À Belém, pendant la COP30 : l’inégalité, même dans l’accès à l’ombre

Des données exclusives obtenues par Sumaúma révèlent un fossé dans l’accès aux espaces verts, avec des écarts de température atteignant 8°C entre quartiers riches et pauvres. Circulant dans des rues où 82 % de la population est privée d’arbres, un livreur de repas nous conduit au cœur de son périple aride.

Autrice : Lorena de Paula, Sumaúma. « Na Belém da COP30, até a sombra é desigual »- Igarapé do Ariri, Belém, Amazonie - 3 octobre 2025
Traduction : Patrick Piro
Relecture : Bertrand Carreau

Pendant la COP30 à Belém, trouver un havre à l’abri du soleil : sur le béton brûlant, Júnior pédale en quête de son rêve le plus cher. Photo : Lorena de Paula/Sumaúma

Le soleil tranche le ciel comme une lame. Il est presque midi quand un jeune homme de 19 ans franchit le portail de sa maison. Son nom est Cândido Marcelo Neri Júnior, mais il préfère qu’on l’appelle simplement Júnior Neri. À l’exception de ses pieds chaussés de tongs, Júnior est entièrement couvert : chemise à manches longues, legging et short, casquette sur la tête. Un choix vestimentaire qui peut paraître étrange par une température de 30°C, mais tout s’éclaire, alors qu’il dépose son vélo contre la façade et ajuste son gros sac à dos thermique. Quelques minutes auparavant, son téléphone portable sonnait avec insistance : « iFood ! »

Comme des milliers de jeunes que la ville engloutit, c’est en livrant des repas à des inconnus que Júnior contribue à garnir la table familiale. Une table qu’il partage avec sa mère, son frère, son oncle et sa grand-mère, dans leur maison, avec ses hauts et ses bas, située dans le quartier de Benguí en périphérie de Belém.

Sans crème solaire, sans casque ni autre équipement de sécurité, il répond à l’appel de l’appli et enfourche son vélo. Le regard attentif de sa grand-mère le suit. Maria Eulália reste à l’intérieur, environnée de plantes grimpantes accrochées à la rambarde. Elle sait que le silence est aussi une forme d’affection.

« Je reviendrai ! » dit-il d’une voix basse et rythmée. Elle lui renvoie un regard inquiet, comme si elle souhaitait à son petit-fils un chemin plus fleuri que sa robe imprimée.

Sur les clôtures ou les robes : les feuilles et les fleurs s’accrochent où elles peuvent, tandis que Maria regarde, inquiète, son petit-fils s’éloigner. Photo : Lorena de Paula/Sumaúma

Junior s’en va. Il quitte le vert de l’affection pour affronter le gris du béton. Il pédale avec la souplesse de celui qui connaît le chemin sans avoir besoin de le chercher et la dextérité d’un qui a appris à faire du vélo à l’âge de 5 ans avec son père. Sa boucle d’oreille brille sous le soleil – et bientôt la sueur brille elle aussi, et brûle. Mais Junior continue, car il sait depuis longtemps qu’il n’a pas le choix, que la sueur qui coule sur son visage est une routine du labeur de son gagne-pain. Droite, gauche, droite, il pédale et tourne sa casquette sur sa tête, d’un côté, de l’autre, en arrière. Il tourne aussi le guidon au bout de la rue, à gauche et continue. C’est un chemin familier. Junior a grandi en liberté, cavalant dans les rues de Benguí. Il grimpait aux manguiers et aux pruniers pour en cueillir les fruits, et se baignait dans le ruisseau où sa grand-mère lavait autrefois le linge. Mais cette enfance a laissé place à une jeunesse aux rues sans arbres, au bord d’un canal pollué par les vestiges d’un cours d’eau mort dont plus personne ne se rappelle le nom.

