La violence à Rio tue 8 fois plus que la guerre

Auteur : Agência Carta Maior

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Le nombre de morts de mineurs provoquées par une arme à feu dans l'Etat de Rio est plus grand que dans certaines régions du monde qui satisfont à la définition traditionnelle de " conflit armé " ou de " guerre ". C'est une des conclusions de l'enquête " Enfants Combattants en Violence Armée Organisée : une étude des enfants et adolescents impliqués dans les disputes territoriales entre bandes liées au trafic de drogue à Rio de Janeiro ", réalisée par l'ISER (Institut des Etudes de la Religion), avec l'appui de Viva Rio.

Le conflit armé entre Israel et la Palestine, par exemple, a tué 467 mineurs entre décembre 1987 et novembre 2001, alors que durant la même période, seulement dans la ville de Rio, 3937 mineurs sont morts par balle.
L'étude a aussi montré que le nombre d'homicides à Rio est plus grand que dans des états américains où existent des gangs et un trafic de drogue intense, comme New york, Washington et la Californie.
Le nombre absolu d'homicides par arme à feu enregistré à Rio est aussi supérieur à celui de certains pays qui vivent ou ont vécu dernièrement des conflits militaires, comme Israel, la Colombie, la Sierra Leone et la Yougoslavie.
Une autre conclusion fait le rapprochement entre les conditions de vie des enfants des gangs de la drogue à Rio de Janeiro et ceux qui vivent en guerre, connus traditionnellement comme les " enfants-soldats ". De là est issu le concept de " Enfants Combattants " utilisé dans l'enquête pour identifier les mineurs employés par les gangs des favelas de Rio.
L'enquête, coordonnée par l'anthropologue Luke Dowdney, a été présentée récemment durant le Séminaire Enfants Affectées par la Violence Armée, qui a réuni à Rio des spécialistes du monde entier.

Source : Agência Carta Maior, 25/9/2002
Traduction de G. da Costa