|
|
||
|
Quoi qu'il arrive, j'essaierai d'être fidèle à chaque mot de chaque promesse du programme de gouvernement qui m'a élu comme président de la République de ce pays, a déclaré Luis Inacio Lula Da Silva, s'adressant à des dizaines de milliers de participants au 3e Forum social mondial, à Porto Alegre. Acclamé par la foule, Lula a prévenu que gouverner est comme un marathon, de sorte que l'on ne peut partir à 80 kilomètres à l'heure mais bien avancer à pas solides, concrets, pour pouvoir terminer avec la certitude du devoir accompli. Il a ensuite fait allusion à la stratégie qu'il adoptera au niveau international et ajouté qu'il serait bon de dire aux pays riches qu'au lieu de produire et de dépenser l'argent en armes, ils feraient mieux d'investir ces ressources dans la production de fèves et de riz pour tuer la faim du peuple. Au sujet de la possibilité d'un conflit armé, il a évoqué les millions et millions de dollars qui peuvent être dépensés dans cette guerre, avec des soldats tuant des soldats, tuant des innocents et, près de nous des enfants qui mendient une assiette de nourriture que, souvent, on jette plutôt que de la leur donner. S'adressant aux Brésiliens et au reste des plus de 100 000 participants au Forum, venus de plus de cent pays, il a promis qu'il ne manquera pas de faire les choses qu'il doit faire. Il a aussi annoncé qu'il espère apporter sa contribution pour que d'autres camarades gagnent les élections dans d'autres pays, afin que les gens, une fois pour toutes, commencent à élire les personnes dotées de plus de sensibilité, qui croient qu'il est possible de changer l'histoire de l'humanité. Il a d'autre part affirmé que le Brésil a, durant 500 ans, toujours regardé vers l'Europe au lieu de le faire vers l'Afrique et vers l'Amérique du Sud. C'est maintenant le moment d'établir de nouvelles sociétés pour que nous puissions être plus indépendants, renforcer le MERCOSUR et établir une force politique pour négocier, a-t-il dit. Lula a ensuite indiqué que nous ne pouvons pas accepter ce qui se passe depuis plus de 40 ans, le blocus contre Cuba, ni accepter que des pays soient marginalisés durant des siècles et des siècles. Il a qualifié d'inacceptable que le Brésil, avec sa taille, continue d'être un pays présentant un des plus forts taux de pauvreté de l'humanité. Puis il a expliqué qu'il ne pouvait manquer d'assister au Forum pour dire à ses participants que lorsqu'il en sera à la fin de son gouvernement, il prouvera, données à l'appui, que l'on aura fait en quatre ans ce que d'autres n'ont pas fait en des dizaines d'années au Brésil. Il a
demandé aux coordinateurs du Forum social mondial de tenir bon,
parce qu'ils sont arrivés, en trois ans, à construire une
des choses les plus extraordinaires que la société civile
mondiale ait connu. Il a indiqué que Davos (faisant référence
à la réunion dans la station touristique suisse de propriétaires
et de représentants multimillionnaires des transnationales) n'a
déjà plus la force qu'il avait avant que n'existe le Forum
social mondial. Les problèmes sociaux du monde n'ont jamais
été discutés à Davos et maintenant tous sont
obligés de les discuter, a-t-il dit.
|
||