Santé publique : le chaos ?

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Sans ressources, l'Hôpital São Paulo de l'Université Fédérale de São Paulo (UNIFESP) a diminué ses activités de 90 %.

Le lundi, en 12 heures de travail, le plus grand hôpital universitaire fédéral accueille, en moyenne, 630 personnes. Le lundi 18 novembre dernier, il n'y a eu que 63 consultations, soit 10 % du nombre habituel.
La fermeture des consultations a été annoncé par le directeur de l'hôpital, José Roberto Ferraro, le jeudi 14 novembre dernier. Le gouvernement fédéral devait verser 11,7 millions de réaux. Ils ne sont toujours pas arrivés. Selon son directeur, l'hôpital a une dette accumulée de 60 millions de réaux, et l'argent attendu, en plus du salaire des employés, devait servir à payer des dettes, en particulier aux fournisseurs de médicaments. "Avec un manque de médicaments, il serait irresponsable de ne pas fermer", a affirmé J.R. Ferraro. Le directeur a informé que seules les urgences seront traitées tant que l'argent ne sera pas arrivé.

Actuellement, des 4 535 salariés de l'hôpital, seuls 30 % sont des fonctionnaires fédéraux, les autres sont des contractuels. Selon les calculs des 45 universités fédérales, il y aurait un déficit total de 20 000 postes qui n'ont pas été mis au concours dans les huit dernières années.


Source : Adélia Chagas, Agence Carta Maior, 19/11/02
Traduction et synthèse : G. da Costa