Junior, pourtant, se souvient encore d’avoir joué aux abords du Stade olympique du Pará, sous les épaisses frondaisons de ces arbres qui valent à Belém le surnom de « Ville des manguiers », et au stade celui de « Mangueirão » — la grosse mangue —, car sa forme rappelle celle du fruit. Mais le temps a passé, le garçon a grandi, le gouvernement de l’État a entrepris des travaux de rénovation. Le béton a englouti la végétation, jetant au sol feuilles, branches et troncs. Aujourd’hui, le vert de la pelouse du stade contraste avec l’extérieur, où ne subsistent que quelques arbres. Et le nom de « Mangueirão », autrefois hommage, a viré ironie. Des manguiers qui l’environnaient, il ne reste plus guère que le nom et la nostalgie.

Le béton a englouti la verdure : des images satellites révèlent l’ampleur de la disparition de la végétation entre 2020 et 2025 autour du Mangueirão, ce stade qui porte un nom d’arbre. Photos : Google Earth

À l’ombre des inégalités

Le Benguí où jouait Júnior n’existe plus. Il a laissé place à un quartier comptant parmi les moins boisés de la ville-hôte de la 30e Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP30) : selon les données de l’IBGE (Institut brésilien de géographie et de statistique), à peine 18 % de la population y vit dans une rue comptant au moins un arbre. Autrement dit, 82 % des habitant·es marchent dehors sous le soleil, sans la moindre ombre. Ces chiffres, détaillés par quartier à la demande de Sumaúma et publiés ici en exclusivité, proviennent de l’Enquête sur l’aménagement urbain des abords des habitations, réalisée dans le cadre du recensement IBGE 2022. Ces données traduisent bien plus que de simples statistiques : elles mettent en lumière l’inégalité de l’accès à l’ombre à Belém, la géographie de la chaleur et le contraste de couleurs entre le centre et la périphérie de la capitale de la COP30. Selon ces données, Benguí apparaît comme le troisième quartier le moins boisé de Belém. Deux autres seulement sont encore plus défavorisés, en périphérie : Brasília, dans le district d’Outeiro, où seulement 14 % de la population vit dans une rue comptant au moins un arbre. À Miramar, c’est à peine 2 % — et donc 98 % des habitant·es de ce quartier vivent dans un urbanisme sans végétation !
À l’autre extrémité de la carte de Belém, le paysage change de couleur et de niveau de vie. Hormis les quartiers ruraux de l’île de Mosqueiro, ce sont les zones centrales de Belém qui concentrent la végétation relictuelle. À Nazaré, 84 % des habitant·es vivent dans des rues arborées. À Umarizal, c’est 77 %, et 73 % à Batista Campos. Là, dans les quartiers où le prix du mètre carré est le plus élevé de la ville, les feuillaisons verdoyantes ornent les cartes postales, recouvrent les trottoirs et encadrent les balcons. Les arbres qui font défaut là où la vie est la plus dure poussent là où l’asphalte coûte le plus cher.

Des inégalités, même pour l’ombre. Proportion de la population, par quartier de Belém, vivant dans des rues ne comptant pas même un arbre.

« Cette inégalité est immédiatement perceptible… C’est vraiment frappant », souligne Luiz Claudio Martins, analyste de recherche à l’IBGE. Un clic sur l’écran de son ordinateur, et ses lunettes reflètent l’affichage des données inédites qu’il a compilées. « La simple visualisation suffit à révéler l’accès inégal aux arbres pour une partie de la population. » Il explique que l’étude s’est limitée aux zones urbaines et habitées. Les aires rurales ou sans habitation, ainsi que les arbres situés sur les propriétés privées n’ont pas été comptabilisés. Seules les espèces arborées présentes sur la voie publique et mesurant au moins 1,70 mètre de haut ont été prises en compte.

Cette réalité, Luiz Claudio Martins ne la constate pas seulement à la lecture de graphiques et de cartes numériques : il parcourt chaque jour plus de quatre kilomètres à pied pour se rendre au travail, et il rencontre rarement un peu d’ombre pour se rafraîchir.

