Aparecida Horta, 50 ans d’éducation populaire et de résistance à la dictature au Brésil

, par Marilza de Melo Foucher

Maria Aparecida Antunes Horta, professeure, est âgée de 68 ans. Membre du mouvement de Résistance à la dictature, elle a été contrainte de quitter le pays, et a vécu à Cuba de 1973 à 1979. De retour au Brésil, elle a recommencé à travailler comme professeure à l’école publique et également dans un Centre d’éducation populaire destiné à la formation d’éducateurs pour jeunes et adultes. Voici son témoignage.

50 ans d’éducation populaire et de résistance à la dictature

« La génération à laquelle j’appartiens, née autour des années quarante, a vécu sa jeunesse et son début d’âge adulte sous la dictature qui a dominé le Brésil de 1964 à 1984. Notre début d’apprentissage de la vie démocratique s’est fait sous une apparente ouverture politique qui se mit en place à la fin des années soixante-dix, de façon progressive, lente, et articulée. Cependant, ce moment politique s’est installé comme une transition négociée avec les anciens dictateurs, qui d’ailleurs se sont accordés une auto-amnistie pour leurs crimes d’usurpation de pouvoir, de tortures, de morts et de disparitions des opposants politiques. Cette transition négociée a permis également la réalisation d’élections indirectes qui se sont déroulées en 1985.

Si nous réfléchissons sur l’héritage de ces 21 ans de régime dictatorial au Brésil, nous verrons que ces deux décennies pendant lesquelles nous étions absolument contraints au silence et privés de toute participation politique ont été marqués profondément par la dépendance du pays au capital étranger. Dans ce contexte, nous avons pu être témoins de différents phénomènes sociaux :

  • La concentration des terres et la capitalisation des campagnes où les paysans se sont soudainement retrouvés obligés d’abandonner leurs terres et d’aller s’entasser dans les périphéries des grandes villes.
  • La privatisation de l’éducation et la dévalorisation des professeurs par la réduction salariale imposée.
  • Une importante diminution salariale.
  • La répression de toutes grèves ouvrières.

En plus de tout cela, une persécution horrible de tous ceux qui ont participé aux mouvements de Résistance, avec des milliers de Brésiliens torturés, emprisonnés, morts ou disparus.

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