Avoir un visage pour exister publiquement : l’action collective des sans terre au Brésil

 | Par Susana Bleil

"Quiconque se penche sur l’étude de l’action collective a affaire à un
« objet » qui s’est auparavant auto-constitué sous une forme visible
et intelligible. En ce sens, la question de la visibilité semble
indissociable de l’action collective : pour exister, une action collective a dû
construire sa visibilité, à la fois pour les acteurs qui y participent directement
et pour les publics plus larges qui assistent à sa manifestation. L’action
collective ou la mobilisation des citoyens est souvent une manière de rendre
visible à un public le caractère inacceptable des situations dénoncées. Il faut
tout d’abord que ces situations soient connues, puis reconnues comme
méritant qu’on s’y dévoue. Il s’agit d’un processus visant à attirer l’attention
d’un public sur un malaise qui pouvait exister précédemment mais qui n’était
pas ressenti comme tel. L’action collective trouve sa légitimité à mesure
qu’elle parvient à démontrer, par le bien-fondé des revendications, que la
situation en question doit non seulement être transformée mais aussi que
cette transformation est possible."

Etude de Susana BLEIL - Réseaux n° 129-130 - FT R&D / Lavoisier - 2005

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