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L'élection
du gouverneur Joaquim Roriz, dans le District Fédéral [DF,
Etat constitué de la capitale du Brésil, Brasília],
a été marquée par de graves dénonciations
de corruption et de fraude, et a entraîné une censure de
la presse qui a osé en parler.
Le Correio Braziliense [quotidien de Brasília] devait publier
des extraits d'un entretien téléphonique, enregistrés
dans le cadre d'une enquête judiciaire, qui prouvaient un trafic
d'influence entre des membres du gouvernement du DF et des entrepreneurs
accusés d'appropriations illégales de terres. Il n'a pas
pu le faire. Selon l'historien Victor Gentilli, c'est le premier cas
de censure médiatique (avant publication) depuis la dictature.
Plus récemment, une dénonciation faite par un policier à
la TV Globo a aussi été l'objet d'une censure judiciaire
: il affirmait que la police avait reçu de l'argent pour intimider
des militants du Parti des Travailleurs (PT) du DF.
Par ailleurs, il y a eu de nombreuses autres dénonciations d'agressions,
d'achats de votes et d'emprisonnements arbitraires.
Source : CMI-Brésil, 7/11/02
Traduction : G. da Costa
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