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Le Rapport
des Conflits en Zone Rurale de 2001 a été publié
le 25 juillet par la CPT à l'occasion de la Journée du Travailleur
Rural. Par rapport à 2000, on oberve une augmentation de 40% en
ce qui concerne les assassinats à la campagne, une grande partie
d'entre eux dans l'état du Pará.
Les chiffres montrent aussi une résistance de plus en plus grande
de la part des travailleurs ruraux : en 2001 il y a eu 493 mobilisations,
englobant 478 775 personnes, soit le plus gros chiffre jamais enregistré
depuis que le Rapport existe. Les campements au bord de la route sont
aussi en augmentation suite à la criminalisation des occupations
à l'intérieur des terres.
L'état du Paraná, considéré depuis 1998 comme
l'un des principaux foyers de violence rurale au Brésil, est en
deuxième position en ce qui concerne les mobilisations (24 manifestations
soit 47920 personnes), juste derrière le Rio Grande do Sul (58
000 personnes). La diminution des expulsions et des violences contre les
travailleurs ruraux dans cet état est le résultat de la
pression de l'opinion publique nationale et internationale sur le gouvernement
étatal et fédéral et de la persistance des travailleurs
dans les occupations (aujourd'hui il y a près de 4800 familles
sir 40 campements).
Le Rapport des Conflits en Zone Rurale est publié par la CPT depuis
1985 et enregistre les conflits à l'aide de leurs propres représentants
sur place ainsi que de la presse. Cette année, le rapport a été
reconnu comme publication scientifique par l'Institut Brésilien
de l'Information, de la Science et de la Technologie (IBICT). Cela représente
un outil important pour contrer le discours du gouvernement fédéral
qui affirme que les violenves rurales diminuent au Brésil.
Le principal enseignement de cette année 2001 est la croissante
"judiciarisation" de la question agraire, ce qui est intimement
lié à la vague de criminalisation de la lutte pour le terre.
Le rapport peut être
obtenu en écrivant à la CPT : cptpr@softone.com.br
Source/auteur
: Commission Pastorale de la Terre (CPT), 30/07/2002
Traduction :
Georges da Costa
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