À l’échelle de la ville, c’est plus de la moitié de la population qui marche sous un soleil brûlant : 55 % des habitant·es de Belém vivent dans des rues sans un seul arbre, une proportion qui dépasse largement la moyenne nationale (34 %). Entre forêt et asphalte, la ville hôte de la COP30 se classe sixième parmi les capitales les moins boisées du pays.

Géographie de la chaleur : Luiz Claudio Martins, de l’IBGE, présente une carte illustrant l’inégalité d’accès aux espaces verts dans les rues de Belém. Photo : Lorena de Paula/Sumaúma

La verdure lutte contre l’asphalte (et perd).

Le corps de Junior n’a besoin d’aucune donnée pour le savoir : le soleil brûle sa peau, pique ses yeux et lui coule sur le visage. « Un jour, je pédalais et il faisait chaud, vraiment très chaud… J’ai commencé à me sentir mal, j’ai eu des étourdissements. Je me suis arrêté et j’ai demandé de l’eau dans la maison du client. Après, ça s’est un peu amélioré », se souvient le jeune homme, qui depuis emporte toujours une bouteille d’eau. Il montre ses bras, désormais recouverts de vêtements thermiques. « À l’époque, je n’en utilisais pas encore. Ça protège du soleil, vous savez, ça chauffe, mais ça ne brûle pas. […] Je transpire, mais je ne prends plus de coups de soleil. Ma peau n’est plus autant abîmée qu’avant. »

Junior ressent ce que les capteurs confirment. Une analyse du projet « Graines de demain : Belém plus verte », à l’initiative de l’Université fédérale rurale de l’Amazonie (UFRA) en partenariat avec la mairie de Belém, a utilisé des caméras thermiques pour mesurer la température des trottoirs. Grâce à cet appareil, les chercheurs ont mis en évidence une forte inégalité dans les rues : à Belém, à la même heure du jour, l’écart de température moyen entre les zones arborées et non arborées atteint 8°C. Cette disparité thermique témoigne d’une politique urbaine qui n’a pas considéré la plantation d’arbres comme un droit pour tous.

L’un des coordinateurs du projet, le professeur Cândido Neto, résume : « Le centre-ville a été mieux planifié, voyez-vous ! On le voit dans des quartiers comme Batista Campos, Nazaré, une partie de Marco… Ces zones ont bénéficié d’un véritable aménagement, avec de rues larges, et des trottoirs où l’on a planté des arbres. Alors que la périphérie s’est développée de manière anarchique, occupée par des personnes qui n’avait pas d’autre endroit où habiter. À l’époque, le gouvernement n’a fourni aucun soutien structurel ni plan d’urbanisme pour ces espaces. Il s’est contenté d’y loger les gens de façon inadaptée, sans prévoir d’y planter d’arbres. »

C’est tout le contraire que Cândido Neto s’efforce de promouvoir, notamment à l’Université fédérale rurale de l’Amazonie. Au long des couloirs du campus, il se rappelle que l’université elle-même a cessé de planter des arbres, y compris sur les terrains libres. Avec une fierté presque paternelle, il désigne quelques-uns des plus de 200 arbres qu’il a contribué à planter sur des parcelles auparavant nues.

Pourtant, le bruissement des feuilles semble faire écho aux lamentations du professeur : « Malheureusement, bien souvent, les gens ne comprennent pas l’importance de planter des arbres en ville, car certains en ont moins besoin que d’autres. Ils vivent sous des climats plus cléments, avec la climatisation. […] Hélas, tout le monde n’a pas cette chance. »

Semer l’avenir : Cândido Neto pose auprès des paus-pretinhos qu’il a aidé à planter à l’Université rurale fédérale d’Amazonie. Photo : Lorena de Paula/Sumaúma

Les conséquences de ce manque de vert sont alarmantes. Dans les quartiers peu végétalisés, souligne le professeur, la chaleur s’accumule au cours de la journée dans les maisons, qui reste chaudes la nuit, ce qui affecte particulièrement les personnes âgées et les enfants. Lors de la collecte de données pour le projet Semences de demain, il raconte avoir croisé des femmes qui, chaque jour vers 16 heures, fuyaient leurs logements suffocants, où la chaleur était « presque insupportable ». Elles prenaient des chaises, pour se rendre en un lieu précis : la rue voisine, où subsiste un groupe de quatre arbres. Sous leur ombre clairsemée, elles trouvaient enfin un peu de répit.

