Brésil : les dilemmes de la gauche

Depuis 2013 au Brésil, les grandes manifestations ont été surtout convoquées et utilisées par la droite, notamment celles qui ont exigé la destitution de la présidente Dilma Rousseff en 2016. Par la suite, la situation a un peu évolué. Par exemple en 2018, la gauche a appelé les gens dans la rue à Rio pour protester contre l’assassinat de la féministe noire et socialiste Marielle Franco et plus tard, contre la candidature de Jair Bolsonaro. Cependant, au total, la gauche a eu de la difficulté à mobiliser ces dernières années. On a noté cette tendance dès le premier mandat de Lula à la présidence du pays en 2002.

De la peur à la colère

Avec la pandémie, cette semi-paralysie s’est aggravée. Devant la criminelle inaction de Bolsonaro, il y avait beaucoup de colère. Mais il y avait aussi la peur. D’autre part, plusieurs organisations comme les syndicats et les groupes communautaires se sont concentrées sur l’aide d’urgence, car dans les quartiers populaires, les gens ont faim. Du côté parlementaire, le Parti des travailleurs (PT) et le Parti socialiste et de la liberté (PSOL) ont fait pression pour obtenir un revenu de base d’urgence et d’autres mesures concernant la pandémie. Finalement, ils ont obtenu un revenu de base d’urgence de 600 reais par mois ($135 dollars canadiens), ce qui a été fortement diminué en 2021. Entretemps, le coût de la vie a augmenté, le chômage a connu une forte envolée et la violence policière dans les communautés pauvres et noires s’est poursuivie, comme on l’a vu récemment avec la tuerie commise par la police dans la favela de Jacarezinho à Rio de Janeiro.

Un président brésilien le dos au mur

Devant tout cela, la cote de Bolsonaro n’a cessé de descendre. Une enquête parlementaire doit être entreprise par le Sénat sur les actions et l’inaction du gouvernement fédéral pendant la pandémie. De plus en plus de gens sont horrifiés par le fait que Bolsonaro et Pazuello, le général qui a été ministre brésilien de la Santé jusqu’en mars 2021, ont directement refusé d’acheter des millions de vaccins à Pfizer et à l’Institut Butantã, ce qui aurait anticipé et stimulé les efforts de vaccination des États et des villes avec environ 150 millions de doses. Le Brésil s’approche de la terrible marque officielle de 500 000 morts de la covid-19.

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Voir en ligne : Nouveaux Cahiers du Socialisme : « Brésil : les dilemmes de la gauche »

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