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(Extraits
adaptés d'une dépêche de l'AFP)
Le gouvernement brésilien met en place un enseignement supérieur
spécial pour les Indiens du Brésil afin de les intégrer
à la société
en sauvegardant leur identité et leur culture : inclure en
faculté de
médecine, par exemple, tout le savoir indigène sur les plantes
médicinales.
Cet enseignement "différencié"
qui requiert des professeurs indigènes
pour les indigènes, est assuré aux quelque 400 000 Indiens
du Brésil
(0,3% de la population) dans la Constitution de 1988. Mais à ce
jour,
il n'a de réalité que dans le primaire. Il existe maintenant
une
forte demande pour le secondaire, d'où le besoin de professeurs
diplômés de l'université. Mais
la tâche n'est pas facile, car ces Indiens
de 205 ethnies différentes parlent 180 langues différentes.
Il s'agit donc
d'élaborer, une formation supérieure qui tienne compte des
nécessités
des Indiens.
Le modèle
de formation suivi est à l'initiative du centre INSIKIRAN
de l'Université de l'Etat amazonien du Roraima, qui s'est inspiré
de
la "Pédagogie de l'opprimé", du brésilien
Paulo Freire.
Cet enseignement rejoint la politique des quotas, un projet de loi
imposant des quotas au concours d'entrée des universités
fédérales
pour les minorités. Ces quotas d'entrée sont destinés
à réduire l'écart
entre privilégiés et défavorisés (noirs, indigènes
et paysans) dans l'université
publique fréquentée par les enfants des milieux aisés
issus des
écoles privées.
Néanmoins,
les universités fédérales étant autonomes,
elles seront
libres d'appliquer ou non la politique des quotas si le Parlement
vote le projet.
Cela représente
une possibilité de changement de mentalité dans un
pays où l'Indien est encore l'objet de préjugés discriminatoires.
Source
: AFP Rio de Janeiro - 22 sept 2004
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