Misère et abandon des communautés Guaranis

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Alcides, chef de la communauté de Rio Branco
© CMI-SP


Il y a 502 ans, les Indiens Guaranis, tout comme les Tupis, les Tupinambás ou encore lesTupiniquins, vivaient tous harmonieusement dans la Mata Atlântica*. C'était alors un écosystème préservé. En 2002, dans l'État de São Paulo, il reste à peine 5% de la Mata Atlântica originelle.
Suite aux nombreuses guerres, la plupart avec les Portugais et les Espagnols, et à la transmission de maladies (grippe, choléra, tifus, tuberculose, sifilis, etc.), des milliers d'Indiens sont morts.
Malgré cette extermination, les Guaranis ont résisté. Cependant, dans les villages qui existent encore, de nombreux problèmes subsistent. Itaóca et Bichoró (commune de Mongaguá - SP), en particulier, présentent une situation d'urgence. Les terres qui leur appartiennent de droit n'ont pas encore été reconnues et enregistrées comme telles. Les quelques 300 Indiens, dont femmes et enfants, ne peuvent donc pas cultiver ce dont ils ont besoin pour vivre, et survivent ainsi dans la misère.
Les Guaranis, tous les jours, prient leur Dieu Ñanderu, le remerciant pour la vie de la communauté et de la nature...

Infos et contact sur place : Collectif Alternative Verte (CAVE) cave_bs@hotmail.com

* Forêt typique de la côte brésilienne en voie de disparition