Júnior, pour sa part, n’a guère plus de chance dans les rues où il travaille. Malgré tout, il préfère la chaleur familière des quartiers pauvres à la brise d’un centre-ville qu’il ne connaît pas. « Ces coins-là, je les connais […] Le centre, j’y ai fait un tour une fois, et je me suis complètement perdu. J’ai utilisé le plan [de iFood], mais parfois il bugue. On se retrouve à faire des trajets de malade ! »

Dans cette géographie étrangère, chaque détour rallonge un peu plus les quelque 50 kilomètres qu’il estime parcourir chaque jour à vélo. S’il n’y avait que la distance… Il est aussi plus difficile d’y trouver de l’eau, car le centre, avec son air plus frais, est aussi plus sec. « Ici, il y a un centre commercial à proximité où je peux remplir ma bouteille. Ou alors je fais une livraison et je rentre chez moi, la bouteille déjà pleine. Au centre, ce n’est pas le cas. Là-bas, ce n’est pas simple de trouver quelqu’un qui va te donner de l’eau », confie-t-il.

Si l’absence de végétation accentue la soif et la chaleur, la présence d’arbres, au contraire, vivifie le quotidien : plus de rencontres, moins d’isolement ; plus de commerce, moins de maladies. Plus de vie. C’est ce qu’explique le professeur Cândido Neto, qui décrit chaque arbre comme un « individu » : « Accroître la couverture arborée favorise la biodiversité. Chaque arbre est un être qui abrite d’innombrables autres êtres vivants : oiseaux, insectes, champignons, bactéries, gui, plantes épiphytes [qui poussent sur les arbres sans les parasiter]. La couverture arborée favorise également la socialisation. Dans les zones vertes, les gens se promènent, font de l’exercice, s’assoient à l’ombre des arbres pour lire pendant que leurs enfants jouent… »

Ainsi, ces espaces apportent bien plus que de l’ombre, affirme-t-il. Ils valorisent l’immobilier, attirent les petits commerces et favorisent les affaires. Et ils auraient même un effet thérapeutique : selon Cândido Neto, des études montrent que là où il y a des arbres, on rencontre moins de dépression et d’anxiété, et les gens respirent mieux. Enfin, quand il pleut violemment, la végétation amortit les chocs, absorbant l’eau et épargnant des inondations à la ville.

Belém, ville de contrastes : l’avenue Padre Bruno Sechi, à Benguí (à gauche), et l’avenue José Malcher, à Nazaré. Photos : ASCOM/NGTM et Lorena de Paula/Sumaúma

Contactée par Sumaúma, la mairie de Belém déclare être sensible à ces problèmes. Une note indique qu’elle prévoit de planter 200 000 arbres dans la capitale, avec le soutien du gouvernement de l’État du Pará et de la Banque nationale de développement économique et social (BNDES), mais sans pourtant préciser le calendrier. La ville cite aussi le projet « Belém vert », qui prévoit de mettre en terre 7 000 plants dans la ville, dont 500 sur les berges du canal Tucunduba, une rivière polluée qui baigne quatre quartiers de la capitale.

La mairie mentionne également le projet « Graines de demain », qui vise notamment la mise à jour de l’inventaire des arbres de la ville. Ainsi que la production de plants à la Ferme modèle, « destinés à l’aménagement paysager urbain et aux espaces verts du centre de Belém, ainsi que des quartiers de Mosqueiro, Outeiro, Cotijuba et Icoaraci ». Pour autant, elle ne précise pas si le projet inclut l’urbanisme des principaux quartiers périphériques en manque d’arbres, tel que révélé par notre article.

