Brésil : prisonnier la nuit, député le jour

, par AFP

Brasilia - Celso Jacob se lève tous les jours à cinq heures dans sa cellule de la prison de Papuda, près de la capitale Brasilia, et attend la voiture qui le conduit sur son lieu de travail : la Chambre des députés.

Si nombre de parlementaires au Brésil sont écroués ou sous enquête, le député Jacob vit une situation exceptionnelle.

Il a été condamné à sept ans de réclusion dans un régime de semi-liberté qui lui permet de voter les lois, participer aux débats et apporter son soutien à la coalition gouvernementale du président Michel Temer.

Mais le soir et le week-end, il est confiné entre les quatre murs de sa cellule qu’il partage avec deux autres prisonniers dans la prison de Papuda, sans régime de faveur.

« Ceux qui me connaissent, et dans ma ville ils me connaissent bien, souffrent avec moi », dit-il à l’AFP lors d’un entretien dans son bureau à la Chambre des députés. « Et ceux qui ne me connaissent pas pensent que je suis un voleur de plus, un autre qui a détourné (des fonds publics). Il est difficile de séparer le bon grain de l’ivraie ».

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