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Le vice-gouverneur de l'État de Rio et secrétaire à l'Environnement, Luiz Paulo Conde (PMDB), a proposé lundi 12 avril la construction d'un mur en béton de trois mètres de haut pour entourer la Rocinha ainsi que partie de trois autres favelas de la zone sud de Rio de janeiro. Selon Folha Online, ce projet avait l'accord du gouverneur Rosinha Matheus (PMDB). A Rio de Janeiro, pendant le week-end de Pâques, un nouvel épisode dans la guerre des gangs de la drogue s'est soldé par dix morts, dont deux policiers et quatre trafiquants. Mardi 13 avril, 1230 policiers occupaient encore la Rocinha, la plus grande favela de Rio surplombant les zones résidentielles du sud de la ville, et l'une des plus grandes d'Amérique Latine. Le gouvernement fédéral a fait savoir que construire un tel mur était comparable à ce que fait l¹Etat israélien avec leur « clôture de sécurité » (ou « mur de la honte) contre les Palestiniens de Cisjordanie. Cette proposition a immédiatement provoqué une vive polémique. Devant les tollés, M. Conde s'est « repenti » de ses propos et a proposé des solutions de rechange : entourer la favela par des haies ou par des faisceaux laser. Mardi 13 avril, le gouverneur de l'État, Mme Rosinha Matheus, a déclaré qu'elle demanderait la collaboration de l'armée. Elle s'est plainte de n'avoir reçu que la moitié de l'argent (5,5 millions d'euros) promis l'an dernier par le président Luiz Inacio Lula da Silva pour son projet de politique de sécurité. Elle a aussi critiqué le maire de Rio, César Maia, accusé de laisser se développer les favelas et demandé au gouvernement de mieux contrôler le trafic d'armes et de stupéfiants aux frontières du Brésil. Toutefois, le gouvernement du président Lula est contre la présence permanente de l'armée pour assurer la sécurité dans les villes. Il estime que la corruption finira par gangrener les soldats, tout comme elle gangrène déjà la police de Rio. L'ancien secrétaire à la sécurité de Rio, Luiz Eduardo Soares, affirme que 20 000 policiers au moins sont corrompus et que le seul moyen de réduire la violence passe par un «profond nettoyage» de la police. |
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