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Aspects de la question agraire actuelle
par Mario José de Lima
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Par Mario José de Lima, de l’État de l’Acre, professeur du Département d’Économie de l’Université Catholique de São Paulo (PUC-SP)

Source : Adital – 29/12/2007

Traduction : Véronique Lucas pour Autres Brésils


La question agraire contemporaine s’inscrit dans le cadre plus général de la liquidation de la production paysanne par l’agrobusiness à l’échelle mondiale. Le système agroalimentaire du Tiers-Monde est en train d’être pénétré par les grandes entreprises de manière oppressive, tandis que le processus de concentration et de centralisation de capitaux s’intensifie dans l’agriculture du Tiers-Monde. Le signe évident des effets de ce processus est l’intensification des flux migratoires qui augmente le taux d’urbanisation de manière généralisée. La majorité des populations, encore rurales il y a peu, forme aujourd’hui des villes incomplètes, invivables, marquées par l’exclusion sociale et par la misère.

Parallèlement à la destruction de la paysannerie en tant que moyen de production d’aliments, d’autres moyens de production se mettent en place à une échelle gigantesque. D’une manière un peu plus évidente chaque jour, le système de production alimentaire se fonde sur de grandes exploitations agricoles, ravitaillées en semences, fertilisants, tracteurs et en carburant par des grandes entreprises industrielles ainsi que par de grandes firmes chargées de la transformation, de l’emballage et de la distribution des aliments. Dans le même temps, les conditions productives capitalistes nous confrontent d’un côté à la réalité paradoxale d’une croissance intense et rapide de la production d’aliments et le maintien de la surproduction constante (relative aux marchés et à la distribution des revenus). De l’autre côté, cela s’accompagne de la accroissement de l’exclusion sociale et donc, de la faim.

[...]


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