Car malgré la promesse d’un avenir différent, de récentes actions du gouvernement de l’État du Pará prennent une toute autre direction. Ainsi, pour faire place à l’Avenida Liberdade et élargir la Rua da Marinha, le gouvernement d’Helder Barbalho a déboisé des zones entières, balayant des milliers d’arbres et les droits des populations autochtones de la région métropolitaine. Après avoir défriché 35 hectares de forêt — et peut-être 68 de plus —, il a installé, en plein centre-ville, de faux arbres : des armatures métalliques recouvertes de lianes et surmontées d’une couverture de plantes en pot. Que le gouvernement a baptisé « éco-arbres », écologiques selon lui car fabriqués à partir de matériaux de construction recyclés de projets urbains. Qu’à cela ne tienne, le surnom de « arbres fakes », qui ironise sur le caractère artificiel du projet, s’est imposé dans la population. La métropole amazonienne qui promet le reboisement sacrifie la végétation qui subsiste.

Belém perd ses vrais arbres et gagne des « arbres fakes » : des armatures recouvertes de lianes remplacent la végétation abattue. Photo : Márcio Nagano/Sumaúma

Songe d’un lieu d’outre-soleil

La ville hôte de la COP30 parle de climat. Mais elle ne parle pas du jeune homme qui sue à livrer de la nourriture qu’il ne mangera pas. Elle ne parle pas des coups de soleil, de la soif et des vertiges sous le soleil. Elle ne parle pas du quartier où les arbres ne sont plus qu’une nostalgie, de l’enfance flétrie, du vert devenu cendres. Ni des inégalités entre le centre et la périphérie, mesurées en degrés de chaleur et en gouttes de sueur.

Júnior lui ne parle pas non plus de la COP30. De la COP, il se contente d’en entendre parler, et il peine à expliquer de quoi il s’agit. « Je n’ai pas cherché à savoir, je verrai ça plus tard. Tout le monde en parle, moi je n’y prête pas attention. Ça concerne l’Amazonie ? »

Ce brouillard se dissipe lorsque le jeune homme évoque son avenir : « Je ne veux pas m’accrocher à iFood, ce n’est pas ça que je veux pour ma vie. […] Je veux avoir ma propre entreprise, un truc qui rapporte beaucoup, être mon propre patron. » Pour la première fois, le son de sa voix enfle à l’évocation de son rêve, comme une racine, même si ce n’est qu’une racine de trottoir – encadrée, contrainte, arrosée goutte à goutte afin de s’adapter au terreau économique où elle a été plantée.

Júnior ne court pas après son rêve, il pédale. Après avoir traversé des rues sans arbres, il parvient à un restaurant du quartier de Parque Verde, où il récupère sa première livraison de la journée. Il range la nourriture dans la sacoche, la cale sur son dos et enfourche son vélo. Il abandonne son air désinvolte et ajuste sa casquette. La visière protège son jeune visage du soleil ardent de midi.

Devant lui, l’asphalte s’étend à perte de vue, brûlant comme le désir d’un Belém où les jeunes n’auraient plus à se battre pour faire leur place au soleil, et pourraient enfin rêver à l’ombre.

Déforestation pour la COP30 : Belém abat des arbres pour les besoins des infrastructures de la conférence sur le climat. Photo : Márcio Nagano/Sumaúma

Voir en ligne : Article original en portugais :

Agenda

L'équipe d'Autres Brésils est en train de préparer de nouveaux événements... restez attentifs !

Tous les événements

Suivez-nous

Newsletter

Abonnez-vous à la Newletter d’Autres Brésils
>
Entrez votre adresse mail ci-dessous pour vous abonner à notre lettre d’information.
Vous-pouvez vous désinscrire à tout moment envoyant un email à l’adresse suivante : sympa@listes.autresbresils.net, en précisant en sujet : unsubscribe infolettre.

Réseaux sociaux

Flux RSS

Abonnez-vous au flux RSS