nord-est).

Un massacre attribué par la presse locale à un règlement de compte, suivi deux jours plus tard de la mort de dix détenus lors d’un affrontement entre membres de factions rivales dans une prison à 120 km de là.

Voir en ligne : Le Point

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