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Les États-Unis ont demandé mardi 6 janvier au Brésil d'annuler les mesures de fichage, avec photo et prise d'empreintes digitales, auxquelles ce pays soumet désormais les visiteurs américains. Selon Washington, ces tracasseries, appliquées par le Brésil en réciprocité aux mesures identiques prises par les États-Unis, sont «mal venues, injustes et ne sont dans l'intérêt ni du Brésil ni des États-Unis». «Ce que nous voyons est un programme mis en place à la va-vite, pas très bien préparé et qui cause des délais significatifs», a déclaré le porte-parole du département d'État Richard Boucher. «Ces délais ne sont pas dans l'intérêt des États-Unis, des voyageurs américains, ni franchement dans celui du Brésil s'il veut attirer hommes d'affaires et touristes», a poursuivi le porte-parole. «Nous avons dit aux Brésiliens que ces mesures étaient très tracassières pour les voyageurs et qu'elles avaient besoin d'être changées», a-t-il poursuivi. Depuis lundi 5
janvier, les visiteurs étrangers arrivant dans un aéroport
international aux États-Unis, à l'exception des ressortissants
de 27 pays dont ceux de l'Union Européenne, sont pris en photo
et subissent un relevé d'empreintes digitales. Le décret gouvernemental qui prolonge le fichage - photo et prise d'empreinte digitale - a été publié quelques heures avant la rencontre entre Lula et Bush à Monterrey (Mexique), lundi 12 janvier, et «officialise» la position du Brésil.. «Si 27 pays sont exemptés du fichage pour entrer aux États-Unis, pourquoi n'y en aurait-il pas 28 (avec le Brésil) ?», a dit le président Lula à M. Bush. Le fichage de tout
visiteur américain arrivant au Brésil avait été
décidé dans un premier temps après qu'un juge de
l'État du Mato Grosso (centre-ouest), Julier Sebastiao da Silva,
eut obligé Brasilia à appliquer ces contrôles. Le
juge invoquait le principe de la «réciprocité»
face à la mise en place par les autorités américaines
d'un fichage des étrangers ayant besoin d'un visa d'entrée
aux États-Unis. Source : Agence France-Presse |
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