Brasilia, l’épanouissement d’une capitale

, par Gérard Monnier

Photos aériennes de João Facó

Reportage photographique de Stéphane Herbert

Directeur de l’ouvrage : Gérard Monnier


La nouvelle capitale fédérale que s’est donné le Brésil il y a quarante ans est
restée méconnue des Français. Les circuits du tourisme laissent Brasilia à
l’écart. Et le public cultivé n’a pas oublié les commentaires de critiques
d’architecture mal inspirés, peu attentifs aux significations politiques et
culturelles de cette capitale surgie dans le vide du sertão (la brousse), et
dont le rôle international s’affirme jour après jour. Quels espoirs la
conception de Brasilia portait-elle ? Celui d’une dogmatique utopie, ou celui
d’une nouvelle réalité urbaine ? Celui d’une quelconque agglomération de la
mondialisation, où celui de l’authentique capitale politique et symbolique d’un
Brésil en devenir ? Et qu’en est-il aujourd’hui ?

Les auteurs montrent que Brasilia est non seulement l’expression brésilienne
d’un moment de l’art de bâtir du monde occidental, mais aussi un lieu où se
combinent les valeurs d’usage de la vie quotidienne avec une originale
dimension monumentale et poétique.


Commentaire de Le Monde Diplomatique

On ne retient généralement de Brasília que l’œuvre d’Oscar Niemeyer. A 98 ans, l’architecte vient de terminer le Musée d’art contemporain et la Bibliothèque nationale. Malheureusement, on dévalorise trop souvent le génie créateur de l’urbaniste Lucio Costa, décédé en 1998, qui a tracé cette ville-parc audacieuse à 1 150 km de Rio de Janeiro. Pour restituer une approche plus objective de la capitale du Brésil, inaugurée le 21 avril 1960, Gérard Monnier, professeur émérite de l’université Paris-I, a rassemblé les textes de huit architectes et historiens. Ils défendent la dimension humaine des « super quadras », immeubles de six étages bâtis sur pilotis, ceinturés d’un rideau d’arbres. Les touristes qui ne font que parcourir les larges avenues rectilignes de Brasília ont une impression de vide, alors que les ensembles résidentiels sont extrêmement vivants. Pour les auteurs - photographies de Stéphane Herbert à l’appui -, cette ville de deux cent soixante mille habitants a enfin trouvé son âme.

Par Edouard Bailby


SOMMAIRE

Préface
par Paul Claval

Introduction
par Gérard Monnier

Brasilia, l’épanouissement d’une capitale.
par Jean-Loup Herbert

Vivre à brasilia.
par André Correa do Lago

L’apogée de l’architecture moderne au Brésil.
par Gilbert Luigi

Une saga technologique : les formes structurelles dans l’architecture de
Brasilia.
par Claudia Estrela

Brasilia : l’invention typologique et le projet politique.
par Gérard Monnier

Brasilia aujourd’hui.
Photos aériennes de João Facó
Reportage photographique de Stéphane Herbert

Analogies et aphorismes sur l’éthique dans l’espace de Brasilia.
par Claudio José Pinheiro Villar de Queiroz

Une ville en quatre échelles.
par Farès el-Dahdah

D’aeropolis à acropolis, les paraboles de Brasilia.
par Laurent Vidal


PICARD EDITIONS

35,00 EUR - 183 pages - Date de parution : 5 juillet 2006


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