Amazonie et déforestation

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Des forestiers tracent une route vers 7,6 millions d'hectares de forêts protégées, au coeur des réserves indiennes du Para.


© Ivan du Roy

Un groupe d'entrepreneurs du Mato Grosso finance l'élargissement et l'amélioration (ponts, drainages) de la route connue sous le nom de Transiriri, à hauteur du Km 185 (commune d'Uruara) de la route Transamazonienne, section Altamira-Itaituba (Etat du Para).

La route en question coupe dans le sens nord-sud la terre indienne Cachoeira Seca/Iriri et relie la route Transamazonienne au fleuve Iriri, facilitant la pénétration dans la Terra do Meio (terre du Milieu), à partir de la route. Il faudra encore quelques jours pour que soit assurée la liaison entre la Transamazonienne et Port Bannach ou Maribel, comme est aussi connue cette région.

En ce moment-même une équipe motorisée fait des travaux sur la route qui ouvrira l´accès aux 7,6 millions d'hectares de forêts qui étaient jusqu'ici protégés par une ceinture de terres indiennes du Bassin du Xingu (terres des peuples Kayapó, Mekragonoti, Bau, Xipaya, Curuaia, Cachoeira Seca/Iriri, Kararaô, Koatinemo, Araweté do Igarapé, Ipixuna et Apiterewa).

Deux des forêts sont classées, les Forêts Nationales du Xingu et d'Altamira, mais leurs limites n'ont pas encore été physiquement tracées. Le Gouvernement Fédéral, par le biais de la Coordination de l'Amazonie au sein du Ministère de l'Environnement a bien annoncé des études en vue de créer une coordination d'Unités de Conservation pour protéger la Terra do Meio. Mais jusqu'à ce jour, seule l´avancée de la déforestation et l´ouverture de routes par le capital privé se sont concrétisés sur le terrain.


Par Tarcísio Feitosa (Commission pastorale de la terre (CPT- Xingu)- 20 juin 2004
Traduction : Xavier Plessat, membre de la CPT et coordinateur du plan d'éradication du travail esclave pour le Tocantins