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Lors de chaque élection au Brésil, des responsables ecclésiastiques interviennent directement en se prononçant pour ou contre certains candidats. Et certains se présentent. Lors des municipales du 3 octobre, des représentants des Eglises évangéliques (fréquentées par environ un cinquième de la population) ont appelé à voter pour le Parti libéral (droite modérée). Et ceci au nom des pauvres A les entendre, l'Eglise catholique brésilienne, la plus grande au monde par son nombre de fidèles, serait " élitiste ". Celle-ci a rejeté la critique, tout en prônant la neutralité. En réalité, nombre d'évêques sont catalogués " de droite " ou " de gauche ". Le Parti des travailleurs (PT), de gauche et a priori grand vainqueur du scrutin (le deuxième tour aura lieu le 31 octobre), a été fondé en 1981 en partie par des prêtres inspirés par la théologie de la libération. Sur les 40 prêtres candidats aux municipales cette fois-ci, 26 sont membres du PT. Mais l'implication des évangéliques est plus importante. La seule Eglise universelle du Royaume de Dieu (néo-pentecôtiste) a présenté plus de 500 candidats pour les 5567 mairies que le pays compte. Henrik Lindell,
Témoignage Chrétien, 14 octobre 2004
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